‹ Documents relatifs à la répression de la traite des esclavesChapitre 95 sur 227 · AFRIQUE ORIENTALE. — OUGANDA · texte numérisé non relu

AFRIQUE ORIENTALE. — OUGANDA

SOMALILAND.

Mémoire sur l'état des proteotorats afHoains administrés par le Foreign Office.

(Extrait.)

Qu'il nous soit permis de faire remarquer en conclusion que, parmi les résultats dus directement à l'administration anglaise des protectorats africains, un des plus satisfais sants a été l'abolition complète de la traite, et par conséquent la suppression des frais élevés causés par Tentretien d'une escadre dans les eaux de l'Afrique orientale.

Foreign Office, 31 mars 1908.

— Ui —

SOUDAN

Report by His Majesty's Agent and Gonsnl-General for 1904.

(Extract.)

Slave- raiding in the Eastern Soudan received a severe blow at the beginning of last year at the hands of Colonel Gorringe, the late Houdir of Senaar. It was through the strategy and energy of this officer that Ibrahim Wad Mahmoud, the most cruel of the slave-raiders, was captured and hanged, tfie greater part of his followers annihilated, and iheir stronghold destroyed. a I venture to say y), Captain McHurdo, the head of the Slavery Department, writes, « that never again will the Eastern Soudan harbour such a villainous band of marauding slave-raiders ».

The Slavery Department bas now established several small posts in the country that used to be terrorized by Ibrahim Wad Mahmoud and his followers, so that, for the time being, actual slave-raîding bas ceased to exist.

The country which sufTered most from thèse maraudera lies to the west of the Blue Nile, and is inhabiled by the Borun ncgroes. Litlle was known about this people; they bave a dialect of their own, and do not speak Arabie; no one had penetrated into their country. After the defeat of Ibrahim Wad Mahmoud, Mr. Gorringe, an Inspector of the Slavery Department, went on a long patrol through the Borun country, and struck the WhiteNile a little north of its junction with the Sobat. He subsequently wrote an interesting report on his journey. ce It is pitiable », Captain McMurdo says, incommenting on this report, a to read of the dévastation wrought by Ibrahim Wad Mahmoud among the Borun people. In the sphère which he raided, there were no children left, the proportion of adults is about seven men to one woman, and the villages were devoid of sheep, goats, poultry, and cattle. The joy of thèse people at the destruction of the slaveraider and his followers is easier to imagine than to describe ».

SOUDAN

Rapport de TAftent et Consul Général de S. M. Britannlqae pour 1904.

(Extrait.)

Le colonel Gorringe, ex*Moudir du Senftar, a porté, au commencement de Tannée dernière, un coup très sérieux à la traite dans le Soudan oriental. C'est grâce â l'habileté stratégique et à l'énergie de cet officier qu*a pu être saisi et pendu Ibrahim Wad Mahmoud, le plus cruel des ravisseurs d'esclaves, qu'ont été supprimés la plupart de ses auxiliaires, et que leurs retranchements -ont été détruits. « Je crois pouvoir affirmer », écrit le capitaine Mac Murdo, chef du Département de la Traite, « que jamais plus le Soudan oriental n'abritera une bande aussi abominable de brigands se livrantà la chasse aux esclaves ».

Le Service de la Traite a établi actuellement, dans la région que terrorisaient Ibrahim Wad Mahmoud et ses complices, plusieurs petits postes, de façon qu'aujourd'hui la chasse à l'homme a cessé d'exister.

