ASSOCIATION POLYTECHNIQUE DE PARIS
Fondée en 1830 par les anciens élèves de l’École polytechnique et reconnue d’utilité publique par décret du 30 juin 1869, V Association polytechnique, dont le siège est à ♦ Paris, est l’une des plus anciennes institutions dues à l’ini-
tiative privée qui se soient vouées, en France, à l’instruction populaire gratuite. Les anciens élèves de l’Ecole polytechnique, frappés de l’insuffisance de l’enseignement publie pour la classe ouvrière, et comprenant l’influence bienfaisante, au point de vue moral, politique et industriel, que peut exercer rinstruction, mirent en commun leurs ressources, leur dévouement et leur science, et créèrent cette Association, autour de laquelle se sont groupés depuis les hommes les plus éminents.
Elle a. pour but, disent ses statuts, le développement de l’instruction populaire. A cet effet, la Société a établi des cours publics et gratuits, organisé des conférences et fondé des bibliothèques.
- • Chaque année, elle distribue des récompenses aux élèves qui se sont le plus distingués par leur assiduité, leur travail et leurs progrès.
L’Association se compose de membres- actifs et de membres honoraires.
Elle est administrée par un président et un conseil d’administration.
Les membres actifs sont le président, les membres du conseil et les professeurs titulaires.
Nul ne peut être nommé professeur titulaire de l’Association qu’après un an d’exercice.
L’Association est divisée en sections.
Un ensemble de cours établis dans un même centre forme une section.
Paris compte 15 sections établies dans les quartiers populeux, et la banlieue, trois. Un groupe important de professeurs, dont le talent est éprouvé, y font près de deux cents leçons par semaine.
Le programme de ces leçons comprend, outre la révision élémentaire des connaissances professées à l’école primaire (français, calcul, etc.), des notions sur les arts pratiques et les sciences appliquées. 11 se distingue, en cela, de celui des autres cours d’adultes, qui sont plus particulièrement consacrés à l’enseignement primaire ; aussi a-t-on donné à l’Association le nom de Sorbonne de V ouvrier. 11 ne suffit pas à . l’artisan de savoir lire, écrire et calculer; il a d’autres besoins professionnels : le maçon, le charpentier, le menuisier, le mécanicien, doivent de plus, s’ils veulent maintenir leur industrie au niveau des exigences de la vie moderne, s’exercer dans du dessin, apprendre les éléments de la physique, de la chimie, de Y histoire naturelle, etc. Cette base nécessaire ne doit pas elle-même faire omettre les connaissances nécessaires, qui ont également leur utilité et leur intérêt. La législation usuelle, par exemple, enseigne à l’ouvrier la loi, que chacun est censé connaître et que tous doivent respecter ; Yhygiène lui donne les moyens de conserver un bien précieux, la santé, et, joignant son action à celle de la morale, lui dicte plus d’un des devoirs de l’homme ' envers son semblable et envers soi-même ; la géogy'aphie lui montre les marchés ouverts aux produits qu’il fabrique et l’initie aux principes dë la richesse, de la production et de
l’échange. Enfin, les langues vivantes en sont comme le couronnement..
Là où l’école fait défaut, l’Association plante son drapeau et organise l’instruction primaire. Mais, dès que l’école surgit ou quand elle existe, la Société modifie sa marche et, loin de faire concurrence à l’école, elle devient l’auxiliaire de l’insfituteur et fonde alors des cours professionnels.
Plus de 10,000 élèves suivent assidûment ces cours.
Depuis sa fondation, on évalue à plus de 400,000 le nombre de ceux qui ont écouté les leçons de cette phalange , .d’hommes instruits et dévoués, et 300,000 francs seulement ont été dépensés sur un espace de près de 40 ans, soit à peine 75 centimes par élève !
Les conférenciers, c’est-à-dire les membres les plus éminents de cette association, traitent les sujets les plus divers, s’inspirant toujours de tout ce qui. peut contribuer à fortifier les esprits et à élever les âmes de leurs auditeurs. Ces conférences sont recueillies pour former de petits volumes tenant peu de place, coûtant peu de chose, deux points nécessaires pour que l’ouvrier puisse les faire entrer dans sa bibliothèque.
