AVERTISSEMENT
Ma dernière brochure De la Restauration et de la Monarchie élective ^ se terminait par ces mots : a Ma voix sera peut-être im- « portune; mais, que l'on se console, on Ten- (( tend pour la dernière fois dans les affaires « politiques , toutes choses demeurant corn-'
<( me elles sont C'est en faveur de
a quelques têtes que l'on veut proscrire que c( je publie mon opinion. Au mois d'août (i 83o) « )e demandais pour le duc de Bordeaux une « couronne; \e ne sollicite aujourd'hui ( mars « 1 83 1) pour Inique \ espérance dun tombeau « dans sa patrie : est-ce trop? »
Toutes choses ne sont pas demeurées comme elles étaient ;^ une proposition plus rigoureuse encore que celle que j'ai déjà combattue , m'arrache au silence et à la retraite. Sur cette terre où je sollicitais pour un orphelin \ espérance d'un tombeau , il en aurait maintenant la certitude. Nous sommes
tous sous le coup d'une oëeessité : les uns attachait leur vie au succès, les autres au malheur. Autant de fois qu'on renouvellera des actes de violence contre la famille déchue, autant de fois je m'élèverai contre ces actes* Mes protestations vous importeront peu , je le sais; mais elles m'importent à moi, qui d'ailleurs n'ai de vous ni crainte ni souci/ De quoi pourriez-vous vous plaindre ? loin de me dérober aux lois faites ou à faire (complérment forcé de votre système), je m'y viens livrer : je leur ai du moins l'obligation de me faire revoir ma patrie.
J'imprime en tête dé cet écrit ma réponse littéraire aux stances de M. de Béranger; elle servira d'introduction à ma réponse politique. Au surplus cette brochure n est que la suite de celle que je publiai le 24 mars i83i; comme la proposition développée dans la Chambre actuelle des députés, n'est que la suite de la proposition discutée dans lancienne Chambre.