La région qui a souffert le plus de ces bandits s'étend à Touest du Nil Bleu ; elle est habitée par les nègres Borun. On ne savait que peu de chose jusqu'à présent sur le compte de cette peuplade; elle a un dialecte particdlier et ne parle pas l'arabe; personne n'avait encore pénétré dans son pays. Après la défaite d'Ibrahim Wad Mahmoud, M. Gorringe, inspecteur attaché au Service de la Traite, entreprit une longue tournée et rejoignit le Nil Blanc un peu au nord de son confluent avec le Sobat. En analysant l'intéressant rapport qu'il rédigea sur son voyage, le capitaine Mac Murdo dit que c'est avec peine qu'on lit la relation de l'œuvre de dévastation accomplie par Ibrahim Wad Mahmoud parmi les nègres Borun. Il ne reste plus d'enfants dans la région qu'il a parcourue, et les adultes y sont dans la proportion de sept hommes pour une femme; dans les villages on ne trouve plus ni moutons, ni chèvres, ni volaille, ni bétail quelconque. Il est plus facile d'imaginer que de décrire la joie qu*a causée à ces malheureux la disparition de ce ravisseur d'esclaves et de ses complices.

- Id the Bastern Soudan, a certain amount of kidnapping is still going on, and the extent of the country to be guarded is so great that it is very difficult to put an entire stop to this practice. From Kassala to the Red Sea, there is a continuous range of rugged mountains, inhabited by the Gemelab tribe, who are very old offenders, and the facility with which they can harbour slaves encourages the kidnapping traffic (^).

The kidnapping that was formerly carried on, to some extent, round and about the Berber district bas been greatly checked by the Houdir and bis subordinates. It is very probable that in Omdnrman there is a considérable remuant of the old slàve-trading community, who do not lose a chance of traflScking whenever possible, but a close watch is kept on them and the trade is not active.

« The Province of Dongola », Captain Me Murdo writes, « is most satisfactory, and the Bisharin finds it almost hopeless to carry on their old practices. This resuit is not only due to Colonel Jackson's great energy in the matter, but partly also to the System of registration of blacks, which is efficiently kept up throughout the Houdirieh. I bave no hésitation in saying that the more efficiently this System is worked, the less kidnapping there will be in the Soudan. »

Captain Me Murdo concludes his report in the following terms :

« No information that 1 hâve received leads me to suppose that slave traffic bas increased in Kordofan. On the other hand, I doubt there being any great decrease. The riverain Arabs certainly carry on the trade, and I am now endeavouring to check them by the co-operation of the Ghezireh and Kordofan forces on the river bank.

<.( l bave not been able to visit personally the Bahr-el-Ghazal and southern districts, as 1 bave considered them too far from my base, but when the machinery of the Department is in good working order, I shall hope to control any traffic that may exist there.

(*) Since I wrote the above, information bas been received from which it would appear that there is a fair prospect of putting a stop to the practices hèretofore foilowed by the Gemelab tribe.

Les enlèvements n'ont pas absolument cessé dans le Soudan oriental. L'étendue à surveiller est si vaste qu'il parait très difficile d*enrayer complètement le mal. De Kassala à la mer Kouge, il existe une chaîne continue de montagnes abruptes^ habitées par une tribu d'anciens malfaiteurs, les Gemelabs, que la facilité avec laquelle ils peuvent soustraire leurs esclaves aux recherches en«courage dans leur trafic (^).

Les rapts d'esclaves qui se pratiquaient sur une échelle plus ou moins grande dans les environs du district de Berber ont été vigoureusement réprimés par le Houdir et ses lieutenants. Il est fort possible qu'à Omdurman il subsiste encore un grand nombre d'anciens traitants qui ne laissent échapper aucune occasion de se livrer à leur trafic, mais on les surveille de près et leur commerce est très peu actif.

ce La situation est très satisfaisante dans la province de Dongola, écrit le capitaine iMcMurdo, et les Bicharin désespèrent de pouvoir jamais reprendre leurs exploits d'autrefois. Ce résultat n'est pas seulement dû à la grande énergie déployée à cet égard par le colonel Jackson, mai» encore au système d'enregistrement des noirs, qui est pratiqué avec beaucoup de soin dans toute l'étendue de la Moudirieh. Je déclare sans hésiter que plus on mettra de rigueur à l'application de ce système, moins il se produira d'enlèvements dans le Soudan, n

Le capitaine McMurdo conclut ainsi son rapport :

(c Bien que je n'aie reçu aucun renseignement de nature à me faire supposer que la traite se soit accrue dans le Kordofan, je doute cependant qu'elle ait sérieusement diminué. Les Arabes riverains s'y adonnent, le fait n'est pas douteux, mais je m'efforce en ce moment de la réprimer avec la coopération des troupes combinées du Ghezireh et du Kordofan, le long de la rive du fleuve.

