Que l'ivresse augmente dans les villages
villages to an alarming extent. (Suggestion.) That surprise visits should be paid to the principal villages and native markets.
3. That the drunkenness is due to imported spirits, and not to those of native manufacture, such as palm wine.
4. That the imported gin and rum, etc.. are vile and poisonous liquids. (Suggestion.) That bottles be purchased and sent home for anaiysis.
8. That the importation of spirits is excessive in proportion to population.
And the Committoe would recommend further —
That the Criminal Statistics and Reports on Crime from the Colonies should be invt'stigated w^ith the view of seeing whether they furnish évidence of such a state of things as is described.
The Committee deem it most esscntial for the présent maintenance and future development of Brilish Irade with West Africa that there should be a more complète understanding and untformity of practice amongst ail the European powrers ruling on the coast as to duties levied on merchandise, including spirits. The inner boundaries of the Colonies and Protectorates, not to speak of those of mère sphères of influence, are ill-defined and gencrally unprotected (i). Merchandise of a portable kind can be carried from foreign ports where lower duties are charged and exchanged in the Hinterlands of British Colonies, in which Colonies the duties are on a higher scale, to the détriment of the Colonial revenues and British traders, including carriers by sea. Before a Customs Union was effected this applied to Togoland and the Gold Coast, and it may still apply to the Northern Rivers and ta Libéria in relation to Sierra Leone, to French Bénin in relation to Lagos, and to the Cameroons and Niger Territories in relation to the Niger Coast Protectorate. The Committee therefore recommend ~
1. That the duty lists of the British and Foreign Colonies and Protectorates on the
(') Were the boundaries belter protected, encounters between the natives and the préventive services would become fréquent, as at the Niger, with corresponding loss of life.
indigènes dans des proportions alarmantes. (Proposition.) Faire à l'improviste des perquisitions dans les principaux villages et marchés indigènes.
3. Que rivresse est due aux spiritueux importés et non à ceux de fabrication indigène tels que le vin de palme.
4. Que le genièvre, le rhum, etc., importés sont des liquides frelatés et pernicieux. (Proposition.) Acheter des bouteilles et les envoyer en Angleterre pour en faire analyser le contenu.
5. Que rimportation des spiritueux est excessive, eu égard au chiffre de la population.
Le Comité demande en outre :
Que les statistiques annuelles et les rapports sur la criminalité dans les colonies soient consultés, en vue de constater s'ils fournissent la preuve de l'existence d'un état de choses tel que coiui qu^on dénonce.
Le Comité estime qu'il est essentiel pour le maintien et le développement futur du commerce anglais avec l'Afrique occidentale, qu'une entente plus complète et une pratique plus uniforme s'établissent entre les Puissances européennes exerçant la souveraineté à la côte, au sujet des droits frappant les marchandises, y compris les spiritueux. Les frontières intérieures des colonies et protectorats, sans parler de celles des simples sphères d'influence, sont encore mal définies et généralement dépourvues de protection (^). Les marchandises transportables peuvent être amenées des ports étrangers où elles ne sont frappées que de taxes légères, dans les Hinterlands des colonies anglaises, où les droits sont plus élevés, et y être échangées au détriment du Trésor colonial, dels commerçants et des armateurs anglais. Avant la réalis:ition de l'entente douanière avec l'Allemagne, cette observation s'appliquait au Togoland et à la Côte d'Or; elle s'applique encore aux « Northern Rivers » et à Libéria dans leurs relations avec Sierra-Leone, au Bénin français dans ses relations avec Lagos, au Cameroun et aux territoires du Niger dans leurs relations avec le Protectorat de la Côte du Niger. Le Comité propose en conséquence :
l*" Que la liste des droits établis dans les colonies et protectorats anglais et étrangers à
(*) Si les frontières étaient mieux protégées, les rencontres sanglantes entre indigènes et forces de police seraient plus fréquentes, comme c*esl le cas au Niger.
West Coasl of Africa be carefully collaied, and Ihat an endeavour be made to effect an International Custonis Union, ivhich, whilst ensuring a revenue for ail reasonable purposes, would place competing traders of the various nationalities on a footing of equality.
They would also recommend —
2. That before any further advance be made in the spirit duties levied in the British Colonies such an International Agreement for uniform spirit duties be effected, the Brussels Act showing that the European Powers are well disposed, as a matter of trade policy and on humanitarian grounds, to corne lo such agreement.
3. If afîter inquiry, it be found by the European Powers that a further advance in the spirit duties is needed for revenue purposes, or for the safeguard of the natives, those duties should be raised by instalments, moderate in amount, and by preconcerted arrangement with the Powers as to such amount and as to the dates from which the advanced duty should be paid, in order to prevent disorganisation of trade and finance and any undue advantage being gained by one trader over another.
Finally, the Coinmittee wish to assure Her Majesty's Government that they, as representing traders, hâve at least as strong a motive, viz., in the matter of self-interest, in the préservation of the native as any other class, and that they are willing at ail times to consider how best to attain that end without ncediessiy jeopardising British commerce.
It should not be forgotten by Her Majesty's Government that in disorganisation and loss to the trade of the West African Colonies, loss will be experienced by many home industries which are at présent benefited largely by the African trade, and which it is hoped will be much more benefited in the future, since it has been the gênerai expérience of merchantsthat as the African Colonies become better organised and more highly civilised, the demand for the cruder or more hurtful manufactures is superseded by a demand for a différent and more extensive class of merchandise.
la Côte occidentale d'Afrique, soit dressée avec soin et que des démarches soient faites en vue d'arriver à une union douanière internationale qui, tout en assurant une rémunération pour toutes les opérations sérieuses, placerait les commerçants des diverses nationalités sur un pied d'égalité.
