‹ Documents pour servir à l'intelligence de la question des écoles du Manitoba: avec quelques notes explicativesChapitre 14 sur 37 · An ita sgendo peccaret graviter deputatus catholicus · texte numérisé non relu

An ita sgendo peccaret graviter deputatus catholicus

Affrmativé.

3.° Ân peccaverunt graviter electores qui scienter votum guum

hujusmodi candidato dederunt [à ;

jusque dans ses dernières conséquences, il ne peut nuire à la cause que nous expo-

sons, car il ne trouve pas son application dans le cas présent. En effet il n'y a pas eu de loi que les Evêques aient acceptée. .

Nous lè répétons, jamais les Evêques. du Canada (et le Canada ne se com- ‘pose pas seulement du Manitoba et de la Province: de Québec, il y.a en outre cinq autres provinces, Ontario, la Colombie,le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, l'Ile du Prince Edouard, et quatre territoires, Assiniboia, Alberta, Saskatchewan et Keewatin) jamais les Evêques du Canada, pris dans leur ensemble, soit dans un mandement collectif, soit dans des mandements particuliers, on toute autre piéce officielle, n'ont fait connaître sux Cathotiques du pays, qu'ils avaient, pour le règlement de la question des Ecoles du Manitoba, accepté une loi. Quand on l'a affirmé, on à trompé, de bonne foi, nous aimons à le croire, mais on a trompé les électeurs; et, dans -une diréction, une semblable erreur, on l'avouera, est fondamentale, 6 v | . . .

Si telle loi a été ‘acceptée par tous les évêques, par la majorité des Evêéqués, qu'on sorte du Au, qu'on le dise, qu ‘on précise. Où? quand? par quel do- À La lettre du IPére Lacombe ?..

Le télégrammei de Mgr Langevin du 22 février 1896, rendu publie le 12 mars?

Il ycest ditr- rgunnes - episcopi… approbare debunt. S'ils doivent spprouver, ils ne l'ont.

donc pas ‘encore approuvée, ni par conséquent- acceptée.

Le télégramme du même Seigneur évêque, par lequel 4 demande à la Cham-. bre des Communes de passer le bill réparateur dans son entier comme un règle- : ment final de la question scolaire? Le fait d'accepter ce bill défectueux comme règlement final n'est donné ici que comme le désir. ét l'acte de Mgr Langevin seul. Les discours de Mgr l'archevêque de St Boniface à Montréal, à Lapräirie, à Joliette, et ailleurs ? Quand. bien même on pourrait tirer cette conclusion de ses pa-

roles, on admettra que ce n’est pas là une signification suffisante et assez formelle,

pour engager la conscience des catholiques de tout le pays. oo“ Les gazettes conservatrices? En effet elles l'ont, répété sur tous les tons. pa “Il y eût, dans la province de Québec, le Lettre collectire du 6 mai 1896 ; mais, après avoir expliqué aux fidèles la vraie doctrine sur le pouvoir des évêques dans les’ matières politico-religieuses et avoir donné, pour l'occurrence présente, de sages conseils aux électeurs et aux candidats, cette lettre ne demande pas autre

” chose qu'une “ mesure pouvant porter un reméde efficace aux maux dont souffre la minorité manitobaine, , ——-

H y à bien la circulaire de Mgr Cameron du 20 juin 1896, adressée non à son

Affirmative.

Je demeure,

Fi, . Monsieur l'avocat, re Votre. serviteur dévoué en N. S.

(Signé) Axnré Arserr.

Fran de 5° ‘ Germain de Rimouski.

diocèse tout entier, mais au seul comté d'Antigonish; une promulgation particülière .

faite dans ce petit coin de terre, ne suffit pas pour lier les consciences de tous les

catholiques du Canads. Il ya bien les lettres de quelques évêques à des curés, à des électeurs laïques,

disant où allant à dire que l'acte rremédiateur est la loi acceptée par les évêques. : q ptée par les évêq

On peut fort bien, de cette manière, faire connaitre ses vues personelles et

ses préférences politiques, mais aucunement étendre su pays tout entier, sous peine de péché gruve, une acceptation dont les devoirs et l'obligation devraient être |

promulgués par tous on par un chacun des évêques. ; | Il y a bien le Sermon de Mgr Lefléche. Certes, il a été un arsènal de raisons pue ceux: qui ont voalu combattre, au nom de la conscience, en favear d'un parti, à l'encontre d'un autre parti, sur le terrain du bill réparateur; on y lit à la . été: # Voici un député qui se dresse en face des évêques et leur dit carrémént : . vous dites. que le. bill est acceptable, moi je dis que non. , Cette parole acceptable a laissé croire à un grand nombre que le bill était accepté comme mesuré officielle de Tépiscopat. Mais enfin, où est le document? Les évêques ne peuvent. vouloir

que telle loi soit, auprès des électeurs et des députés, considérée, sot$ peine de péché, comme acceptée par eux, s'ils ne leur ont fait connäitrer d'abord d'ané ma- = À

nière claire et pablique. ‘ Cependant, il n'y pas à le cacher, {nous l'avons vu plus haut, nous le verrons

plus loin) quelques évêques ont dit hautement et clairement que l’acte réparateur de M. Tapper était la loi acceptée par les evêques, qu'on devait favoriser de son vote sous peine de péché mortel; quelques autres l'ont laissé entendre; permettant, * par 1à aux journaux de parti de faire, durant tont le temps des élections, une

campagne de religion, ce qui a peiné grandement nombre de Catholiques, ce qui.

a excité le fanatisme religieux chez le ultra-protestants. C'est une des causes

principales du trouble qui a été jeté dans les consciences, de l’aigreur qui a été'

produite au fond de très bons esprits, et du malaise tonjours & croissant qui s'est

émparé de la population du Canada.

