BARTHÉLEMY VÉRARD
Au titre, rouge et noir, orné d’un encadrement sur bois, marque de Barthélemy Vérard dont nous ci-contre le fac-simile.
Les flammes dont sont entourées les salamandres ainsi que le cœur qui les surmonte sont imprimés en rouge.
Les ff. limin. contiennent le titre, le prologue, la table et le « repertoire des signatures des quayers »; le dernier de ces ff. est blanc. Le texte de la Bible commence au r° du f. r au-dessous d’une figure sur bois occupant les trois quarts de la page; il finit au r° du f. 256 après la 13° ligne de la première colonne par la souscription donnée plus haut: « A Ia louenge de dieu... » Le v° est blanc.
LE SECOND VOLUME || DE LA BIBLE EN FRANCOIZ. — Sans date. (A la fin) : € À honneur et louenge de la benoiste trinite de pa || radis a este imprimee ceste bible en francois hystoriee || pour Barthelemy verard marchant libraire demou || rant a Paris deuant la rie neufue nostre dame a len || seigne sainct iehan leuangeliste Ou au palais au prel|mier pillier deuant la chappelle ou len chante la mes||se de messeigneurs les presidens. In-fol., caract. goth., de 10 f. limin. n. chiffr., 134 et 102 ff. chiffr., impr. à 2 col., 89 fig. s. bois.
Au titre, rouge et noir, même marque que sur celui du premier volume.
Les ff. limin. comprennent le titre (v° blanc), la table et le prologue (r° blanc). Le texte du second volume de la Bible commence au f. 1, au-dessous d’une figure occupant les trois quarts de la page et finit au v° du f. 134. Puis vient une nouvelle pagination. Au r° du f. r, commence le nouveau Testament, au-dessous d’une figure occupant les trois quarts de la page ; il finit au r° et en tête du f. 102 (dont le v° est blanc) par la souscription donnée plus haut : « A Ihonneur et louenge de la benoïste trinite..……. »
Cette Bible est une nouvelle édition de celle donnée par Antoine I Vérard, tout à fait dans les premières années du xvie siècle. Barthélemy Vérard a utilisé les bois employés par son grand-père, bois qui avaient été, pour beaucoup, gravés d’après les miniatures ornant une autre Bible de Comestor (Le Mangeur), également publiée par Antoine I Vérard au xve siècle.
La note suivante est inscrite sur un feuillet de garde de l’exemplaire de l’Arsenal : « Cette Bible est de la dernière rareté ; on ne connoît qu’un seul exemplaire à Paris, chez les PP. Capucens [sic] rue d'Orléans. »
L’exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal, si nous en croyons cette inscription : « Bibl. Lovan. » provient de la bibliothèque de Louvain. La Bibliothèque Nationale possède aussi un exemplaire de la Bible publiée par Barthélemy Vérard, relié en parchemin vert, aux armes de Condé, mais rien n'indique qu'il ait jamais appartenu aux PP. Capucins.
La marque si intéressante de Barthélemy Vérard n'avait jusqu'ici été citée nulle part. La phrase imprimée qui l’entoure nous paraît digne de remarque : « Trop ten deplaist mais honneur te aydera et a tousjoursmais ce te vauldra. » Ne dirait-on pas que Barthélemy Vérard aurait pris à regret la librairie de son grand-père et aurait consigné ce regret dans sa marque ? !
L'acte de comparution du registre du Châtelet dont nous parlons plus haut présente encore une difficulté plus grande.
Il mentionne deux filles d'Antoine II Vérard :
1e Marguerite, mariée à Pierre Raoul, marchand drapier ;
2° Jeanne, femme de Jehan Lancelin, dont la profession n'est pas indiquée.
Marguerite Vérard et son mari se retrouvent ailleurs.
Dans les épitaphes de Saint-Jacques de la Boucherie on voit que Pierre Raoul, qui fut marguillier de cette paroisse, avait fondé, le 25 mars 1538 (1539), un salut dans cette église, et qu'après sa mort, arrivée le 28 juillet 1540, il y fut inhumé, ainsi que sa femme, qui mourut, elle, le sixième jour de février de l’année 1560 (1561, n. st.)? Sur Jehanne Vérard, au contraire, femme de Jean Lan-
(1) Ces lignes, relatives à la Bible en francois, imprimée pour Barthélemy Vérard, n'ont pas paru dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris.
(2) Ce passage ne se trouve pas tel qu'il est ici dans le Bulletin de la Société de l'histoire de Paris. Voir p. 13 les motifs de cette modification,