Il propose en outre :
2* Qu'aucune nouvelle augmentation des droits ne vienne frapper les spiritueux dans les colonies anglaises avant qu'un arrangement international concernant leur taxation uniforme ne soit réalisé. L'Acte Général de Bruxelles montre, en effet, que les Puissances européennes sont favorables à la conclusion d'un pareil accord qui intéresse à la fois le commerce et l'humanité.
«S^ Si, après enquête, les Puissances estiment qu'une nouvelle augmentation des droits sur les spiritueux est nécessaire, soit pour augmenter les ressources de leurs colonies, soit pour protéger les indigènes, les taxes nouvelles devront être d'un taux modéré et élevées graduellement après entente préalable entre les Puissances, en ce qui concerne le montant des droits et les dates i'i partir desquelles les surtaxes seront dues, de manière à prévenir la dt^sorganisation tant du commerce que des tinances, et ù éviter que les marchands ne puissent prendre les uns sur les autres des avantages qui ne seraient pas justifiés.
Enfin, le Comité, en sa qualité de représentant des commerçants, tient à donner au Gouvernement de Sa Majesté l'assurance qu'au pomt de vue de ses propres intérêts, il a au moins des raisons aussi puissantes que n'importe quelle autre classe de la société, de veiller à la conservation des indigènes. On le trouvera toujours disposé à rechercher ce qu'il y a de mieux à faire pour atteindre ce but sans compromettre inutilement le commerce national.
Le Gouvernement de Sa Majesté n'ignore pas que la désorganisation et la ruine du commerce dans les colonies de l'Afrique occidentale entraînera celle de beaucoup d'industries nationales qui ont jusqu'ici bénéficié largement des transactions avec l'Afrique et qui, il faut l'espérer, en retireront encore plus de profit dans l'avenir. L'expérience générale des négociants prouve, en effet, que, à mesure que les colonies africaines s'élèvent à un plus haut degré d'organisation et de civilisation, la demande des produits imparfaits ou même nuisibles fait place à celle d'une catégorie différente et plus étendue de mar-
In proof of this it may be observed that in the oldest possessions of Great Britain the imports of spirils arc in sniailer proportion to the whole imporls than in ihe newer possessions.
Ellis Edwards, Chavman ofthe African Trade Section.
Thomas H. Barker, Secretary.
October31,1895.
APPENDIX
Copy of Extracts from Colonial Reports, Annual, presmted to both Homes ofParliament.
GoLD Coast.
(Annual Report for 1892, rendered by Sir Brandford Griffith, K. C. M. G. See p. 22.)
(( With an estimated population of 4,473,882, this gives an average consumption of about <>/7ths gallon per head, but there is no doubt that a large quantity of the spirits imported into the Colony finds its way into Ashanti and other interior countries not within the Protectorate, and that 3/^-gallon per head more nearly approximates to accuracy.
» In the United Kingdom, with its population of 38,000,000 , the annual consumption of spirits is roughiy 39,000,000 gallons, and of béer 31,000,000 barrels, besides other strong drinks. It is clear, therefore, that the consumption of alcoholic drinks on the Gold Coast compares very favourably with that of the United Kingdom. Drunkenness on the Gold Coast is comparatively uncommon. East ofthe River Volta, where, on account of the low duties, rum can be purchased for threepence a bottle, and where, therefore, if the importation of spirits into the midst of the natives bas the demoralizing influence sooften contended for it, the efl^ects would be at once visible; there is absolutely no increase of drunkenness apparent. It would seem, therefore, that the West African native is not without a proper appréciation of the advantages of temperate habits. »
chandises. C'est ainsi que dans les colonies les plus anciennes de la Grande-Bretagne, la proportion des spiritueux dans le commerce dimportation est plus faible que dans les possessions nouvelles.
Ellis Edwards,
Président de la Section du commerce africain.
Thomas H. Barker,
Secrétaire.
31 octobre 1895.
APPENDICE
Extraits de rapports coloniaux annuels présentés aux deux Chambres du Parlement.
Côte d'Or.
(Rapport annuel pour 1892, rédigé par Sir BRA.NDFORD Griffith K.C. m. g. Voir p. 22.)
« Avec une population estimée à 1,473,882 habitants, cela donne une consommation d'environ 6/^ de gallon en moyenne par tête. Mais comme il n'y a pas de doute qu^une grande quantité des spiritueux importés dans la colonie pénètre dans le pays des Ashantis et dans d'autres contrées de l'intérieur non comprises dans le Protectorat, une moyenne de 3/4 de gallon par tête se rapprocherait davantage de la réalité.
n Dans le Royaume-Uni, qui compte une population de 38 millions d'habitants, la consommation annuelle des spiritueux est de 39 millions de gallons en chiffres ronds; celle de la bière, de 31 millions de barriques, sans parler des autres boissons fortes. Or, il est évident que si l'on compare la consommation des alcools dans le Royaume-Uni et celle qui se fait à la Côte d'Or, la comparaison est tout à l'avantage de cette colonie. L'ivrognerie y est relativement rare. A l'est de la Volta, où, grâce aux taxes légères qui le frappent, le rhum peut s'acheter à raison de 3 pence la bouteille et où, par conséquent, si l'importation des spiritueux dans les milieux indigènes avait l'influence démoralisatrice qu'on lui a si souvent reprochée, ses effets seraient immédiatement visibles; on ire constate absolument aucune augmentation de l'ivrognerie. Il semble résulter de là que les naturels de l'Afrique occidentale ne sont pas sans avoir le sentiment personnel des avantages de la tempérance. »