Auprès de chacune des sections est établie une bibliothèque populaire, se composant d’ouvrages qui, non-seule- 'ment permettent d’apprécier l’état actuel de la science, mais qui sont aussi de nature à inspirer les sentiments de la famille, de l’amour du pays et du respect de l’ordre social.
L’Association polytechnique exerce sa bienfaisante
activité sur toutes les parties de la France, où elle a réussi à fonder 20 institutions qui poursuivent le même but : répandre à pleines mains 1 enseignement usuel et pratique.
Des dons volontaires, des subsides du gouvernement et de la ville de Paris couvrent les frais relativement minimes de ces leçons, qui se donnent toutes dans des locaux prêtés obligeamment par la municipalité ou par des citoyens dévoués à cette œuvre éminemment utile.
Tous les ans, lorsqu a lieu la solennité de la distribution des prix, le président de l’Association (actuellement l’illustre Dumas), constate de nouveaux et heureux résultats. Cet enseignement pratique donne à l’industrie parisienne une main-d œuvre plus habile et une direction plus savante ; il communique enfin à la population laborieuse le goût du travail réfléchi, le respect de soi-même et le sentiment profond de sa propre dignité.
§ les institutions ouvrières des papeteries de
VIDALON LEZ-ANNONAY.
Les Papeteries de Vidalon, dont la fondation remonte au XVII siècle, devinrent, en 1693, la propriété de la famille de Montgolfier . En 1777, celle-ci implanta dans ses usines les machines et les procédés hollandais, qui permirent de remplacer, en France, les papiers de provenance hollandaise et anglaise.
Barthélemi baron de Canson, gendre d’Étienne de Mont-
golfler, donna un développement considérable à ces usines et imprima un nouvel essor à la papeterie, au moyen d’inventions importantes, relatives à la coloration des papiers et au collage à la résine. Il introduisit également en France la * première machine à fabriquer le papier continu, à laquelle il sut immédiatement appliquer des perfectionnements essentiels.
Il fut admirablement secondé par son fils Etienne, qui inventa, en 1840, la turbine qui porte son nom, la pompe d’aspiration permettant d’augmenter la vitesse des machines à papier et l’épaisseur de la feuille, enfin, fin alimentateur pour les chaudières à vapeur.
Les établissements de Vidalon, mis en vente à la suite des décès consécutifs de B. baron de Canson et de son fils Etienne, furent adjugés, le janvier 1861, à M. Marc Séguin aîné, ingénieur civil, qui en a confié la direction à ses gendres et petits-gendres.
Depuis l’organisation de la nouvelle société, des créations importantes ont permis de porter la production annuelle à plus de 2,000,000 de kilogrammes de papier. La fabrication se fait dans trois vastes établissements, reliés entre eux par des voies ferrées.
Quant à Y organisation omrière établie à Vidalon, elle est remarquable à plus d’un titre et mérite d’attirer l’attention de tous les patrons qui. veulent le bien-être et le développement intellectuel de leurs ouvriers.
Environ 1,000 personnes reçoivent gratuitement le loge*
ment, avec cave et jardin. Sur ce nombre, 700 au moins travaillent; 300 vieillards, infirmes ou enfants ne travaillent pas. Lés mères de famille, pendant la durée de l’allaitement, sont autorisées à porter leurs enfants avec elles dans les ateliers, où un compartiment spécial leur est réservé. Après le sevrage, les enfants sont envoyés dans les crèches et salles d’asile, aux frais de l’établissement ; ils y sont reçus jusqu’à 7 ans. Au-dessus de cet âge et jusqu’à 13 ans, les enfanfs sont tenus de suivre les cours des écoles communales.
A 13 ans, les enfants sont admis à un travail peu fatigant, qui consiste à placer et à déplacer chaque feuille avant et après le satinage ou le glaçage. Un certain nombre de ces enfants demeurent avec leurs parents, occupés euxmêmes dans l’établissement. Les autres sont placés dans des dortoirs garnis de trois ou de cinq lits, sous la surveillance et le contrôle de religieuses ou de personnes sûres.
