‹ Documents pour servir a l'histoire de la médecine a LyonChapitre 27 sur 45 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

le Collige de chirurgie, les Universités, les Facultés et autres Corporations savantes. Il fournit a la sigillographie deux sceaux et à la numismatique un jeton. Voici leur description :

“■ — Légende circulaire à droite en lettres capitales, entre un grenetis et un filet, ornements guillochés au pourtour : + SIGILLVM COLLEGII MEDICORVM LVGDVNENSIVM .

Saint Luc, assis i gauche, tient une plume et une tablette appuyée sur ses genoux ; à côté de lui est couché le veau ailé symbolique du troisième évangéliste, qui était, comme on le sait, peintre et médecin.

Au-dessous du vêtement on lit la date 1500. Au-dessus de la tête flotte une banderollc portant ces mots : NIHII. SALYBRIVS.

Diamètre, 69 millimètres.

EnprânU au Musée de Lyon.

Le sceau décrit ci-dessus porte la date de 1500 et l'almanach de 1791 indique que le Collège de médecine fut établi par Symphoricn Champier, qui vivait de 1471 i 1537. D’autre part, nous venons d’assigner i la fondation de cette Société savante la date de 1576. Voici l'explication de cette apparente contradiction :

MOT EX-AGE ET TEMPS MOOHXEs

Symphorien Champier, dont la sic et les oeuvres ont été admirablement mises en lumière par M. Allut, a été aussi célébré de son temps que vite oublié après sa mon. Il ne reste de lui que quelques opuscules et le nom d’une rue située près de l’église Saint-Bon aventure, en face de Laquelle il demeurait. Docteur célèbre de l’Université de Montpellier, soldat, écrivain, poète, administrateur habile, il fit tous ses efforts pour réunir les médecins de Lyon et jeter les bases d’ur.c association qui devait relever la science et la dignité professionnelles. De son vivant, son pro;et rencontra trop d’obstacles, mais il fut repris plus tard et mis i exécution. Sous pensons que 'i Champier n’a pas créé le Collège de médecine, sa grande réputation, la dignité de son caractère, les tentatives qu’il avait faites pour réaliser cette fondttion ont déterminé les organisateurs ce l'oeuvre i rappeler la part qu’il y avait prise et i signaler, par une date approximative, le commencement de ses cflorts.

/.. — D’après Lazare Meyssonicr (1644), la Compagnie eut plus tard un second sceau qui portait « les arme.- de la Ville surmontées d'un ha déni U main empoigne un livre fermé ».

c. — C’est i ce sceau qu’on aurait substitué le suivant :

Lèg. cire, i droite, en lettres capitales, entre un grenetis et un filet,

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