» Je n'ai pas pu aller visiter moi-même les districts du Bahr-el-Ghazal et ceux des confins méridionaux, les jugeant trop éloignés de ma base d'opérations ; mais dès que les rouages du service fonctionneront normalement, j'espère pouvoir réprimer tout trafic

(^) Depuis lors, les informations reçues tendent à faire croire que Ton a des chances sérieuses de mettre fin aux déprédations des Gemelabs.

From time to time I faear from Soudan officiais of slave-raiding cases that bave taken place, but I am led to conclude that thèse are carried on more in the way or reprisais arising from tribal quarrels than for purposes of export. »

Ail that Captain Hc Hurdo says is conflrmed by the reports of the Governors of the various provinces. There can be no doubt that the slave trade, though it bas as yet by no means been stamped out, lias received a very great check in the Soudan. The people bave learned to respect, and also to dread, the slavery laws. Seventeen persons were convicted of dealing in slaves during the course of the past year. Of thèse, one (Ibrahim Wad Mahmoud) was sentenced to death for murder and rébellion. The remaining sixteen were condemned to various terms of imprisonment. The fear vs^hich the application of the lav^ bas inspired produces, witbout doubt, a salutary effect on the whole, but it sometimes leads to sad conséquences. Thus, Mr. Bonham-Carther reports two very brutal cases of murder, the victims being, in one case a v^oman, and in the other a boy, who were made away with in order to prcvent their appearance as witnesses in slavery cases.

As regards domestic slavery, as distinguished from the Slave Trade, as much progress as could reasonably be expected is being made in eradicating this institution from the country. On this subject Sir Reginald Wingate writes :

ce By carefully protecting the interests of those who were previously slaves, and at the same time gradually cmploying them on remunerative work in other capacities — should they be unwilling to return to their masters as ordinary servants — we sball eventually, with the concurrence and assistance of the inhabitants themselves, gradually transform the status of slavery, and substitute for it a System of paid labour, which will probably be acceptable to master and servant alike. »

qui pourrait encore exister dans oes riions. De temps à autre, des fonctionnaûres du Gouvernement du Soudan viennent m^informer que des razzias ont eu lieu ; toutefois je suis porté à croire qu'elles sont entreprises plutôt par représailles de tribu à tribu qu'en vue de l'exportation. »

Tout ce que dit le capitaine HcHurdo se trouve confirmé par les rapports des Gouverneurs'des différentes provinces. Il ne saurait exister de doute que la traite des esclaves au Soudan, encore qu'elle soit loin d'avoir été détruite, a été efficacement réprimée. On y a appris à respecter et même à redouter les lois contre l'esclavage. Dix-sept individus ont été convaincus, au cours de l'année dernière, de faits de traite. L'un d'eux (Ibrahim Wad Mahmoud) a été condamné à mort pour meurtre et rébellion. Les seize autres ont été condamnés à différentes peines d'emprisonnement. La crainte qu'a inspirée cette application sévère de la loi a certainement produit, en général, un effet salutaire, mais elle a eu parfois de tristes conséquences. C'est ainsi que H. Bonham-Carter mentionne deux cas très regrettables de meurtre dans lesquels les victimes, une femme et un garçon, ont été supprimés pour les empêcher de comparaître comme témoins dans des afibires de traite.

