ROI
Dieu te garde, mon Cid!
LE ciD, à part.
Et Dieu garde, Chimène!
9S DOCUHSNTS REtATfPS
CnMÈNE.
Fatale opinion, je poorsois ce que j*adore!
DONAUKKAQCE, à part.
Ils se sont regardés tendrement. Le denil de Cbimène jie s*est pas étendajasqQ^à son cœur.
CHIMÈRE
Roi, par les honneurs dont tu combles Rodrigue, tu veux braver la douleur d*une femme en la traitant de faiblesse ; tu as tort, et, pour te prouver combien elle eàt vraie, fais publier, depuis la plus importante de tes cités Jusqu'au moindre de tes villages, dans les champs et sur la mer, en mon nom et sous la garantie du tien, que celui qui m'apportera la tête de Rodrigue de Bivar obtiendra tous les biens de la maison d'Orgaz, et ma personne, si sa condition est égale à la mienne. S'il n'est pas de sang noble et d'origine connue, il aura la moitié de ma fortune avec ma protection tout entière. Daigne y consentir, ô roi ! ou l'on dira dans tes États et partout que non-seulement tu m'as enlevé l'honneur; mais que tu n'as ni prudence, ni raison, ni justice, ni pitié.
LE ROI
Hardie est cette demande ; mais trêve à toute plainte, alors^ j'aviserai.
DIEGUE
Moi aussi, moi, sire, je supplie Ta Majesté de céder aux vœux de Ghimène, de faire cette publication avec l'assurance de ta parole royale. Ces menaces ne me tourmentent pas. La tête de Rodrigue est placée bien haut; il faudra pour y atteindre un homme d'une taille peu commune, un géant.
LE ROI
Puisque les parties y consentent, je ferai cette publication; mais aucun chevalier ne se présentera.
A l'histoire so gid. 93