SCÈNE IV
Les mêmes^ moine DONA IJRAQUE et CHIMÈNE.
LE ROI
Je veux vous prendre pour témoins de la réponse que je dois faire au roi d'Aragon. Vous le savez, il est résolu à la guerre plutôt que de me céder Calahorra, mais il m*a écrit que c'est un grand tort de lever des armées pour un sujet de peu d'importance et de faire couler à flots le sang chrétien; il désire que chacun de nous remette la justice et le droit de cette affaire à une seule poitrine, à une seule lance, à une seule épée^ qu'un de ses guerriers combatte contre un des miens, et que nous terminions ainsi une guerre juste, mais cruelle. Calahorra appartiendrait au vainqueur, c'est pour cela qu'il envoie ici don Martin comme son ambassadeur et son champion. {Au page.) Qu'il entre.
DIEGUE
On ne saurait nier que ce ne soit un acte de bon chrétien, de sauver tant de têtes au prix d'une seule.
LE ROI , à part.
Qui pourra vaincre don Martin, dont le bras est si redou- Uble?
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