‹ Documents relatifs aux églises de l'Orient considérées dans leurs rapports avec le Saint SiégeChapitre 5 sur 56 · P. de Marca. Ibid. P. 77 à · texte numérisé non relu

P. de Marca. Ibid. P. 77 à

autonome et autocéphale, de même que l'évêque du Monténégro ^

Les diverses Églises, auxquelles ces Documents se réfèrent, sont situées dans l'orient de l'Europe, en Asie, dans l'Afrique orientale et en Italie parmi quelques descendants des Grecs et des Albanais. Elles diffèrent extrêmement enlre elles sous beaucoup de rapports ; mais elles ont en commun un caractère capital : c'est l'attachement, pour ainsi (lire, absolu de tous les Orientaux aux formes extérieures sous lesquelles, depuis la domination musulmane, ils ont conservé leur religion, leurs liens de famille, leurs langues et leurs nationalités, c'est-à-dire tout ce qu'il y a de plus cher au cœur de l'homme ^. Ils se sont transmis de génération en génération leurs rites vénérables comme le flambeau de la vie.

1. H. Delarue. Le Monténégro. Paris, B. Duprat. 18C2. P. 52 et 118.

2. Annales de la Société orientale pour Vunion de tous les chrétiens d'Ori^ti^. Paris 1852, p. 7. Voir plus bas,chap. xviii.

Les Églises de rOrient, unies ou non unies, doivent être classées par patriarchats, par rites * et par langues. Nous indiquerons d'abord la division par langues qui est la plus apparente et celle qui tend à prendre le plus d'importance.

Les langues liturgiques des Églises unies sont : 1° Le grec, dont se servent les Italo-Grecs ou Grecs unis établis dans la Calabre citérieure et la Sicile, qui ont un évêque à Palerme pour les ordinations grecques.

i. Nous indiquerons, dans les notes de ce chapitre, la concordance des rites entre les Églises unies et non unies ; nous rapporterons, dans les notes du chapitre suivant, la concordance des langues.

2° Leslavon^ en usage chez les Ruthéniens de la Gallicie soumis à l'archevêque uni de Lemberg et à son suffragant de Praemysl; chez les Rulhéniens des provinces polonaises en Russie, qui ont les évêchés de Chelm et de Supraslie, relevant directement du saint-siége, Tarchevêché de Polotsk avec ses suffragants de Loutsk et de Brzesc, et Tévéché de Minsk, suffragant de Mohilew (la plupart de ces sièges sont vacants)* ; chez les Rulhéniens de la Hongrie, qui ont à Épéries et à Munkatz deux évoques suffragants de Gran ; chez les Slaves unis du diocèse de Kreutz suffragant d'Agram ; chez les Bulgares nouvellement unis, dont la hiérarchie religieuse est encore en voie d'organisation*.

3<> Le roumain ou valaque, dont se servent les Roumains ou Valaques unis de l'Autriche, qui ont un archevêque résidant à Fogaratch dans la Transylvanie , et ses suffragants de Lugos, de Szamos- Ujvar et de Gross-Vardein.

4° Uarobe, dont se servent depuis plusieurs siècles les Melchites ou Grecs unis de la Syrie et de

1. Les sièges de Kamienietz et de Kiew sont réunis à celui do I^mbcrg.

2. Dans quelques paroi>^ses de la Dalmatic, les catholiques célèbrent la messe latine en lan{]^ie slavonno. Hs se servent d*un alphabet particulier appelé glagolitiquo. Voir N'eale,

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rÉgyple, sous un patriarche du litre d*Antioche résidant à Damas.

5^ Nous mentionnons ici pour mémoire le géorgien. Les Géorgiens unis, qui célébraient en cette langue, ont été obligés, par des circonstances politiques, d'embrasser soit la langue et le rite des Arméniens, soit la langue et le rite latins. En 1835, il y avait encore- à Ardahan, en Turquie, cent vingt familles qui conservaient les offices en langue géorgienne et d'après le rite grec. Elles émigrèrent à Akaltzik, dans la Géorgie russe. Le chef des Géorgiens non unis de cette ville ayant voulu les ranger sous sa juridiction, elles passèrent au rite arménien et en prirent la langue pour conserver Tunion catholique. Les Géorgiens catholiques sont depuis quelque temps sans évéques de leur nation. Ceux qui sont latins dépendent de révoque latin de Tyraspol, résidant à Saratof, lequel administre tous les catholiques du Caucase par le chanoine délégat de Tiflis. Les Géorgiens arménisés relèvent des supérieurs arméniens.

Les Italo-Grecs, les Slaves unis en Russie et en Autriche, les Bulgares unis, les Roumains unis et

A history of tJie holy Ecistem Church. General introduction. Londres, 1850. P. 823. — Les manuscrits slaves Js la Bibliothèque impériale de Paris, par le P. Martinof. Paris, 1858.

les Melchites célèbrent d'après uu rite particulier appelé le rite grec *.

6° Varménien, dont se servent les Arméniens unis, qui ont, en Turquie, deux chefs indépendants l'un de l'autre, le patriarche de Cilicie résidant à Bézommar, et Tarchevêqûe- primat siégeant à Constantinople. Les Arméniens unis de la Gallicie dépendent d*un archevêque de leur nation résidant à Lemberg*, et ceux de la Vénétie relèvent de Tabbé général des Mekitaristes. Les Arméniens unis de la Perse ont à Ispahan un évêque qui provisoirement relève de Tarchevêque-primat de Constantinople. Ceux qui habitent la Russie et les Indes n'ont pas de hiérarchie nationale.

Tous se servent d'un rite particulier, le rite arménien '.

7° Le syriaque. Cette langue sacrée est en usage chez les Maronites habitant la Syrie et Tîle de Chypre, qui ont un patriarche à Canobin dans le

i. Dans les communions non unies, le rite grec est suivi par les Grecs de Turquie, de Grèce et des lies Ioniennes, par les Géorgiens , par les Russes, par les Serbes de la Principauté, par les Monténégrins, par les Slaves d*Autriche, par les Roumains des Principautés-Unies et de TAutriche.

2. Les Arméniens avaient autrefois en Pologne un patriarche qui s*était réuni à TÉglise romaine en 1666. État présent des nations et Églises of^Que, arménienne et tnaronile en Turquie^ par le sieur de La Croix. Paris, 1741. P. 149.

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