© LETTRE À M. C. E. POULIOT tp

Avocat de Fraserville, député à la chambre des Communes

pour le Comté de Témiscouata.

° Rimouski, le 2 juin 1896.

Mon cher Monsieur, ‘ .

‘J'ai reçu (!) ce matin. votré longue communication du 30 mai ‘ dernier. . : | Voici ma réponse. Si elle est sommaire, elle n'en est pas moins. . pour cela la reproduction authentique du rapport que j'ai eu l’honneur d'adresser au Cardinal Préfet. 4e la Propagandé, jeudi dernier, ‘ , après mon retour. de. Saint-Hubert, sur la portée des termes mêmes ee = Ji | dont je m'étais servi dans l’exércice d'un droit ‘imprescriptible et Dés l'accomplissement d'un devoir sacré, . -pour dire à des extholiques qui . consultaient leur Evèque, ce qu'ils avaient à faire pour assurer autänt que possible par l’action dé leur. vote, le succès du règlement demandé par l'Episcopat, d'une” question religiéuse des plus délicates et des plus importantes, Placé. ‘äudessus -de tont parti politique, dans Ja région supérieure de l'ordre xelikionx, co comme- ‘Evêque, J'ai déclaré u devant ces gens qui: 1 me demandäiënt à quels candidats” ils dévaient . donver leur- vote, qüe c'était ur gravé dévoir-do conscience pour tout catholique dans le cas doit ils agit,” de ne donner SO, vote qu'aux: candidats qui. offraient les” Plus sérieuses garanties que, par leur action . - collective en chambre d'assÿi blée législative, la question. religieuse | des écoles séparées en favout de la minorité catholique du Manitoba, recevrait enfin sa. solution pressante, ‘conformément à la constitution du. Manitoba, aux injonctions du jugemeüt du Conseil Privé-de la Reine TT | () Cette lettre, écrite à un avocat, est rèdigée en termes plus prudents que les précédentes, ‘Nous la citons cependant, ainsi que Ja suivante, en en laissant - d'autres de coté, pour que l'on puisse, constater quelle part active Mgr l'évêque de Rimouski a.pris dans les élections en faveur de ces chefs qui avaient combattu D. ° * sous,.la bannière des évêques! De plus, ellés nous donneront l'occasion de repro- \. . 7 + uire ici les lettres de M. l'avocat Pouliot et de M. le Docteur Fiset, qui démon- : treront comme ces libéraux {M.. Pouliot et M. Fiseb ne sont pas les seuls de leur catégorie) qu’on a poursuivis de tant de défiance, sont après tout, tout en’ étant

conscients de leurs droits, respectueux des évêques et dévoués à cette. religion catholique qu'ils aiment et qu’ils pratiquent.

d'Angleterre, ainsi qu'à la demande et avec l'approbation de l'Episcopat. J'ai ajouté ensuite que si vous aviez fait pour votre partune déclaration jugée par les Evêques de Québec et de Rimouski comme étant satisfaisante. d'une manière abstraite, les”chefs du parti libéral n'avaient. jusque là rien promis de complet ni : de’ suffisant (1), et qu'ainsi ils étaient encore avec la presque totalité de leurs partisans, en contradiction ouverte avec la loi de la constitution du Manitoba, les injonctions ou jugement du Conseil Privé de Sa Majeste, ainsi que: l'enseignement doctrinal et la direction disciplinaire du mandement collectif des Evèques, en date du 8 mai 1896, sur la question des FT écoles dy Manitoba. J'aurais pu dire aussi, avec la même autorité. incontestable, que l'esprit et le texte de Ce même mandement étaient

une condamnation adoucie,' mais formelle eb directe dé cette attitude persévéraute de Monsieur Laurier et’ de la plupart de ses partisans

“sur. Cette même question. Mais non, je me suis borné à indiquer à.

.mies' auditeurs comme mesure générale de prudence légitime, qu'en.

attendant que tdus les: catholiques au-moins du parti libéral aient

pris l'engagement public exigé par les Evêques, ils devaient s'abstenir

de voter pour eux (?), et qu'après cet engagement pris de leur part,

les. électeurs avaient encore le droit de préférer. entre deux candidats appartenant aux deux partis politiques 3 actuellement. dans l'arène élec-

torale, celui qui adéjà travaillé et combattu. sous Ja--bannière de J'Episcopat. pour le règlement de la difficulté religieuse en question,

à l'autre qui viendrait d'offrir sincèrement le concours de son dévone- -

ment et de son action au service de Îa mème caûse à faire triompheri ° +

Tels sont, mon cher Monsieur, les enseignements pratiques que | ‘ ÿ lai tirés de la doctrine du 1 Mandoment collectif des Evêques sur la

Page 1