‹ Documents pour servir à l'histoire des libraires de Paris, 1486-1600Chapitre 63 sur 193 · ABEL L'ANGELIER · texte numérisé non relu

ABEL L'ANGELIER

1579, mercredi 14 janvier. — Abel Langelier, marchand libraire, bourgeois de Paris, et Françoise de Louvain, à présent sa femme, confessent debvoir à honorable femme Geneviève Montault, veuve de Jehan de Louvain, marchand joaillier, 66 escus 2/3 de rente pour prêt fait à eux ce jour. (Arch. de Cothereau, not.)

V. Pierre I du Pré, à la date du mercredi 14 juillet 1579, p. 41, et Galliot IT du Pré, à la date du lundi 5 juin 1581, p. 40.

1584, 21 septembre. — Abel Langelier, marchand libraire juré, demeurant au marché de l’Herberie, en la Cité, achète une maison et jardin, au faubourg $S. Marcel, faisant le coin de la rue des Postes, vis-à-vis le Puits-qui-

parle, ayant son entrée dans la rue du Puits, tenant au jeu de paume de la Rose blanche. La dite vente à lui faite par Jacquelaine Bournot, veuve de Jacques de Martigny, demeurant place Maubert, et Marie Bournot, veuve de Jehan Varencore !, marchand libraire de l’université de Paris, sœurs, demeurant ensemble.

Cette pièce, revêtue d’une belle signature d’Abel l’Angelier, fait partie d’un registre du notaire Cothereau. Archives nat. ZZ1, 302, fol. 182. Nous devons l'indication de cette pièce, ainsi que de la suivante, à M. Bernard Prost.

1584, 30 novembre. — Abel Langelier, demeurant au marché neuf de l’Herberie, en la Cité, et Françoise de Louvain, sa femme, vendent à Marguerite Morin, veuve de Nicolas de Louvain, marchand joyaulier, au Palais, 8 écus 1/3 de rente, moyennant 100 écus sol. (Arch. de Cothereau, not.)

Abel Langelier, Françoise de Louvain et Marguerite Morin ont signé l’acte avec le notaire. Cette pièce fait partie d’un registre du notaire Cothereau, conservé aux Arch. nat. ZZ.! 302, f. 345.

1596, 18 décembre. — Girard Dumas, âgé de 22 ans, natif de Loches, se met pour deux ans avec Abel L’Angelier, marchand libraire juré, demeurant dans l’enclos du Palais, qui le retient pendant le dit temps à son serviteur, lui monstrera son état et lui paiera 15 escus au bout des deux ans. (Arch. de La Barde, not.)

1597, 12 novembre. — Abel Langelier avoit une maison rue d’Ablon, au faubourg Saint-Marcel citée comme tenant et aboutissant à celle de Charles de la Baume, faiseur d’esteufs ?. (Arch. de La Barde, not.)

() Ce libraire n'est cité ni par La Caille ni par Lottin. (2) Les esteufs étaient des balles qui servaient pour le jeu de la paume,

Voir à l’article Nicolas de Louvain, une pièce du 27 décembre 1597 où figure Françoise de Louvain, femme de sire Abel Langelier.

Nous trouvons dans les minutes de Cothereau un Langelier, qui était receveur de l'hôpital du Saint-Esprit, et un Sébastien Langelier, contrôleur des guerres, en 1570 ; ces personnages pourraient être des parents des libraires du même nom, mais rien ne nous autorise à l'affirmer.

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