‹ Documents pour servir à l'histoire des libraires de Paris, 1486-1600Chapitre 53 sur 193 · CI. Prevost, cordier · texte numérisé non relu

CI. Prevost, cordier

André Roffect, libraire ;

Guillaume Tabour, marchand chandelier, tous paroissiens de la dite église.

Prix 300 1. en 120 escus d’or sol., 2 nobles roze et de la monnoie.

Jehan Bonfons, demeurant rue Neuve Nostre-Dame, Jehan Gillebert et le curé Bolu conviennent en présence de... Estienne Grosleau (Groulleau) libraire, Pierre Sergent, libraire, André Roffect, libraire, tous paroissiens de Ste Geneviève des Ardents, de faire chanter bien dévotement au retour des processions, devant le crucifix, l’antienne qui ensuit :

« Domine non secundum peccata nostra queæ fecimus nos neque secundum iniquitates nostras retribuas nobis. — Domine, ne memineris iniquitalum nostrarum antiquarum cilo anticipens nos misericordiæ tuæ qui pauperes facti sumus nimis, elc., etc. »

Et pour les peines et labeurs des curé,vicaires et chappelains de la dite église qui y assisteront, diront et chanteront ce que dessus, seront tenus les marguilliers et leurs successeurs payer au curé, s’il est présent, sinon au vicaire, 12 deniers par., aux diacre, sous-diacre, chappiers et clerc, 6d. t., pour chaque jour qu'ils auront chanté iceulx versets, pseaumes et orasons — encore autres services et tout cela moyennant les 300 I. que le dit Bolu a donné ce jour à la fabrique. Cette fondation pourra être gravée sur une plaque de cuivre et placée dans un lieu apparent dans l’église de Ste Geneviève des Ardents. Dimanche 26 juillet 1556. (Arch. de Cothereau, not.)

1557 (1558], 14 mars. — Honorable homme Anthoine d’'Argillières, ouvrier et faiseur d’orgues du Roy, demeu-

rant à Paris, confesse avoir fait marché avec Jehan Guybert, notaire apostolique et procureur en cour d'église, et Jehan Bonfont /sic}, libraire juré à Paris, comme marguilliers de Ste Geneviève des Ardens, pour faire aux orgues de la dite église les ouvrages de son dit estat qui ensuyvent, c'est assavoir : de couper les montans de dessous le clavier creulx d’un des bouts, en tirer les soufflets dehors pour les racoustrer, et estancher les vans des dis orgues, démonter tous les tuyaux et les nettoyer dehors et dedans, et oulter toutes les pouldres, faire tourner les estrilles, jouer le rossignol, le taburin et le tremblant; item de rasseoir tous les tuyaulx, chascun en leur place, faire un clavier à pedalles pour jouer des pieds qui tirera le clavier des dits orgues; item, de mettre des petites campanes aux estrilles qui tourneront dedans les dits orgues, et le tout rendre dedans la vigile de Pasques prochainement venant, fournir de toutes menuiseries, planches et étoffes nécessaires, Le tout pour 16 I. t. 6 s.t., payables à Pasques. D’Argillières aura et prendra, en outre, à son profit, les vieilles orgues de la dite église et toutes les démolitions d’icelles. (Arch. de Cothereau, not.)

NIcoLAS BONFONS

Voir à l’article Jehan Ruelle, p. 75, une pièce du 6 mai 1571, où il est dit que Nicolas Bonfons, marchand libraire, épouse Catherine Ruelle, fille de feu Jehan Ruelle, libraire et imprimeur.

157%, jeudi 25 février. — François Le Roux, compagnon imprimeur, met Jeuffroy Le Roux, son frère, âgé de 17 à 18 ans, apprenti pour 4 ans chez Nicolas Bonfons, imprimeur et libraire, rue Neuve Nostre-Dame, en la maison où pend pour enseigne l’Image S. Nicolas. Bonfons lui enseignera le dit estat d'imprimerie, le nourrira, le four-

nira de feu, giste et lumière. François lui fournira vêtemens et chaussures, sans rien bailler pour l’apprentissage. (Arch. de Cothereau, not.)

