‹ Documents relatifs au développement du commerce entre les États-Unis et le Canada y compris la colonie de Terreneuve [sic] 1891 [microforme]Chapitre 30 sur 31 · NT · texte numérisé non relu

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Sir Juliun Pauncefote à lord Stanley de Preston. WASHINGTON, 2 avril 1891, MiLorp,—Relativement à ma dépêche n° 12 du 26 du mois dernier, transmettant copie d'une note que j'avais adressée à M. Blaine sur réception de la dépêche n° 17 de Votre Excellence, en Aate du 16 du même mois, j'ai l'honneur de vous envoyer copie d’une note que j'ai reçue de M, Blaine en réponse à la mienne, J'ai, etc.

JULIAN PAUNCEFOTE, Son Excellence le Très-honorable Lord STANLEY DE PResron, G.C.B

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M, Blaine à sir Julian Pauncefote.

DÉPARTEMENT D'Erar, WASHINGTON, ler avril 1891.

MON CHER sIR JULIAN,—J'ai dûment reçu la note que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 20 mars, Je regrette de n'avoir pu, pour plusieurs raisOns, y répondie plus tôt,

Pour plus de commodité, je transcris ici la partie essentielle de votre note :

# Dans une note datée du’ 22 janvier dernier, j'avais Le plaisir de vous informer confidentiellement qne le gouvernement canadien, par déférence pour votre préférence pour une Conférence non officielle sur la question de la réciprocité, était disposé à se rendre à vos désirs à cet égard,”

‘€ IT fut entendu qu'après le 4 mars vous seriez prêt à discuter la question non officiellement avec moi et avec un «gent où plus du Canada. Maintenant je reçois une dépêche du gouverneur général du Canada dans laquelle il me demande de savoir de vous si ce temps-ci vous convient pour cet objet; si oui, les représentants nommés par le gouvernement canadien se rendront tout de suite à Washington pour conférer de la manière proposée sur le tout ou chacun des sujets indiqués dans les bases de négociation, dont j'ai eu l'honneur de vous remettre copie le 22 décembre dernier.”

Une copie de la “base des négociations ” que vous m'avez remise le 22 décembre dernier est annexée à la présente note,

Vous m'avez dit, si ma mémoire ne me trompe pas, que vous éliez chargé par lord Salisbury de proposer aux Etats-Unis ces sujets pour être l’objet de la discussion, et si possible, d’un accord.

J'ai répondu que j'étais sûr que le président ne voudrait pas nommer une commission pour considérer les propositions telles qu'elles étaient définies, et de plus que je ne voudrais pas les soumettre au président,

Après quelques autres minutes de conversation où vous avez répété que ces propositions n'étaient que les bases sur lesquelles pourrait s'engager une discussion, je répliquui que dans tous les cas je n'avais pas un irstant d'attention à donner à la question avant l’ajournement du Congrès en mars, mais qu'après cette date je serais disposé à acquiescer à votre demande, à “avoir une conférence à fond mais privée avec le ministre anglais, et un agent ou plus du Canada, étudier chaque point sur lequel on diffère, et considérer chaque sujet qui pourrait servir de base à un intérêt mutuel,”

“Si l’on arrive à un accord, fort bien ; si non, on ne fera pas de mention officielle de la tentative,

“ [Il importe par-dessus tout d'éviter de parler en public de cette affaire.

“ Le prési'ont insistera sur ceci,”

Il n'y à pas de notes échangées entre nous, Mais j'ai soigneusement pris note de ma modification de la pièce contenant la proposition de lord Salisbury, que vous m'aviez laissée, et cela aussitôt après votre départ du département. Vous observerez que le caravière privé que je désirais donner à la conférence, vous l’avez reconnu un mois plus tard dans votre note du 27 jaivier, où vous appelez la correspondance ‘ confidentielle.”

Etant donné le fait que vous êtes venu au département d'Etat avec les propositions, et que la question à été alors mentionnée pour la première fois entre nous, et en face de cet autre fait que j'ai consenti à une conférence privée comme c’est expliqué dans ma minute, j'avoue que j'ai été surpris quand, plusieurs semaines plus tard, pendant la lutte électorale au Canada, sir John Macdonale et sir Charles Tupper ont déclaré tous deux devant des assemblées publiques qu'une discussion non officielle d’un traité de réciprocité art! lieu à Washington après © 4 mars, sur l'initiative du secrétaire d'Etat.

J'entre dans :es détails parce que j'estime que, puisque la chose est depuis quelques semaines livrée aux commentaires du public, il importe d'établir que je n'ai pas pris l'initiative de la conférence, mais qu'au contraire l’arrangement privé dont j'ai parlé n’a été qu'une modificatien de votre proposition et n'a été en aucun sens suggéré originairement par le gouvernement des Etats-Unis,

Après cette explication il ne me reste plus qu'à dire que les messicurs représentant le Canada et proposant de discuter les relations commerciales des deux pays peuvent être sûrs de rencontrer à Washington un courtois et cordial accueil de la part du gouvernement des Etats-Unis,

J'ai, etc.

J. G. BLAINE,

Nomination d'une commission conjointe comme en 1871, qui serait autorisée à traiter sans réserve, et à préparer un traité sur les questions suivantes :—

1. Renouvellement du traité de réciprocité de 1854, sauf les modifications que demandent les chan ;ements de situation des deux pays, et les développements que la commission jugera être dans l'intérêt des Etats-Unis et du Canada.

2. Reconsidération du traité de 1888, au sujet des pêcheries de l'Atlantique, dans le but d'assurer l'admission en franchise des produits des pêcheries canadiennes sur les marchés des Etats-Unis en retour des facilités qui seraient accordées aux pêcheurs américains pour acheter de la boitte et des approvisionnements, et pour transborder leurs cargaisons en Canada, Tous ces privilèges seraient mutuels,

3. Protection des pèches de maquereau et des autres pêches de l'océan Atlantique et des eaux de l'intérieur,

4. Mitigation des lois des deux pays sur le cabotage qui se fait le long du littoral,

5. Mitigation des lois des deux pays sur le cabotage dans les eaux intérieures qui séparent le Canada des Etats-Unis,

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