‹ Documents pour servir à l'histoire des libraires de Paris, 1486-1600Chapitre 61 sur 193 · LES ANGELIER ARNOUL ET CHARLES L'ANGELIER · texte numérisé non relu

LES ANGELIER ARNOUL ET CHARLES L'ANGELIER

1558 (1559), 15 janvier. — Jehan Rivet, maître victrier, confesse que, à sa grand prière et requeste, et pour lui faire plaisir, Charles l’Angelier, marchand libraire et bourgeois de Paris, l’a pleigé et cautionné de la charge de tuition (tutelle?), à lui donnée par le prévost de Paris, des enfans mineurs de Pierre Manne, et il s'engage à ne lui causer aucun dommage (Arch. de Cothereau, not.)

1559, vendredi 22 décembre. — Jehan Ryvet, maître victrier à Paris, tuteur au lieu de feu messire François Landry, en son vivant curé de Sainte-Croix en la Cité, d'Emerye et Pierre Manne, enfans mineurs de Pierre Manne, marchand mercier, et de Jehanne Chopriart, sa femme, cède à honorable homme sire Charles Langelier, marchand libraire, la somme de 80 1.15 s. 8 d.t., restant de la somme de 1501. 155.6 d., en quoi, par une transac-

tion passée par devant Jehan Donjart et Jehan Thiérart, notaires, le 25 décembre 1558, Ragonde de Goullons dite Vinot !, veuve de feu Phil. Manne, marchand joualier, lui estoit tenue. (Arch. de Cothereau, not.)

1559 (1560), 2 avril. — Marion de Meaulx, veuve de feu Jehan Pynet l’aisné, en son vivant laboureur, demeurant à Arcueil, vend à honorable homme Charles L’Angelier, marchand libraire, bourgeois de Paris, un quartier de vigne à Arcueil, lieu dit la tombe de Rechigny, tenant d’un costé au dit acheteur, d’un bout aux hoirs de feu Me Pierre Seguyer, seigneur de Verrières, jadis lieutenant criminel de,la prévosté de Paris. Prix : 7 1.t. (Arch. de Cothereau, not.)

1560, samedi 20 juillet, — Honorable femme Geneviefve Landry, femme autorisée par justice au refus de Charles Langelier, marchand libraire, son mari, héritière, par bénéfice d'inventaire, de feu Jean Landry, son père, aussi marchand libraire et bourgeois de Paris ?, réclame les loyers reçus par messire Jehan Hilau, prêtre, pour les louaiges de la ferme et terre de la Poulardière paroisse de Coutées, appartenant à feu Jehan Landry, son père, dont elle est seule héritière.

Le même jour, Jehan Boullayn, marchand, demeurant à Laval, déclare avoir reçu sa procuration.

1560 (1561), mercredi 8 janvier. — Jehanne Manne, femme de Jehan Ryvet, maître vitrier, âgée de 25 ans, déclare que feu M° Françoys Landry, curé de Sainte- Croix, cité de Paris, étant vivant, elle vit un certain personnage, étant chez lui, demander à emprunter la haquenée du dit Landry, lequel fist response qu'il ne

(1) Dans une pièce du mardi 14 janvier 1560 (1561) Ragonde de Goullons est dite Vuirot.

(2) Ce libraire a été inconnu de La Caiïlle et de Lottin,

l’avoit plus et qu’il avoit icelle donnée à la femme de Langelier, sa sœur ; et oultre a dict que, quelquefois, ung nommé Roland Guesdon, soy disant prévost de Mante, lui a demandé si elle savoit pas bien que Geneviève Landry, femme du dit Langellier, s’estoit portée héritière d’iceluy défunt Me François Landry, son frère, ou s’elle sçavoit que aultres personnes s’en feussent portées héritiers, et que, si elle luy vouloit dire, il luy donneroit la moitié de la dette qu’il demandoit à la dite Geneviève Landry et audit Charles Langelier, son mary, ou bien quelque présent honneste et qui la contenteroit à son gré. Geneviève Landry, présente, demande acte de la déclaration. (Arch. de Cothereau, not.)

1560 (1561), mardi 14 janvier. — Claude Morant, marchand orfèvre, bourgeois de Paris, et Emerye Manne, sa fiancée confessent que honorable homme Charles Langelier, marchand libraire, bourgeois de Paris, leur a baillé 75 1. 7 s. 3 d. à lui cédés et transportés par Jehan Rivet , tuteur de ladite Emerie Manne et de Pierre Manne, son frère, et par iceluy Langelier reçue par le moyen du transport de Ragonde de Goullon dite Vuirot !, veuve de feu Philippe Manne, marchand jouaillier, bourgeois de Paris, sur 150 I. dues par Ragonde à Emerye et Pierre Manne, son frère — gardée sûrement par Langelier au profit d'Emerye au moyen de la caution par luy faicte au Châtelet de Paris par le dict Rivet tuteur. Par ce paiement, Langelier est déchargé de la caution. (Arch. de Cothereau, not.)

1560 (1561), mardi11 février. — Guillaume Prevost,marchand libraire au Palais ?, âgé de 29 à 30 ans, et Cathe-

(1) Dans une pièce du vendredi 22 décembre 1559, Ragonde de Goullon est dite Vinot. Comme nous ne la voyons figurer dans aucun autre acte, il est assez difficile de savoir si c’est Vinot ou Vuirot qu’il faut lire.

(2) Guillaume Prevost n’est cité ni par La Caille ni par Lottin,

rine Langelier l’aisnée, sa femme, âgée de 18 ans ou environ, icelle Langelier, héritière en partiede feu Arnoul Langelier, marchand libraire, bourgeois de Paris, reconnoissent que Charles Langelier, marchand libraire , tuteur de la dite Catherine Langelier l’aisnée, leur a délivré tous les biens meubles et marchandise de librairie, vaysselle d’argent et aultres biens meubles appartenant et écheus à Catherine par le décès du dit Arnoul Langelier, son père !, selon les lots et partages faictz [en marge et effacé : pardevant Ge Cavelas (Cavellat) et Pierre Drouart (libraires jurés) pour les livres en date .…. (sic), et les

(1) On voit par ceci qu’Arnoult Langelier était riche.

Nous donnons ici un spécimen des reliures des Angelier. Le fer, très âñalogue à leur marque, porte deux anges attachés au Christ par un las d'amour et ces mots Les anges liés. Ce fer est-il celui que les Angelier mettaient sur les plats des livres qu'ils vendaient tout reliés ? Nous ne le croyons pas ; caf, si cela était, on en trouverait bien plus, et ils sont très rares. Nous pensons que c’étaient les exemplaires des bibliothèques des deux frères Langelier et C. L. indiquerait Charles Langelier comme A. L. Arnoul Langelier. La reliure que nous reproduisons est celle qui recouvre le Dialogue de Consolation entre l'âme et raison. Paris, Arnoul et Charles Les Angelier, 1537, in-12.

re: :

autres lots par le maître priseur| entre les dits Prevost et sa femme, et Lucas Brahier (Breyer), marchand (libraire), bourgeois de Paris, et Girarde Roffet, (à présent) sa femme, auparavant veuve du dit défunt Arnoul Langelier, mère d’icelle Catherine. Le dit Langelier, comme

Senfuiuent LES BLASONS A.

natomiques du Corps feme

nin, enfemble les contreblafons de -nouueau compofez, & additionez, auec les figures, le tout mis par ordre:compo fez par plufieurs poetes contemporains.Auec la table defdiétz Blafons & contreblafons.Imprimez en cefte Année.

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