Parmi les jeunes filles dont les parents ne sont pas à l’usine, les unes prennent leurs repas à la pension alimentaire, où un appartement leur est spécialement réservé; d’autres font elles-mêmes leur ménage dans les dortoirs organisés dans ce but.
Les religieuses tiennent» une bibliothèque à leur disposition.
Depuis 1869, l’atelier des jeunes filles est divisé en quatre classes ; le travail étant à la tâche, la jeune fille qui
mérite une récompense passe dans une classe supérieure ; celle, au contraire, qui a encouru une punition descend dans une classe inférieure. L’écart entre le salaire que peut gagner une jeune tille de la première classe et une de la quatrième est de près de moitié.
Toute jeune fille qui n’a encouru aucune punition pendant un semestre reçoit une gratification en argent.
Les femmes doivent, avant tout, prendre soin de leur ménage. Pour leur donner toutes facilités à cet égard, elles travaillent à la tâche, et l’assiduité aux ateliers n’est exigée que de la part de celles qui n’ont aucune charge de famille. Elles ont, en outre, le droit de quitter l’atelier une demiheure avant l’arrêt du travail, afin de pouvoir préparer les repas.
Le. salaire des hommes consiste : L en un payement journalier; 2*^ en une prime mensuelle.
Ce n’est pas l’ouvrier papetier seul qui a droit à la prime, mais encore tout ouvrier d’état, charpentier, ajusteur, etc., qui, par les soins constants qu’il doit apporter au bon entretien du matériel, assure la régularité de la production.
Pour l’ouvrier, la prime mensuelle est basée sur la fabrication seulement ; pour le contre-maître et l’employé, elle est basée en partie sur la production et en partie sur l’inventaire, afin que, par une surveillance doublement intéressée, ils assurent à la fois la quantité du produit fabriqué et sa bonne qualité.
Le prix d’estimation du papier en cours de fabrication est
affiché dans les ateliers ; la prime est calculée sur ce prix multiplié par le poids obtenu de chacune des machines à papier pendant 24 heures, le travail ayant lieu de jour et de nuit. Si, par négligence, le papier se trouve fabriqué dans des conditions inférieures à- celles requises en raison du prix indiqué, le prix d’estimation est abaissé, et la prime se trouve ainsi réduite dans une proportion égale au degré d’infériorité constaté. Dans le cas de faute grave, la prime entière est supprimée sur le numéro de fabrication reconnu invendable. Enfin, les infractions aux règlements de l’usine, les fautes commises pendant* la durée du travail sont punies par une réduction sur la prime. L’amende, dont le défaut principal eÿ de frapper directement le salaire journalier, n’est appliquée que dans des cas excessivement rares. On peut estimer que la prime mensuelle augmente, en moyenne, le salaire journalier dans les proportions d’un cinqqjème à un tiers.
Créé il y a une dizaine d’années, le système des primes a reçu, depuis 1867, un développement considérable. Il offre l’avantage incontestable d’établir, entre le patron et l’ouvrier, une communauté d’intérêts et de constituer entre l’un et l’autre une véritable association.
Peu comprise dans les débuts, la prime est envisagée maintenant, àVidalon, comme le moyen le plus vrai d’encourager le travail et de l’honorer à la fois.
Un matériel considérable et coûteux est placé entre les mains de l’ouvrier pour la fabrication du papier ; les soins
dont il l’entoure peuvent assurer de notables économies, de même que sa négligence entraîne de sérieuses dépenses.
Prenant pour base la dépense moyenne des années précédentes , les patrons ont intéressé leur personnel en l’admettant à participer, par voie de partage, aux économies qui seraient réalisées sur ce matériel, à la charge, toutefois, de supporter les pertes dans les mêmes proportions.
L’ouvrier trouve dans cette combinaison une nouvelle source de gain; de plus, le nombre d’heures d’arrêt des machines se trouvant nécessairement réduit par suite du bon entretien des instruments de travail, la production journalière est augmentée et, avec elle, la prime de l’ouvrier.
