‹ Documents relatifs à la répression de la traite des esclavesChapitre 91 sur 227 · SS · texte numérisé non relu

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|i) Le cbfffre ■ 333 > représenlint le nombre d'escliiu (}UlL quille le I Home ■ se décompose comme suit: Hariég,S; plic^ en eppremisugï, 9 (dont S coofiés 1 la Société dei HiisJoDs); confié! i. des luiears. 99; morts, 99 ;t;ant quitté l'asile d« leur plein gré, T; erreur, 1 = 393. Des 917 eaclates renseignéa comme admïi durant l'anDée, US Tenaienl de Mosrl.

The famine which prompted the people to sell their chiidren caused a great increase in the slave trade. The emaciated condition of the chiidren when rescued accounts for the very high death rate, and aiso for the comparatively high food bill, since they are spécial ly dieted under médical orders. They often arrive in a hopeless and dying condition, but the Médical OfBcer reported to me that the Acting Lady Superintendent (Miss Mitchell) had, by close personal attention, saved many lives which seemed hopeless even under better conditions.

The visiting committee of Senior OfBcers sélects the Guardians, subject to final approval by the High Commissioner, and the Wards are from time to time inspected — if residing in canton ments by the Cantonment Magistrate ; if outside, by Résidents — and unless their condition is quite satisfactory they are sent back to the Home. A kitchen and laundry and a bakery hâve been added. The sale of bread and the laundry work, together with sale v-'f carpentry work and of eggs, and the wages of boys employed to pull punkahs, are now beginning to produce a small income, which I hope will rapidly increase. The chiidren are also paid small wages for their work out of thèse receipts. The Home bas been enclosed by an unclimbable fence ; and an isolation camp, 300 yards distant, for the réception of new arrivais and treatments of infectious diseases bas been added. Daily classes are held for the instruction of the chiidren. The boys are also taught carpentering, and are drilled by the native assistant. The entire clothing is made by ihe inmates, while the garden provides work for some of the chiidren, and its produce diminishes the food bill. Under the superintendence of the cantonment Magistrate (captain Rowe) the Home bas made great progress du ring the year.

Freed Slaves Home, Bomu.

In February, 1904, a second Home was opened in Bornu, where the large number

La famine, qui poussait les indigènes à vendre leurs enfants, a amené une grande recrudescence de la traite des esclaves. L'état de maigreur de ces en&nts au moment de leur affranchissement explique le taux élevé de la mortalité, ainsi que les frais d'alimentation relativement considérables depuis qu'ils ont été confiés aux soins des médecins. Les petits esclaves arrivent souvent dans un état désespéré, mais l'officier de santé m'a rapporté que la surintendante (Miss Mitchell) était parvenue, grâce à des soins tout particuliers, à en sauver un grand nombre dont le sort, même dans des circonstances plus favorables, eût paru très compromis.

Le Comité d'inspection des « Senior Officers » désigne les tuteurs. Ce choix est soumis à l'approbation du Commissaire en chef. Les pupilles sont visités de temps en temps. S'ils résident dans des cantonnements, c'est l'officier du cantonnement qui procède à cette visite; si, au contraire, ils résident en dehors des cantonnements, cette dernière est faite par des résidents. A moins que leur état ne soit complètement satisfaisant, ils sont renvoyés au a Home ». Une cuisine, une buanderie et une boulangerie ont été annexées à l'établissement. La vente du pain et des œufs, les travaux de lessivage et de charpenterie ainsi que les salaires des garçons employés à la manœuvre des ce punkahs » donnent déjà un petit revenu, qui, je l'espère, augmentera rapidement. Les enfants reçoivent également une légère rémunération pour leur participation à ces divers travaux. Le « Home » a été entouré d'une clôture infranchissable et un camp d'isolement a été établi à 300 yards de distance, en vue de recevoir les nouveaux arrivants et d'y traiter les maladies infectieuses. Les enfants reçoivent un enseignement quotidien. On les initie également aux travaux de charpenterie sous la direction d'un surveillant indigène. Tous les vêtements sont confectionnés par les pensionnaires de l'établissement, et les produits du jardin, entretenu également par eux, contribuent à alléger les frais d'alimentation. Grâce au zèle intelligent du Magistrat cantonal.-^ le capitaine Rowe), l'institution a fait degrands progrès au cours de l'année. . .