1574, jeudi 25 février. — Claude Bizart, veuve de Jacques Nyver, tailleur d’habits, et héritière seule de sa sœur Marie Bizart, femme de Jehan Guidon, et Nicolas Bonfons, marchand libraire, en son nom et comme tuteur de Catherine Bonfons, sa sœur, héritiers, chacun pour moitié, de feuz Jehan Bonfons et Catherine Sergent, sa femme, ont, ce jourd'huy, affirmé par devant les notaires soussignés qu'ils n’ont autres lettres concernant la propriété de la maison qu'ils ont et qui leur appartient de leur père, assise au coin de la Place au charbon et de la Grève, appelée la maison de la Tournelle, à eulx appartenant de leur propre, joignant la maison de l’Image Notre-Dame, sinon le partage d’icelle maison fait par devant le commissaire Jointreau l’an 1550, le 16 aoust, entre le dit Jacques Nyver et sa femme, Jehan Guidonet Damme ret les 1: dits Jaques Nyver et sa femme ayant droit par transport de Martin Bizart — Jehan Bonfons et Catherine Sergent, sa femme, héritiers de feu Perette Bizart, sa mère, d’une part, et Marcial Bizart, d'autre part. (Arch. de Cothereau, not.)

Cette pièce est intéressante, car elle nous fait voir que Pierre Sergent avait épousé Perette Bizart et que Jehan Bonfons était gendre de Pierre Sergent.

1574, lundi 10 avril. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, à Paris, donne procuration à Guillaume Chaudière, marchand ?, bourgeois de Paris, pour lui faire

(1) Ces points indiquent une lacune dans l’acte original.

(2) Guillaume Chaudière n’est pas dit libraire, mais il est très probable qu'il s’agit ici de Guillaume Chaudière, fils de Claude et petit-fils de Regnault I Chaudière, et qui, d’après Lottin, était, en 1570, libraire-imprimeur de la Ste-Union.

payer 18 1. par Jehan Duboys, marchand de Reims, et 112 s. par Nicolas Martin, y demeurant aussi, ses débiteurs. (Arch. de Cothereau, not.)

1574, 27 juillet. — Claude Bizart, veuve de feu Jacques Minet !, marchand, bourgeois de Paris, et Nicolas Bonfons, marchand libraire de Paris, pour lui et comme tuteur de Catherine Bonfons, sa sœur, louent, pour 6 ans, à Louis Pluvier, laboureur, demeurant à Louvres en Parisis, seize arpens de terre à Louvres. Prix : un septier de bled pour chaque arpent et un bon pourceau gras de la valeur de 8 I. Le fermier bornera la pièce suivant le partage fait entre les baïlleurs d’une part, et Jehan Loste, d’une autre. (Arch. de Cothereau, not.).

1574, vendredi 13 août. — Nicolas Dacquin, marchand libraire, demeurant à Arras, transporte à Nicolas Bonfons, marchand libraire de Paris, 310 1. 6 s. t. due par Claude Gérard, marchand de soye, bourgeois de Paris, à Jehan Maquerel, marchand d'Arras, et transportée par celui-ci à Dacquin pour se libérer envers Bonfons de pareille somme, pour vente de marchandises. (Arch. de Cothereau, not.).

L'acte ne donne pas la désignation des marchandises vendues, mais il est bien probable que c’étaient des livres.

1576, lundi 2 avril. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, bourgeois de Paris, et autres déclarent avoir bonne connoissance de Estienne Cusson, fils mineur de feu Nicolas Cusson, homme de bonne vie, et de Marion Groscœur, jadis sa femme, parce qu’il y a 9 ans ou environ, ils le tinrent sur les fons de baptême. (Arch. de Cothereau, not.)

(1) Dans une pièce du 25 février de la même année, Claude Bizart est dite veuve de Jacques Nyver et non Minet.

