‹ Documents pour servir à l'histoire des libraires de Paris, 1486-1600Chapitre 36 sur 193 · THIELMAN II ET JACQUES · texte numérisé non relu

THIELMAN II ET JACQUES

154%, 16 novembre. — Antoine Jacquet, compagnon imprimeur, demeurant, à Paris, en l’hostel de Thielman Kerver, maitre juré libraire en l'Université de Paris, nomme des procureurs pour vendre les biens sis à Tarare, près Lyon, à lui laissés par Antoine Jacquet, mercier, son père. (Arch. de Turpin, not.).

1573, jeudi 27 août. — Noble personne Jacques Kerver, bourgeois de Paris, libraire juré en l’Université, et dame Madeleine Kerver, veuve de Me Thomas de Bragelogne, sieur de Mesnil les ports (?), lieutenant criminel de la prévôté de Paris, et Jehan Paliuau, tuteurs des enfans mineurs de feu Thielman Kerver et Marie Palluau, jadis sa femme, héritiers chacun pour un tiers de feu Me Michel Kerver, chanoine d'Auxerre, donne procuration à Me Léon de Brageloigne, avocat au Parlement, pour recevoir la succession de Michel en la ville et bailliage d'Auxerre. (Arch. de Cothereau, not.)

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Jacques, Thielman, Madeleine et Michel Kerver, étaient fils et fille de Thielman I Kerver, décédé en novembre 1522. Lottin, cite un premier fils de Thielman I, Jean Kerver, aussi libraire, qu’il indique comme étant déjà mort en 1584. Il est certain que Jean est décédé au moins dix ans avant la date à laquelle Lottin le donne comme défunt, sinon nous le verrions partager avec ses frères et sœur la succession de Michel.

Il y a eu deux Jacques Kerver, tous deux libraires : l’un était le frère de Thielman IT, l’autre son fils ; c’est du premier qu'il s’agit dans les diverses pièces que nous publions sur cette intéressante famille, ainsi que cela résulte de l'acte du 4 juin 1581 où Jacques Kerver est dit « oncle paternel » de Marie Kérver, fille mineure de Thielman IL

Thielman I Kerver a successivement habité : 1° sur le pont Saint-Michel, à la Licorne ; 2° rue des Mathurins visà-vis Cluni ; 3 rue Saint-Jacques, à l'enseigne du Gril, et 4 même rue, à la Licorne.

1574, 8 avril. — Procuration de Madeleine Kerver et et de son frère Jacques pour recueillir la succession de Michel Kerver, chanoine d'Auxerre, leur frère. (Arch. de Cothereau, not.)

1581, dimanche # juin. — Mariage de Me Nicolas Bridon, avocat au Parlement, avec Marie Kerver, fille mineure d’ans de feu sire Thielman Kerver, en son vivant bourgeois de Paris !, et de dame Marie Palluau, sa femme.

Jehan Palluau, bourgeois de Paris, son oncle et tuteur, noble homme sire Jacques Kerver, bourgeois de Paris (libraire), oncle paternel et subrogé tuteur. — Noble

(1) Quoique Thielman ne soit pas dit ici libraire, c’est bien de lui qu'il est question ; la mention de son frère Jacques, comme oncle paternel de Marie Kerver, dans cette pièce ne laisse aucun doute à cet égard,

dame Madeleine Kerver, veuve de feu M. Thomas de Brageloigne, lieutenant criminel de la prévôté de Paris, tante paternelle. Me Loys Kerver, son frère. Jérôme de Montholon, sieur de Parouzeau, Claude de Bragelogne, sieur de Charmoy, Léon de Bragelogne, seigneur du Mesnil-les-Paris, tous conseillers au Parlement, Jacques Chasteau de Lutteau, maître des comptes, Guillaume Grellé, lieutenant criminel, cousins-germains de Marie. Pour le mari : Oudin Crucé, procureur au Châtelet, beau-frère, Dot 1500 écus. (Arch. de Cothereau, not.)

1582, 31 décembre. — Les enfans de Thielman Kerver, marchand, bourgeois de Paris, Mme Bridon, Loys Kerver, secrétaire de M. le comte de Châteauroux, et Marguerite Kerver, mineure, donnent à loyer quelques terres à Chaillot. (Arch. de Cothereau, not.)

Aucun des trois enfants de Thielman II Kerver, dont le nom figure dans cet acte, n’a embrassé la profession de libraire dans laquelle s'étaient distingués leurs ancêtres. Nous avons vu Marie Kerver épousant un avocat au Parlement, Nicolas Bridon; il n’est pas probable que Marguerite Kerver, — nous n’avons trouvé aucune pièce la concernant postérieure à celle-ci et Lottin ne fait pas mention d’elle — se soit alliée à un libraire. Quant à Louis Kerver, plusieurs documents des archives de Cothereau nous le montrent dans une condition toute différente de celle de ses parents : le 16 février 1582, il est « clerc suivant les finances » ; le 30 janvier 1586, il est appelé « noble homme» et « escuier » ; sieur de la Fontaine, il demeure à Fontenay près Bagneux et vend à noble homme Loys (?) Hubert, chirurgien du Roy, 33 écus 1/2 de rente moyennant 400 écus ; le 9 mars 1587, nous le voyons gentilhomme ordinaire de Mgr le duc de Montpensier et homme d’armes de sa compagnie ; il vend à Madeleine Kerver, veuve de Thomas de Bragelogne, sa tante paternelle, 75 écus de rente; le 24 novembre de la même année, il est commissaire ordinaire

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