Cet intérêt accordé sur les économies réalisées dans l’emploi di| matériel existe actuellement sur les toiles métalliques, dfaps et feutres employés pour habiller les machines à papier ; il sera, en outre, appliqué prochainement à une nouvelle série d’instruments de travail, tels que : courroies de transmission, graissage des machines, éclairage, com bustible, etc. ‘
Tout ouvrier a également droit, du jour de son entrée dans l’établissement, à une prime appelée bon d'ancienneté, dont le chiffre s’élève d’un dixième chaque année, jusqu’à concurrence de dix ans de service, époque à laquelle il atteint son maximum. Ces primes sont proportionnées à l’importance du travail fait par l’ouvrier; elles s’élèvent
pour cerUin^ ouvriers d’états, ayant 10 ans de service,
jusqu’à la somme de 200 francs par an, le premier dixième étant de 20 francs. Pour l’enfant, à son entrée dans l’établissement, le premier dixième est de 1 franc seulement, ainsi que les dixièmes suivants jusqu à sa majorité. A cette époque, il prend rang dans le corps d’état auquel il doit appartenir; la prime d’ancienneté est établie d’après son emploi, et toutes les années de minorité qu’il a passées dans l’usine viennent, dès lors, lui profiter au taux le plus élevé de la prime à laquelle il a droit.
Ce système de prime, dont le but est de rendre l’ouvrier plus stable, s’étend naturellement aux femmes et aux enfants; sa création date du janvier 1868.
D’autres primes sont ' distribuées, chaque année, au V' janvier, pour la propreté des logements, les soins donnés aux enfants, l’entretien des jardins, des ateliers, des machines, ainsi qu’aux meilleurs sujets des différents cours * et sociétés.
Une partie des économies réalisées par les ouvriers est confiée à la caisse d’épargne d’Annonay, dont un des chefs de Vidalon est administrateur; une autre et notable partie est employée, par les soins des patrons, à l’achat de titres d’obligations des grandes compagnies de chemins de fer français ou de rentes sur l’Etat; enfin, un certain nombre d’ouvriers consacrent leurs économies à des achats de maisons et propriétés, dans la pensée de s’assurer une demeure pour l’âge de la retraité.
Les administrateurs, dans le but d’entretenir chez les membres du personnel de l’etablissement le principe d’ëmulation et d’encourager les parents à donner à leurs enfants une instruction aussi complète cpie possible, s’attachent à choisir les employés et contre-maîtres parmi les personnes travaillant à Vidalon. L’avancement est réglé en quelcpie sorte comme dans l’armée. Ainsi, sur 35 employés, 8 seulement sont entrés dans l’établissement en cette qualité. Les 27 autres sont tous enfants de la maison, fils d’employés, de contre-maîtres ou d’ouvriers. 20 d’entre eux, après avoir été de simples ouvriers, occupent aujourd’hui divers postes importants.
La pensée d’éviter les dérangements fréquemment occasionnés à l’ouvrier par les courses qu’il était obligé de faire pour se procurer les objets de ménage les plus insignifiants, a conduit les patrons à fonder, en 1866, à Vidalon, des magasins d’approvisionnement, dans lesquels les marchandises les plus diverses sont vendues aux ouvriers. Les achats se font directement dans les pays de production, et la marchandise est vendue, contre paiement au comptant, à un taux qui ne dépasse guère le prix de revient. Toutefois, et comme il est impossible qu’il n’y ait point, sur des opérations de cette importance, un écart au moment de l’inventaire, l’excédant des recettes sur les dépenses est versé à la caisse de secours mutuels.
Les magasins d’approvisionnement comprennent :
P 1j épicerie, vente de denrées de toutes natures, épices, farines, vins, mercerie, toiles, chaussures, etc.
Le chitFre des ventes de ce seul magasin s’élève à près de 100,000 francs par année.
2® La boulangerie ^ où l’ouvrier, après avoir préparé son pain, le fait cuire moyennant une légère rétribution annuelle.