1576, samedi 13 octobre. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, Claude Bizart, veuve de feu Nicolas Jacques !, Jehan Racine, à cause de Catherine Bonfons, sa femme, louent à Nicolas Gontier, porteur de bled, une maison, rue Fromentel, autrement appellée les trois pas de degrés contenant : corps d’hostel, cour, puits et jardin, tenant d’une part aux offices du Louvre, pour six ans, à 86 1. par an. (Arch. de Cothereau, not.)

1576, vendredi 26 octobre. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, loue à Valeran des Pommiers une maison à Paris, rue des. Ortoys, devant le guichet, à la Croix de fer. Prix : 80 I. (Arch. de Cothereau, not.)

1577, mercredi 4 septembre. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, et Jehan Racine, à cause de Catherine Bonfons, sa femme, pour eux et pour Claude Bizart, veuve de Jacques Mynet, tailleur d’habits, chargent leur fermier, Louis Pluvyer, de passer reconnoissance des cens et charges foncières qu'ils doivent à noble dame Anne Baillet, dame de Louvres, de 16 arpents de terre qu'ils ont à Louvres et dont Pluvyer est fermier. (Arch. de Cothereau, not.)

1578, jeudi 22 mai. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, bourgeois de Paris, rue Neuve Nostre-Dame, devant Ste Geneviève des Ardents, en son nom et se portant fort de Catherine Ruelle, sa femme, vend 20 escus d’or sol. de rente. 1° Sur la maison où il demeure,

(1) Dans un acte du 95 février 1574, Claude Bizart est dite veuve de feu Jacques Nyver, dans un autre du 27 juillet de la même année, veuve de Jacques Minet. Enfin, ici, elle est dite veuve de Nicolas Jacques ; mais comme dans une pièce du 4 septembre 1577, Claude Bizart est, une seconde fois, dite veuve de Jacques Mynet, il y a lieu de supposer que le nom de son mari était bien Mynet.

achetée récemment par luy de Daulphine Le Pelletier, veuve de Pierre Cappet, marchand, demeurant à Saint- Remy en Provence, tenant, d’un costé, à Me Pierre Lavastée (Lavastre? ), demeurant à Avignon, d'autre, au dit Bonfons, à cause de sa maison de l’ Image Saint- Nicolas, par derrière à la ruelle de l’'Hostel Dieu dite des Sablons, pardevant à la rue Nostre Dame. — 2° Sur la dite maison de l’Image Saint Nicolas, appartenant au dit Bonfons, de son propre el de son acquest. — 3° Sur tous ses autres biens. Prix : 240 escus d’or sol. reçus comptant de Raoul Bontemps, notaire au Chastelet, acquéreur. (Arch. de Cothereau, not.)

En marge se trouve la mention que cette rente a été rachetée, le mardi 5 avril 1583, de Isaac de Rueil, sieur de Grays, par ledit Nicolas Bonfons.

1578, lundi 18 août. — Michel Lefebvre et Nicolas Bonfons, marguilliers de Sainte Geneviève des Ardents, reçoivent 204 escus d’or sol., reliquat du compte de Maurice Coichamp et Jacques Damaye, ci-devant marguilliers. (Arch. de Cothereau, not.)

1578, 4 et 26 août. — Marché fait et somme de 1101. t. payée par Nicolas Bonfons et Michel Lefebvre, pour réparation à la toiture de Sainte Geneviève des Ardents, (beaucoup de tuiles, bien moins d’ardoises) à Pierre Chappu, couvreur, rue des Graviliers. (Arch. de Cothe-

reau, not.)

Le 24 janvier 1580, Nicolas Bonfons et Michel Lefebvre louent à Robert Le Mangnier une maison appartenant à la fabrique de Sainte-Geneviève des Ardents. Voir plus loin Robert Le Mangnier, p. 104, à la date du 24 janvier 1580.

1581, mardi 14 mars. — Joseph Longis et Ch. Auger, marchands, bourgeois de Paris, reçoivent le compte et

la caisse de Michel Lefebvre et Nicolas Bonfons, naguères marguilliers de Sainte Geneviève des Ardens. (Arch. de Cothereau, not.)