« Freed Slaves Home » de Bornou. .

On a ouvert au mois de février de l'année 1904 un deuxième a Home » à Bomu, où la

of children liberated from slave caravans coming from Âdamawa (German) might be accommodated without undergoing the hardships of a journey of over 1,000 miles to ZungerUy which proved fatal to many of thèse emaciated créatures, while the change of climate and diet induced ophthalmia, skin diseases, and dysentery. Dr. Parsons, Médical Officer in Bornu, took charge of the Home, and bas devoted himself to the work with enthusiasm and success. He has endeavoured to develop character in the inmates, and to inculcate a feeling of independence and a healthy rivalry in industry, so that they may become useful members of the community and liberated in a true sensé. The children ace taught mat-making, grasswork, pottery, leather and smithy work.

Boys who show aptitude are locally apprenticed, but remain on the books of the Home and are regularly inspected. The women and girls make the clothes and nurse the sick and weakly children. The boys are daiiy drilledbya soldier, and are learning English. In order to make the Home as nearly selfsupporting as possible a farm has been started, with 100 acres of land under crops and a few head of cattle and goats for milk, and some poultry. Food is plentiful and good. The buildings at présent consist of mud buts. There is daily médical treatment, the prévalent diseases being guinea-worm and ophthalmia. The Home started with 142 (112 below 11 years old, 19 girls from 12 to 20, and li adult women). During the year 28 more bave been received ; total, 167. There bave been 42 deaths, and five women hâve left of their own accord, leaving 120 at tbe end of the year. I was much pleased to note at my inspection the gênerai cleanliness and the happy rppearance of the inmates. Ouring Dr. Parsons* absence Dr. Blair, who shows no less interest in the work, has taken charge of the Home. The cost of the two Freed Slaves Homes was as follows : Staff, i:600; food, i:632; clothing, £6i; aundries, je 180; total jC 1,466. Earnings paid to revenue : jC 48.

plupart des enfants aflfranchis des caravanes d'esclaves venant de TAdamaua (Afrique allemande) peuvent séjourner sans avoir à subir les rigueurs du voyage de Zoungerou, long de plus de 1,000 milles; pareil voyage, en effet, serait funeste à la plupart de ces malheureux, le changement de climat et les privations occasionnant l'ophtalmie, les maladies de la peau et la dysenterie. H. Parsons, médecin de Bornou, s'est chargé d'assurer le service de l'asile et s'est acquitté de ses fonctions avec zélé et avec succès. H s'est efforcé de développer les qualités naturelles de ses pensionnaires et de leur inculquer le sentiment de l'indépendance et l'esprit d'en* treprise, de manière à en faire par la suite des membres utiles de la communauté et des hommes dans la véritable acception du mot. On apprend aux enfants la fabrication des nattes, les travaux de jardinage, la poterie, l'industrie du cuir et le métier de forgeron. Les garçons qui montrent des aptitudes sont mis en apprentissage ailleurs, mais ils restent inscrits sur les registres du « Home » et soumis à une inspection régulière. Les femmes et les jeunes filles confectionnent des vêtements et soignent les malades et les enfants chétifs. Un soldat donne journellement l'instruction militaire aux garçons, qui sont également instruits dans la langue anglaise. Afin d'assurer au « Home » une indépendance aussi complète que possible, on y a annexé une ferme d'une superficie de 100 acres de terre cultivée, avec quelques têtes de bétail, des chèvres laitières et un poulailler. La nourriture est abondante et saine. Actuellement les bâtiments sont construits en torchis. Les principales maladies étant le ver de Guinée et l'ophtalmie, il a été nécessaire d'établir un service médical journalier. Au début, la population du a Home » s'élevait à 142 personnes (112 au-dessous de 11 ans, 19 jeunes filles de 12 à 20 ans et 11 femmes adultes). Pendant l'année, il y a eu 28 nouvelles admissions, ce qui donne un total de 167. On a enregistré 42 décès; 8 femmes ont quitté le « Home x> de leur plein gré; il restait par conséquent à la fin de l'année 120 personnes. J'ai été très heureux de constater, lors de nion inspection, que les pensionnaires étaient très propres et paraissaient en bonne santé. Pendant l'absence du docteur Parson, c'est le docteur Blair qui s'est chargé du service de l'asile : il y a fait preuve d'un grand dévouement. Les frais

