‹ Documents relatifs aux églises de l'Orient considérées dans leurs rapports avec le Saint SiégeChapitre 15 sur 56 · DB JEAN VIII A CLBMBNT XII · texte numérisé non relu

DB JEAN VIII A CLBMBNT XII

rites spéciaux. Aussi les Orientaux ciWèbrent à Rome d après leurs propres rites, et il est permis aux évêques maronites, coptes ou melchiles, do passage à Rome, d'y conférer les saints ordres, suivant leurs rites, à des gens de leurs nation ^

En 1602, Clément VIII rendait la décision Huivante :

Les prêtres ruthéniens unis peuvent, dans les églises des catholiques de rite latin, bo servir des autels, des vases et des vôtemcnls sacrés des Latins et y célébrer la messe, on jcas de nécessité, et même seulement par

qu'aucun État, qu*aucuD peuple n'a plus souvent et plus promptement fourni dès secours aux princos ot aux armt^Pt chrétiennes partant pour la recouvranco de la Terro-SaiiUo, que les Arméniens, qui, dans cette guerre Hacn^o^ aidnlnnt très-courageusement et très-fldèlement les chrétiens on leur procurantdes combattants, des chevaux, des arme», des moyen» de transport, des conseils, et enfin des rossourco» do toute espèce. » Citation de M. Dulaurier dans le Uoyaume de la Pe» tite-Arménie, journal asiatique, 5' série, t. XVlï, d'apr(»» le Bullarium Romaniim, t. ÏV, part, iv, p. 78. Rome, 1747.

1. Benoît XIV, loco citato^ chap. xiv ot xv,— Letlro d'Abraham Ecchellensis à Jean Morin, dans Antiquitales Ecclesim Orientalis clarissimorum virorum Barberini^ L Allatiif L, Holstenii^ Joh, Morini, A. Ecchelensis, etc., dissertationibus epistolicis enticleatœ^ p. 467. Londres, 1682.

motif de dévotion, mais à. la condition qu'ils célèbrent d'après le rite grec.

Réciproquement, les prêtres de rite latin peuvent, dans une église des Ruthéniens unis, se servir de l'autel, des vases et des vêtements sacrés et y célébrer la messe, mais d'après le rite latin.

£n rappelant ce fait, Fauteur du Traité De sacris chrislianorum ritibus, mentionne que Clément VIIÏ et plus tard Benoît XIV ont approuvé l*usage grec de Vantimension. Nous citerons plus bas les déclarations de Clément VIII à l'occasion de l'union ruthénîennc. Ce Pape institua à Rome même un évêque grec pour conférer les ordres sacrés, d'après le rite de cette nation, aux Grecs habitant dans les diocèses latins, et Clément XII en institua un second avec résidence dans le diocèse de Bisignano, afin que ceux qui demeurent loin de Rome ne soient pas obligés de venir jusque dans cette ville pour y recevoir les ordres sacrés d'après le rite grec *.

Dans un bref de 1615, adressé aux évéqucs

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