Joseph Longis et Ch.Auger étaient de nouveaux marguilliers.

1581, jeudi 3 mai. — Nicolas Bonfons, marchand libraire juré en l’Université de Paris, demeurant rue Neuve Nostre-Dame, constitue procureur pour recouvrer 20 escus d’or d’Anthoine Romarin, marchand à Liège, et ses héritiers, qui lui est tenu de cette somme pour la succession de défunt sire Jehan Bonfons, son père, pour les causes mentionnées dans une cédule écrite par Romarin, le 6 octobre 1563. (Arch. de Cothereau, not.)

1581, dimanche 30 juillet. — Assemblée des marguilliers et notables (dont Nicolas Bonfons) de la paroisse Sainte Geneviève des Ardens, pour s'opposer, en plaidant, à la construction qu’Anthoine du Lac, avocat en Parlement, prétend faire élever dans la cour de l’ancien presbytère, appartenant à l’œuvre et fabrique, et pour lequel celle-ci paye 8 d. par. de censive à la Grande Confrairie. (Arch. de Cothereau, not.)

Voir p. 104, Robert le Mangnier, à la date du 29 janvier 1584.

1583, 14 janvier. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, pour lui et comme procureur de Claude Bizart, veuve de feu Nicolas Jacques (Niverd) !, et Jehan Racine, marchand, bourgeois de Paris, à cause de Catherine Bonfons, sa femme, louent une maison rue des Orties, devant le guichet, où pend pour enseigne la

Croix de fer, à Valeran des Pommiers ?, marchand

(1) Voir note p. 83.

(2) Le 26 octobre 1576, Nicolas Bonfons avait déjà loué cette maison à Valeran des Pommiers pour 80 1. V. p. 83.

boucher, y demeurant, 33 escus 1/3, et il fera une loupe (?) de 8 toises de long, de pierre de taille de Clicart, pour vider les eaux de la maison, depuis la cour de la maison jusque dans la rue. (Arch. de Cothereau, not.)

1583, 31 janvier. — Pierre Hamon, écrivain juré en l'Université de Paris, met son fils Jehan, âgé de 16 ans, en apprentissage pour 5 ans chez Nicolas Bonfons, maître imprimeur et libraire juré en l’Université de Paris, rue Neuve-Nostre-Dame, à Saint-Nicolas. (Arch. de Cothereau, not.)

Tout le haut de la pièce est déchiré. C’est ce P. Hamon, maître d'écriture de Charles IX, que La Croix du Maine dit avoir été pendu ; mais la date de l'exécution (7 mars 1569) donnée par cet auteur est erronée, puisque nous le voyons, en 1583, mettre son fils en apprentissage et que, en 1580, il publiait, à Lyon, chez Loys Cloquemin, une nouvelle édition de son Alphabet de l'invention et utilité des lettres et Karacteres en diverses escritures.. reveu, corrigé et de nouveau augmenté par luy-mesmes. Voir une note curieuse du Catalogue des livres de M. le baron J. Pichon, 1869, no 260.

1590, 13 juillet. — Nicolas Bonfons, libraire juré de l’Université de Paris, rue Neuve-Nostre-Dame, et Jehan Racyne, marchand mercier, pont S. Michel, paroisse S. Barthélemy, tuteurs de Marie Racyne, fille mineure de luy et de feue Catherine Bonfons, jadis sa femme, donnent à loyer à Pierre Le Conte, maître des selles à laver lessives, demeurant en la maison ci-après déclarée, et à Marguerite Le Roy, sa femme, une maison, place de Grève, faisant un coin descendant à la Place au charbon, appelée la Tour de Bourry, appartenant à Bonfons, sauf un dizième à la dite mineure. Prix : 80 escus

sol., chacune des quatre années de bail. (Arch. de La Barde, not.)

