‹ Documents relatifs à la répression de la traite des esclavesChapitre 112 sur 227 · Giifarè' Dagoiè\ di origine Galla, Ras · texte numérisé non relu

Giifarè' Dagoiè\ di origine Galla, Ras

connut Ahmed Hagos Assero et Mohamed Idris coupables de fait de traite et Hadji Hassen Zeinou complice du délit. Les deux premiers furent condamnés à dix ans de réclusion et Hadji Hassen Zeinou à six années de la même peine.

Le Commissaire régional de Keren ayant appris par un rapport des carabiniers royaux que la femme Halima Bakit était retenue en esclavage par le nommé Ali Carrar Hoummed, la fit comparaître devant lui.

Ladite Halima déclara être née en servitude et avoir pour mère Tinket Amir Djaddai, esclave du nommé Hoummed AH Ficah dont celle-ci avait deux fils. Longtemps auparavant et antérieurement à Toccupatioti italienne, Hoummed avait vendu la mère et les deux garçons à un habitant d'Arkico, ne gardant auprès de lui qu'Halima ; mais après Tarrivée des Italiens à Massouah, la mère et les fils avaient été affranchis et étaient retournés se fixer chez les Maria Neri. Il y avait trois ans qu'Hoummed était mort, et son fils Ali Carrar, bien que la considérant toujours comme esclave, l'avait autorisée à aller vivre avec sa mère et ses frères.

Halima, dans la crainte qu'un jour ou l'autre Ali Carrar ne vînt à renouveler ses prétentions sur sa personne, sollicitait son affranchissement des autorités italiennes.

Le Commissaire régional de Keren, après avoir, ainsi qu'il convenait, admonesté Ali Carrar, prononça l'affranchissement d'Halima Bakit et lui remit une lettre d'affranchissement.

Le Résident du Mareb ayant été informé que Barambaras Gouldjia, chef de Zaid Accolom, avait chez lui de nombreux serviteurs qui, à l'origine, avaient été acquis comme esclaves, se rendit en personne à Toucoul, le 25 février, et tit comparaître tous les individus se trouvant au service de Barambaras Gouldjia.

Barambaras Gouldjia reconnut, en effet, que ses serviteurs avaient été achetés comme esclaves plusieurs années auparavant, mais ajoutait que depuis longtemps il ne les traitait plus comme tels et leur laissait la liberté de disposer de leur personne.

Le Résident procéda à l'interrogatoire de chacun d'eux et recueillit les déclarations ciaprès :

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