The gênerai position of tbe slave question in the Protectorate may be said to be satisfactory. The constant slave-raids which bave depopulated tbe country and almost exterminated tbe people of the Kabba and Kontagora provinces bave, of course, ceased tbroughouttbe length and breadlh of Nigeria. The slave trade from German Adamawa and tbe Benue régions towards Lagos and Southern Nigeria still exists, and bas been very active of late owing to the famine, but is being energetically stamped out, as many as 200 having been detected and liberated by Mr. Lobb in 2 Vs months. The children rescued were extremely emaciated, and had been sold for sums varying from 1 «. 9 d. in corn to 10«. in sait. Sorae were repatriated, but those whose homes could not be found, or wbo would probably be sold again, were sent to the Home. Out of 200 only 10 per cent, were adults, the average âge being eight years; 30 or 40 died of the starvation they had suffered, in spite of every possible care. Tbis slave trade is chiefly carried on by Nupe and Kakanda canoe-men. Seven hundred slaves bave been freed in tbis (Mûri) province during the past five years. Mr. Lobb reports that natives state tbat slaves are still sold openly in the markets of tbe Kameruns, in spite of the présence of Europeans, while large raiding bands from Gashaka (German) devastate the country, one district being raided three times in the year and completely depopulated.

The pagan tribes, wbo formerly feared to bring their produce to the markets lest they should be seized as slaves, now know that they bave redress from Government, and already the complaints of the Yerguma bave led to conviction of kidnappers at Yellua. The resuit will be to stimulate trade, and to

des deux « Home » d'esolaves affranchis se décomposent comme sait : personnel, 600/; nourriture, 632 £; vêtements, 84 ^; divers, 150 jf ; en tout, 1,466 £. Salaires versés à la caisse des recettes : 48 £.

On peut considérer la situation générale du Protectorat au point de vue de la traite des esclaves comme satisfaisante. Les raids incessants qui ont dépeuplé la contrée et exterminé à peu près la population des provinces de Kabba et de Kontagora ont en effet cessé dans toute l'étendue de la Nigérie. Le commerce des esclaves de l'Adamaua (Afrique allemande) et des régions du Bénoué vers le Lagos et la Nigérie méridionale existe encore, il est vrai, et a môme pris récemment, par suite de la famine, une très grande importance, mais on a eu recours à des mesures énergiques pour l'enrayer :

dans l'espace de deux mois et demi 200 es« claves ont été découverts et affranchis par H. Lobb. Les enfants qui se trouvaient parmi eux étaient dans un état de maigreur extrême; ils -avaient été vendus pour des sommes variant entre 1 scbelling 9 pence en blé et 10 scbelling en sel. On en a rapatrié quelques-uns, mais ceux dont on n'a pu retrouver la famille ou qui auraient été probablement revendus, ont été envoyés à l'asile. De ces 200 esclaves, 10 ^o étaient des adultes, la moyenne étant ftgée de 8 ans; malgré les soins qui leur furent prodigués 30 ou 40 d'entre eux succombèrent aux suites des privations qu'ils avaient endurées* Le trafic d'esclaves est pratiqué surtout par des bâte* liers du Noupé et du Kakanda. Au cours des cinq dernières années, 700 esclaves ont été affranchis dans cette province (Mouri).

H. Lobb rapporte. qu'au dire des indigènes, des esclaves sont encore vendus publiquement sur les marchés du Kameroun, malgré la présence des Européens, tandis que de nombreuses bandes de Gachaka (Afrique allemande) dévastent la contrée; un seul district a été razzié trois fois au cours d'une seule année et sa population décimée.

