ÉPILOGUE
associations peuvent seuls y faire face ; un particulier n’y prend part que s’il y trouve un sërieux intérêt, et c’est bien rarement le cas pour une école. Lorsque les concurrents •se présentent dans l’arène sous des conditions si différentes, le jugement manque de base solide. On peut encore, outre cela, conclure de ce rapport que le programme du XXVP groupe était trop vague à l’Exposition universelle devienne: chacun l’a interprété à sa façon; c’est ce que j’ai voulu surtout démontrer en donnant autant de développement que je l’ai fait à l’analyse du contingent que chaque nation possédait au Prater.
Si la Belgique doit encore prendre part à ces grands concours internationaux, les organisateurs, pour notre pays, devraient bien se charger de rendre clair ce que le programme général officiel pourrait avoir d’obscur. Par exemple, au lieu d’adresser à tous les exposants présumés une seule et même circulaire, il n’en coûterait pas beaucoup plus de dresser un questionnaire particulier pour la section de l’enseignement. Celui qui a été envoyé, en 1873, conve-. liait parfaitement aux industriels, mais les instituteurs et les autres producteurs, dans la sphère des travaux auxquels se livrent les initiateurs des progrès de l’intelligence, éprouvaient quelque peine à faire entrer dans le cadre des questions qui leur étaient adressées, les indications nécessaires pour la rédaction du catalogue.
La matière était aussi trop vaste pour un seul jury, les objets à examiner trop nombreux. Si j’ai un avis à émettre
ÉPILOGUK,
sur ce point, je conseille aux organisateurs des futures expositions universelles de diviser les objets relatifs à l’instruction et d’en former deux groupes, ayant chacun son jury particulier. Dans l’un, on placerait l’enseignement proprement dit, celui qui, descendant de la bouche du maître, du haut de sa chaire, arrive directement à l’oreille du disciple, celui que vont chercher les élèves, dans toutes les écoles de tous les degrés et de toutes les spécialités, durant les années habituellement consacrées à l’éducation. Dans l’autre seraient réunis tous les moyens qui servent à développer, pendant le reste de la vie, les connaissances acquises, ce qu’on a exprimé, l’an passé, à Vienne, par la formule : enseignement des Adultes. Les académies, les sociétés savantes, les journaux, les revues, les livres scientifiques s’y rencontreraient avec les institutions ayant pour objet l’amélioration de la condition des classes laborieuses. Ce champ est assez vaste pour occuper un jury qui devrait déjà réunir un assez grand nombre de spécialistes.
, En résumé, l’avantage des expositions universelles, en ce qui concerne, bien entendu, l’instruction publique, réside surtout dans les relations qui peuvent s’établir entre les membres du Jury, lors des discussions en séance, en présence des objets exposés, et dans leurs entretiens privés. Ces derniers n’étaient point suffisamment provoqués et encouragés à Vienne, à cause de l’immense développement donné à l’entreprise, ce qui avait rendu impossible l’affectation de locaux particuliers à chaque jury.