1594, 25 juillet. — Honorable homme Nicolas Bonfons, imprimeur-libraire juré en l’Université de Paris, rue Neuve-Nostre-Dame, paroisse Sainte-Geneviève des Ardents, et Jehan Racyne, marchand mercier, pont S$. Michel, paroisse S. Barthélemy, comme tuteurs et curateurs de Marie Racyne, fille mineure du dit Jehan Racyne et de feue Catherine Bonfons, jadis sa femme, louent pour quatre ans à Robert Le Conte, maître des selles à laver lessyves, demeurant rue de la Tannerie, paroisse S. Gervais, une maison, place de Grève, faisant le coin descendant à la Place au charbon, appellée la Tour de Bourry, consistant en un corps d’hostel devant et un derrière, appartenant au dit Bonfons, fors un dizième qui appartient aux mineurs. Prix : 80 escus. Charges : vider la fosse à privez, payer les impôts, faire les réparations locatives, etc. (Arch. de La

Barde, not.)

1594, 25 juillet. — Honorable homme Nicolas Bonfons, maître imprimeur, etc., demeurant rue Neuve Nostre Dame, à l’Image S. Nicolas, tuteur et curateur des enfans mineurs de feu Mathurin Oudart et de Gaulchère Sertenas !, jadis sa femme, les dits enfans héritiers simples de leur père et sous bénéfice d'inventaire de leur mère; Claude Perras..…., pour la moitié de cette maison (Bonfons se porte fort pour lui) saisie à la requeste de Charles Tilier, procureur en la Cour, qui a autorisé Bonfons à passer le baïl, loue cette maison, rue Vieille Tixéranderie, à Jehan Mathieu, meusnier, demeurant au Mont S. Hilaire. Moitié du loyer payée à Bonfons et l’autre à Perras. (Arch. de La Barde, not.)

(1) Gaulchère Sertenas était la deuxième fille de Vincent et de sa première femme, Denise Bonnemère. Voir plus loin, l’article Sertenas, à la date du 30 mars 1562 (1563).

1594, jeudi 13 octobre. — Inventaire après décès de Jean Gillebert le jeune. 1

Livres estimés par Nicolas Bonfons :

Un paquet de 32 volumes, latins et françois, marqué A. 55.

Un de 13 volumes, marqué B. 205. Dans le paquet coté G une Bible en latin, dorée sur tranche, 12 vol. 20 s.

Dans le paquet coté J.,autre Bible en latin, dorée sur tranche, 11 volumes in-carto (sic) et in-folio. 15 s. Dernier paquet qui est le dixième et dernier coté 125.

Un Dictionnaire latin de Robert Estienne.

(Arch. de La Barde, not.)

1596, 9 mai. — Pierre Decombes, marchand mercier, au Palais, demeurant rue de la Calandre, paroisse S. Germain le Vieil, cède à Nicolas Bonfons, libraire juré en l’Université de Paris, demeurant rue Neuve Nostre Dame, paroisse Sainte Geneviève des Ardents, pour le temps qui reste à courir du bail fait pour neuf ans, en 1586, commençant à la S. Jehan-Baptiste 1587, (il ne restait guères que cinq à six semaines) du premier estail adossé contre les quatre piliers de la grande salle du Palais, moyennant 4 escus 53 s. par an, avec le temps porté par le nouveau bail qui sera faict dudit estail pour neuf ans commençant à la S. Jehan-Baptiste prochaine. En récompense de cette cession, en apparence gratuite, Bonfons paye à Decombes 433 escus 1/3 savoir : 233 escus 1/3 comptant et, pour les 200 restant, il constitue 16 escus 2/3 de rente qu'il devra racheter dans deux ans. (Il les rachète le 1er octobre 1596). (Arch. de La Barde, not.)

1596, 22 octobre. — Inventaire de feu Me Jehan Gillebert, notaire ès cours ecclésiastiques, rue Neuve Nostre Dame, au Pelit escu.

Livres estimés par Nicolas Bonfons, libraire juré de l’Université de Paris.

La Bible de Simon de Colines et celle de Robert

Estienne 50 s.