Les tribus païennes qui autrefois craignaient d'apporter leurs produits sur les marchés, de peur de se voir réduites en esclavage, se sentent aujourd'hui protégées par le Gouvernement. Déjà les plaintes qui ont été formulées par les Yergoums ont abouti à la condamnation de voleurs d'en-

exert a civilising effect on the tribes. From Bornu the Résident writes : « The big slave traflBc which was flourishing two years ago is DOW almost stamped oui. The passage through Bornu of caravans of raw slaves from German and French territory is no longer to be found. A few very small parties occasionally still filter through with a good deal of risk, and by bush routes. The chief remaining route at présent is from German territory, along the western shores of Ghad to Kabi, in French Hanga. Thèse traders are very diflScult to catch. » Seven hundred and fifiy-four slaves hâve been freed in Bornu since the province was occupied, of which 85 per cent, are in transit from French Bagirmi through German territory, 10 per cent, are Kanuris enslaved by Rabeh, and 1 per cent, ordinary court cases. What trade still esists cornes chieflv from Adamawa. In the Yola province 184 were liberated (total 349 in three years), some being set free by the expéditions against the pagan tribes. Famine caused the sale of children, who else were dying of starvation. Mr. Barclay reports that few of the slaves of the Fulani assert their freedom, for they are now better treated by their masters, who fear lest they should doso.

Elsewhere in the Fulani States the policy of Govemment in this matter is, I think, becoming better understood, and the chiefs appear to acquiesce in it. fn my last report 1 said that the Emir of Sokoto had of his own initiative promulgated the prohibition regarding slave-dealing. From Kano it is reported that « complaints or assertion of freedom by slaves are extremely rare — a discontented slave simply runs away and the remainder are content ». There are (says Dr. Cai^ll) but few cases of slave-dealing, which is becoming too risky to be profitable, and will soon cease entirely. Domestic slaves are well treated, well housed, and well fed, and the laws are now so well known that masters dare not ill-treat their slaves lest they should complain to the British Court. They are allowed to work for one day in the

fants à Yelloua. Ce fait contribuera à développer le commerce et exercera une intluence civilisatrice sur les tribus. Diaprés ce que rapporte le Résident du Bornou, le commerce des esclaves, qui y florissait il y a deux ans, a maintenant presque entièrement disparu, et Ton n*y a plus constaté le passage de caravanes d'esclaves venant des territoires allemand et français, bien que parfois encore quelques caravanes, peu importantes il est vrai, s'aventurent, non sans risques, par des sentiers écartés. La route principale qui subsiste actuellement est celle qui part du territoire allemand, le long de la rive occidentale du lac Tchad vers Kabi dans le Manga français. Il est très difficile de s'emparer deces traitants. Depuis l'occupation de la province, on a affranchi au Bornou 754 esclaves, dont 8S % venant du Baguirmi français- par le territoire allemand, 10 ^/u d'indigènes Kanouris réduits en esclavage par Rabeh et 10 ^/o de cas ordinaires soumis au tribunal. Le trafic qui existe encore provient surtout de TAdamaua. Dans la province de Yola, on a affranchi 1S4 esclaves (soit au total 349 en trois années) ; plusieurs ont été affranchis au cours des expéditions dirigées contre les tribus païennes. Les indigènes étaient poussés par la famine à vendre leurs enfants, qui d'ailleurs mouraient par suite de privations. M. Barclay rapporte que parmi les esclaves des Foulanis, il en est peu qui réclament leur liberté, parce que les maîtres, craignant qu'ils ne fassent usage de leurs droits, les traitent mieux que par le passé.

A ce point de vue, je crois que la politique du Gouvernement est aujourd'hui mieux comprise dans d'autres parties des Etats foulanis et les chefs paraissent vouloir s'y rallier. Dans mon dernier rapport, j'ai dit que l'Émir du Sokoto avait, de sa propre initiative, promulgué le décret interdisant la traite. Dans le Kano, d'après ce que Ton rapporte, les plaintes sont très rares, de même que les demandes d'affranchissement formulées par les esclaves. D'ordinaire, un esclave mécontent prend la fuite; quant à ceux qui restent, ils sont satisfaits de leur sort. Le D*" Cargill prétend que le commerce des esclaves se pratique sur une échelle très restreinte, les risques étant grands et le profit minime. On peut en conclure qu'il ne tardera pas à disparaître entièrement. Les esclaves indigènes