S"" La boucherie, régulièrement approvisionnée de viande de bonne qualité, à des prix de beaucoup inférieurs à ceux des autres boucheries.de la localité.
4® pension- alimentaire, où les aliments sont préparés dans une cuisine et cédés ensuite soit à la portion, soit par abonnements à la semaine ou au mois. Il y a deux réfectoires : l’un exclusivement réservé aux femmes, l’autre aux hommes.
Les familles sont également autorisées à prendre des portions à la pension alimentaire; mais, dans ce cas, les aliments doivent être emportés à domicile, pour y être consommés en comniun.
Les rations sont' ainsi composées et taxées :
P Soupe, un litre . . . . .
2^" Viande, environ 100 grammes
3° Légumes, 1/4 de litre . . .
4"* Vin, 1/4 de litre .
5° Pain, la livre .....
6° Dessert .
On ne peut consommer plus d’un demi-litre de vin par repas.
Tous ces magasins d’approvisionnement sont administrés directement par les patrons, et exploités par des personnes soumises à un traitement fixe, afin d’éloigner toute' pensée de spéculation.
Le Cercle, fondé en juillet 1860, est accessible à toute personne travaillant à un titre quelconque dans l’établissement.
Il comprend :
1° Une bibliothèque composée d’ouvrages instructifs, traitant des sciences, des arts, des métiers, de l’histoire ; enfin, d’ouvrages illustrés , récréatifs et amusants ;
Une salle de lecture, où les journaux politiques, littéraires et illustrés sont mis à la disposition du personnel;
3^" Une salle de consommation, dont le service est fait par la pension alimentaire. On y trouve quelques jeux, le café, la bière, la limonade. L’usage des liqueurs fortes y est rigoureusement interdit.
Une société musicale k été fondée en 1866. La section de philharmonie compte toujours en moyenne une trentaine de membres exécutants. Les répétitions générales ont lieu deux fois par semaine. Elle reçoit les leçons d’un professeur subventionné par l’établissement. La section de chant comprend surtout des jeunes filles ; leur étude est la musique religieuse. Dans les grandes solennités, les deux sections réunies exécutent des morceaux d’ensemble.
Le service religieux est fait par un aumônier attaché à l’établissement. Les protestants, en très-petit nombre, ont, à Annonaj, toutes facilités pour l’exercice du culte et l’éducation des enfants.
Il n’existe, dans l’établissement même, que des crèches et des salles d’asile; les unes sont dirigées par des religieuses, les autres par une mère de famille. En moyenne, 140 à 150 enfants les fréquentent avec assiduité.
Les enfants au-dessus de 7 ans sont envoyés dans les écoles communales subventionnées par l’établissement.
Des cours d’adultes pour les jeunes tilles âgées de plus de 13 ans et déjà admises au travail des ateliers ^nt donnés dans le local des salles d’asile. 80 à 90 élèves, groupées par divisions, fréquentent ces cours, entièrement gratuits. A la fin de l’année scolaire a lieu une distribution solennelle des prix, dans laquelle les enfants des salles d’asile, écoles et cours, qui se sont distingués par leur assiduité, leur conduite et leur travail, sont récompensés parl’établissement.
La Société des sapeurs-pompiers de Vidalon compte vingt années au moins d’existence; elle se compose de deux officiers et 50 hommes, tous anciens militaires ou ouvriers d’états.
Elle possède trois pompes, réparties dans les usines. Cette compagnie rend des services signalés, non-seulement à l’établissement, mais encore aux localités environnantes,
par la promptitude avec laquelle elle porte des secours, * grâce à sa bonne organisation.
Les propriétaires de ces usines ont enfin contribué à la fondation d’une société de secours mutuels, à laquelle participent tous leurs ouvriers. Ils subventionnent largement cette société, qui, grâce à cette générosité, est très-prospère.
Un ancien fonds de secours, constitué par des legs et des dons provenant des anciens chefs de l’établissement, est destiné à faire face à des besoins que la société de secours mutuels ne saurait prévoir ni même satisfaire.