Histoire des plantes painte, auteur Fulsinus, imprimé par Gaseau, veau 40 s.

Histoire de Polongne A l'inventaire est jointe cette estimation autographe de Bonfons).

(Arch. de La Barde, not.)

1597, 31 juillet. — Honorables personnes Nicolas Bonfons, imprimeur-libraire juré en l’Université de Paris, Catherine Ruelle, sa femme, Pierre Bonfons, leur fils, marchand libraire, tous demeurant rue Neuve Nostre Dame, et Jehan Racyne, marchand mercier, sur le pont S. Michel, paroisse S. Barthélemy, se portant fort de Magdelaine Lepyat, femme du dit Pierre Bonfons, qui ratifiera dès qu’elle aura atteint l’âge de 25 ans, vendent à François Piedeseigle, marchand drapier, pour son fils mineur, demeurant rue Galande, 16 escus 2/3 de rente. Ils hypothèquent :

1° Une maison, rue Neuve Nostre Dame, où pend pour enseigne l’Image S. Nicolas, tenant d’une part à Jacques Damaye, maître brodeur, de l’autre à Claude Le Menant, procureur en la Chambre des comptes.

2 Une autre maison, grande Place au charbon, appelée la Tour de Bourry, tenant d’une part aux héritiers de la veuve Carré, d'autre part à la rivière de Seine.

* 3° Autre maison (fors un dizième), rue des Orties, près S. Thomas du Louvre, où pend pour enseigne la Croix de fer.

4o Autre et moitié de jardin, appelée la maison du Noter, rue Frepault.

5° 16 arpens de terre à Louvres excepté un dizième.

6° 50 1. de rente, dues par la veuve de Jehan Ruelle, à prendre sur une moitié de maison (à l'Image S. Nicolas) rue S. Jacques, devant $S. Benoist, par contrat du 12 novembre 1580, signé Ymbert et Amazou !. Le tout appartenant à Nicolas Bonfons et sa femme.

7° La maison de la Grande Barbe blanche, sur le pont S. Michel, appartenant à Racyne. Prix: 200 escus en 200 carnes ? de 1/4 d’écus. S’ilse trouvoit que Pierre Bonfons n’eût pas 25 ans, Nicolas et sa femme s'engagent à lui faire ratifier l’acteultérieurement. (Arch. de La Barde, not.)

1598, 2 mars. — Nicolas Bonfons, marchand libraire, vend à Claude de La Barde, clerc au grefte civil du Chastelet, 8 escus 1/3 de rente à lui cédés par François Grégoire, marchand libraire, et Olive Desloges, sa femme, le 29 décembre 1597, par devant Desnos et Auzou à, notaires, provenant du mariage de Grégoire avec Olive,

(1) Peut-être est-ce le même notaire qu'Auzou cite ci-après à la date du 2 mars 1598.

(2) Nous ne nous rappelons pas avoir vu ce mot ailleurs que dans les archives notariales. Nousl’y avons vu, pour la première fois, à la date du4janvier1581, dans unreçu de 2000 écus donné par Jehan Huault, sieur de Bussy et de Vaires, à Jehan Lescuyer, marchand et bourgeois de Paris. Nous en avons trouvé l'explication positive au 25 juillet 1594 où Jacques Roussin, marchand-libraire à Lyon, reconnaît avoir reçu de Joseph et J.-B. Cenamy, 50 escus en 50 carnes de quarts d’escus. Il en résulte clairement que la carne était la réunion de 4 unités. I1 y a quelques 40 ans, quand la monnaie d'argent était la plus usitée, on mettait les écus par piles de 100 fr. et les piles étaient toujours comptées par 4 pièces ; on disait en prenant ces quatre pièces un, deux, trois, quatre, puis cinq et alors on disait 100 francs, et on passait à une autre pile, mais on ne parlait pas de carnes.

(3) Nous ne voyons aucun de ces deux noms dans le « Registre des Offices et Pratiques des Conseillers du Roi, Notaires, etc. » Paris, 1786, in-fol.

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