TROISIÈME JOURNÉE
JIMENA, ELVIRA.
ELYIRA.
Madame^ le bruit qui circule dans la yiile est certain.
JIMENA.
Le peuple embrasse souvent Terreur par amour de la nouveauté.
ELYIRA.
Mais il n*y a rien de surprenant dans ce bruit^ et les faits qu'on raconte sont bien dignes du héros; les merveilles qu*on dit avoir été accomplies contre Tennemi^ quoique paraissant exagérées^ ne sauraient surprendre ceux qui connaissent Rodrigo.
JIMENA.
Sa première merveille a été de m'imposer ce funeste deuil^ et ces soupirs^ tributs d'un cœur affligé I Ne prononce pas son nom.
ELYIRA.
Je trouve que, dans les deux occasions, il a rempli son devoir de bon fils et de bon vassal.
A L^nîsTOïkE i)tJ cfD. il9
JIMEM.
C*est vrai. Mais a-l-il déjà fait son entrée?
ELYIRA.
Je ne le sais pas encore.