‹ Documents relatifs à l'histoire du CidChapitre 81 sur 85 · J1MENA · texte numérisé non relu

J1MENA

Où voulez-vous le conduire?

LE SECRÉTAIRE

Pardonnez-moi, je ne puis pas le dire.

A l'uistoire DC gib. 203

NUNO

Si on remmène^ adieu sa tête !

JIMENA.

Il ne sortira pas d'ici^ non! et je ne le quitterai pas avant de connaître Tintention du roi.

RODRIGO. / '

Jimena, tu n'as rien à craindre, crois-moi.

JIMENÂ.

Je ne me fie à personne! On ne t'arrachera pas à moi! Tu ne sortiras pas de cette tour!

LE SECRÉTAIRE. t

Et comment pourrez-vous rempôcher?

JIHENA.

Gomment? En frappant de mort le premier qui osera ressayer. (Elle prend l'épée d'un des gardes.) Approchez, misérables !

LE SECRÉTAlltE*

Arrêtez, Madame!

RODRfCO.

Mon bien, calme-toi.

NVNO.

Quelle femme ! (Entrent te roi, l'infante et leur suite.)

LE ROI

Arrivez vite... Jimena, toi ici, et armée d'une épée! Que veut dire cela?

Elle veut apparemment* tuer Rodrigo.

NUXO.

Les beaux-pères pensent toujours ce qu'il y a de pire.

JIMENA.

Qu'est-ce qui vous étonne?

LE ROI

Ne dois-je pas m'étonner en te voyant avec celui qui a tué ton père?

JIMENA.

Pourtant c'est pour toujours, car c'est mon mari, sire,

LE Roi^ bas, à Diego.

Vois-tu, don Diego?

Je vous comprends^ sire.

LE ROI

Rodrigo ton mari? [Bas, à Diego.) Qu'en dis-tu, notre projet a-tr-il bien réussi ?

JIMEKA.

Oui, sire, jusqu'au tombeau.

LE ROt.

Nous en sommes là? .

DIEGO, à part.

Je ne peux m'empêcher de rire.

^ LE ROI

Et si je maintiens la senteuce?

. JIMENA.

Voudriez-vous aussi me laisser sans mari?

LE ROI

Puisqtfil est ton époux, je peux bien lui pardonner. Donnelui la main, Rodrigo.

RODRIGO

Que le ciel vous garde, seigneur!

DIEGO

Quel heureux jotir!

LE ROI

Allons, l'infante et moi nous serons vos témoins.

A l'histoire du cid. i

RODRIGjO. ^

Je vous baise les pieds» sire.

NUNO

Paisqull n*y a plus de mariage» la comédie est terminée. Excusez les fautes du fils» honneur de son père !

Les personnes qui auront lu le Cid de Diamante» un Corneille à la main, auront remarqué, comme nous Tavons dit, une identité parfaite entre un grand nombre de scènes, une identité telle, qu*il est impossible que Tun des auteurs n'ait pas copié Tautre. Tout lecteur intelligent demeurera con-^^ vaincu que Corneille est Toriginal. Diamante, en effet, presque partout» a amplifié et gspagnolisé Tauteur Irançais» si nous pouvons nous exprimer ainsi* Répétons-le donc encore une foi8> la seule source à laquelle Corneille ait puisé, est celle de Gùillen de Castro, las Mocedades del Cid (la jeu^ nesse du Cid), unique source avouée par lui.

FIN DU cm DS DUMANTE.

Page 1