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SES Site tuteur des autres frères et sœurs cohéritiers d'icelle Katherine Langelier l’aisnée, ou ce ensuivant l’advis et délibération et décision donnée entre les ditz Prevost et sa femme, d’une part, et icelui Charles Langelier, d'autre, par nobles hommes et saiges maistres François de Marcillac, Claude Mangot, Augustin de Thou et Thomas Sebillet, tous advocats en la Cour du Parlement, esleus par les parties pour juger le procès existant entre elles,
et aussi suivant le compromis passé entre eux, le 29 novembre dernier. — Prevost et sa femme confessent avoir recu dudit Langelier 16 IL. 19 s. dus de reste du compte fait amiablement des deniers par icelui Langelier, receus à cause du default de partie desdits biens meubles et marchandise de librairie que Lucas Breyer et sa femme avoient en leur possession, la totalité desquels ils n’ont sceu rendre en nature, selon l'inventaire qui en a esté faict après le décès d’Arnoul Langelier.
Charles Langelier étoit en procès contre Lucas Breyer et sa femme pour le remplissement de l'inventaire et aussi contre les chapelains de l’ancienne communauté de l’église de Paris pour raison du banc, que tiennent de présent le dit Lucas Breyer et sa femme, et des choses qui peuvent être dues à Charles Langelier par Brahier, Girarde Roffet et les héritiers d’Arnoul.
Charles Langelier réclamoit aussi de Breyer et sa femme deux demi ceints d’argent, une payre de bracelets et des anneaulx, or et argent monnoyé et non monnoyé, dettes actives et autres biens meubles révélés et non inventoriés, à la requeste de ladite Roffet, après le décès du dit Arnoul Langelier. (Arch. de Cothereau, not.)
La pièce suivante, datée du 6 mai 1561, donne une longue explication du procès dont il est ici question, relatif au banc (boutique) que Breyer occupait au Palais.
1561, mardi 6 mai. — Les prestres et chapelains de l’ancienne communauté de Paris (ils étoient 22 et sont nommés) d’une part, et Jehan Chuppin, marchand libraire, demeurant à Paris, et honorable homme Lucas Brahier (Breyer) aussi marchand (libraire), bourgeois de Paris, et Gerarde Roffet, sa femme, auparavant veuve de feu Arnoul Langelier.
Pour être payés des arrérages de 25 1. de rente à eux constitués par feu Me Pierre de Jouy et sa femme, les
chapelains s’étoient opposés aux criées faites à la requeste du procureur syndic de la Communauté des procureurs et advocats au Parlement, des héritages assis au village de Coulombe, et de deux bancs estans dedans la grande salle du Palais, affectés par de Jouy et sa femme à cette rente. — Par arrêt du Parlement, les chapelains avoient été subrogés au lieu des procureur et advocats à qui les chapelains avoient remboursé leurs frais de cryées, auxquelles s’étoient opposés aussi les Angeliers, Fery Gratia, Arnoul de Jouy, et Estienne Perde. Celui-ci racheta la rente et paya certains arrérages, tellement qu’il ne restoit à payer aux dits chapelains que 68 L.15s. Les Angeliers avoient été déboutés de leur opposition à la sentence des nouveaux commissaires que les chapelains avoient fait nommer, et condamnés à 34 1. 7 s.4 d. pour les dépens (payés). — Chuppin et Breyer payent à la Communauté 120 I. t., savoir Chuppin 90 I. pour les trois parts, et Brehier et sa femme, 30 1. pour l’autre part. Ils sont subrogés à tous les droits des chapelains. (Arch. de Cothereau, not.)
1561, jeudi 17 juillet. — Loys Tachet, facteur de Jehan de Tournes, libraire imprimeur à Lyon, reconnoit avoir receu de sire Charles Langellier, marchand libraire, bourgeois de Paris, 60 1. 3 s. 8 d., de reste de compte fait entre eux le 27 juin dernier, pour raison de toute la marchandise que le dit de Tournes a par ci-devant fournie et livrée au dit Langelier, de tout Le temps jusques à huy, et lui a mis ès mains une quittance de 60 L.3 s.8 d., laquelle il a dit et affirmé estre escripte et signée de la main du dit de Tournes, son maistre, le 6° du présent mois de juillet. (Arch. de Cothereau, not.)
1561, vendredi 14 novembre.— Michel de Maigny, compaignon carrier, demeurant hors la porte S. Victor, promet à honorable homme sire Charles Langelier, mar-
chand, bourgeois de Paris, de tirer et faire tirer de la pierre de moislon en une carrière au dit Langelier appartenant, estant en un jardin de la maison du dit Langelier, devant le Cloz S. Victor, et faire porter la dite pierre en une masure estant sur le devant de la maison du dit Langelier, et en remplir les deux masures de la dite maison sur la rue jusques à deux toises de haulteur, en quarré, tant qu'il en pourra tenir et ce moyennant 20 L., sur lesquelles il recoit 13 1. Le reste quand la pierre sera tirée. (Arch. de Cothereau, not.)
1562, mercredi 29 avril. — Rectification d’une erreur sur le chiffre d’une rente due à l’aumosnier de l’abbaye de Sainte-Geneviefve, mentionné dans une transaction du 10 may 1561, entre Charles Langelier et Me Robert Rebours, chanoine de $S. Marcel. Transaction annullée et peu intéressante de laquelle il résulte cependant que Rebours avoit acheté, dès le 6 juin 1556, des héritiers de feu Nicoles de Foyne, jadis femme de Langelier, la moitié d’une rente de 7 IL. 10s. (Arch. de Cothereau, not.)