week on their own land, the produce of which is their own, and to trade, and may redeem theniselves if they wish so. Many who ran away at the time of thc annexation of Kano hâve returned. « The slavery question », he adds, « has caused scarcely any difficulty in this province ». 1 observed in ihe list of cases (tried by himself) which the Emir sends in, that in four instances he had inflicted three months' imprisonment for buying a slave. This, I think, marks a striking forward movement. The Résident of Nassarawa States that he has now little difficulty in this question, and that the Chiefs of Nassarawa and La fia are voluntarily freeing many of their slaves and substituting paid labour, but many runaway slaves from the north are settling in the province. From lilorin I hear that the slave trade is practically extinct, and the domestic and farm slaves are happy. The buyers of slaves are said to corne from Abeokuta. A few years ago there was a great slave mart in lilorin. From Kontagora and other provinces I aiso hear satisfactory accounts. Even allowîng for some optimism on the part of Résidents, there is ground for legitimatc satisfaction in contrasting this state of things with what oblained in 1900, when, as I reported, Nigeria was probably one of the worst, if not the worst, of places in Africa for slave-raiding and slave-trading in its most barbarous and cruel forms.

sont bien traités, bien logés, bien nourris; de plus, les lois sont à ce point connues que les maîtres n'osent plus maltraiter leurs esclaves, de peur d'être poursuivis devant les tribunaux anglais. On leur permet de travailler un jour par semaine sur leurs propres terres, dont le produit leur appartient ; ils peuvent exercer le commerce et se racheter, si tel est leur désir. La plupart de ceux qui ont fui à Fépoque de l'annexion du Kano sont revenus depuis.

M. Cargill ajoute que la question de l'esclavage a rarement soulevé des difficultés dans cette province. J'ai remarqué dans la liste des jugements fournie par l'Emir (jugements qu'il a prononcés lui-même) qu'il avait, à quatre reprises diliérentes, infligé trois mois d'emprisonnement pour achat d'esclave. C'est là, selon moi, un progrès très sensible. Le résident de Nassaraua déclare, de son côté, qu'il ne rencontre pas la moindre difficulté et que les chefs de Nassaraua et de Latia ont spontanément affranchi un grand nombre de leurs esclaves et rémunèrent leur travail ; d'autre part, beaucoup d'esclaves fugitifs venant du Nord s'établissent dans la province. J'ai appris qu'à lilorin le trafic des esclaves a, en réalité, disparu; quant aux esclaves domestiques et ceux qui sont employés dans les fermes, ils sont contents de leur sort. On dit que les acheteurs d'esclaves viennent d'Abeokouta. Un marché important se tenait il y a quelques années à lllorm. J'ai reçu également de bonnes nouvelles du Kontagora et d'autres provinces. Même en tenant compte de l'optimisme qui caractérise certains rapports émanant de résidents, il y a lieu de se montrer satisfait du résultat obtenu si on le compare à celui de l'année 1900. Je constatais en effet, à cette époque, que la Nigérie était une des contrées de l'Afrique où la traite se présentait sous l'aspect le plus barbare et paraissait sévir avec le plus d'intensité.

A proclamation continiaing the abolition of the légal status of slaveîry and providing for other purposes connected with transactions in and the holding of slaves in the Protectorate.

Be it enacted by the High Commissioner of Northern Nigeria as follows :

1 . This proclémation may be cited as a The Slavery Proclamation 1904 ».

2. Proclamation n* 2 of 1901 entitled a The Slavery Proclamation 1901 » is hereby repealed.

3. The légal status of slavery is and shall remain abolished throughout the Protectorate of Northern Nigeria.

4. Âny non-native or freed slave who shall be convicted of being in possession of a slave or of assisting in the surrender of a fugitive slave to his owner, shall be liable to the same penalties as though he w^ere a British subject and ail transactions with respect to slaves which are illégal in the case of a British subject shall be equally illégal in the case of any non-native or freed slave. Ând any nonTnative or freed slave convicted of any such transaction as mentioned in the preceeding section, shall be liable to the same penalties as though he were a British subject.

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