Quant à l'esclavage domestique, qu'il ne faut pas confondre avec la traite, on réussit, autant qu'on peut raisonnablement l'espérer, à faire disparaître de plus en plus cette institution du Soudan. Voici ce qu'écrit à ce propos Sir Reginald Wingate :

« En protégeant attentivement les intérêts des anciens esclaves et en employant graduellement à des travaux lucratifs ceux qui ne veulent pas retourner chez leurs maîtres comme serviteurs ordinaires, nous finirons par arriver, avec la coopération et l'assistance des habitants eux-mêmes, à transformer petit à petit l'esclavage, en y substituant un système de travail salarié, qui sera probablement aussi bien vu du maître que du serviteur. »

ReiKxrt on oriusiii^s on the East ooast of AfSrica.

Admiralty, 14tb April 1905.

Sir Evan Mac Gregor to the Under Secretary of State, Foreign Office.

SlR,

I am commanded by my Lords Commissioners of the Admiralty to transmit, herevfiih, for the information of the Marquess of Lansdowne, copy of a letter dated the 18th ultimo No. 198/161, from the Commanderin-chief, Cape of Good Hope station, reporting the négative resuli of the observation by His Blajesty 's ships under his command of the Slave Trade of the East Coast of Africa during the year 1904.

I am, etc.

{s,) ËVAN Mac Gregor.

<( Crescent » in Simon 's Bay, ISth Mardi 1905.

Rear-Admiral J. Dumford to the Secretary

ofthe Admiralty.

SlR,

With référence to paragraph 6 of Slave Trade Instructions, volume I, be pleased to inform their Lordships that no conciusive évidences of activity in the Slave Trade on the East Coast of Africa were noticed by His Majesty 's ships on that division of the Cape station during the year 1904.

1 bave, etc.

(à'.)J. Durnford, Rear-A dmiral.

Rapport sur les oroisières & la oOte orientale d'Afrique.

Amirauté, 14 avril 1906.

Sir Evan Mac Gregor au Sous-Secrétaire d'État du Foreign Office.

Monsieur,

J'ai reçu Tordre des Commissaires de l'Amirauté de vous transmettre la copie cijointe, pour l'information du marquis de Lansdowne, d'une lettre datée du 18 du mois dernier, n^ 198/161, du Commandant en chef de la station du Cap de Bonne-Espérance, faisant connaître le résultat négatif enregistré par les navires de Sa Majesté placés sous son commandement et chargés de la surveillance de la traite à la côte orientale d'Afrique, pendant l'année 1904.

Je suis, etc.

(s.) EvÀN Mac Gregor.

Annexe.

A bord du « Crescent », dans la baie de Simon, 18 mars 190S.

Le Contre-amiral /. Durnford au Secrétaire

de l'Amirauté.

Monsieur,

Conformément au paragraphe 6 des instructions sur la traite, volume I, je me permets de porter à votre connaissance qu'aucun cas de traite n'a pu être constaté à la côte orientale d'Afrique par les navires de Sa Majesté appartenant à cette division de la station du Cap, au cours de l'année 1904.

J'ai rhonneur, etc.

(8.) J. Durnford, Contre-amiral.

ITALIE

PROTECTION DES INDIGÈNES

SOMALIA ITALIANÂ

Aocordo d'IUig 5 marzo 1906 tta, il Gomm. Pestalozza ed il Mollah.

(Estratto.)

Art. IIL

In quel la sede (del Mullah) il commercio sarà libero per tutti e sottoposto ai regolamenti ed ordini del Governo. Resta sin d'ora assolutamente proibita l'importazione e lo sbarco di armi da fuoco, di cartucce di piombo e di polvere per l'uso délie medesime armi.

Il Saied Mohamed stesso e la sua gente si impegnano per impegno formate ed intero, con giuramento davanti a Dio, di impedire la tratta degli schiavi come pure l'importazione o sbarco del medesimi e di armi da fuocOy qualunque ne sia la provenienza da mare e da terra.

Chi infrangerà questi ordini sarà passibile di punizione a seconda délie disposizioni governative al riguardo.

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