‹ Documents relatifs aux églises de l'Orient considérées dans leurs rapports avec le Saint SiégeChapitre 4 sur 56 · Oriens christianus, t. II, p · texte numérisé non relu

Oriens christianus, t. II, p

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Il n'y avait, à Torigine, que les trois patriarchats de Rome, d'Alexandrie et d'Antioche, fondés directement ou indirectement par saint Pierre, et dont la prééminence est due uniquement à cette fondation, ainsi que le Pape Nicolas I®^ Ta expliqué à l'article xcii de sa réponse au roi des Bulgares et dans sa lettre à l'empereur Michel. Les patriarchats sont devenus beaucoup plus nombreux par la suite des temps, comme nous allons l'indiquer, pour faciliter l'intelligence de ces Documents, en faisant successivement t'énumération des Églises unies et de celles qui sont plus ou moins éloignées de la communion catholique.

Mais nous ferons d'abord remarquer qu'il ne faut pas attacher trop d'importance aux titres dont sont revêtus les chefs des différentes Églises dont nous allons parler. Ces qualifications ont beaucoup varié et elles n'ont pas toujours la même signification. Ainsi, dans la Novelle 131, trois siècles après le concile de Chalcédoine, l'empereur Justinicn appelle simplement archevêque le pontife de Gonstantinople , tout en affirmant qu'il a le premier rang dans l'Église universelle après le Pape. Dans les anciens poètes et historiens français, le Pape est appelé Vapôtre de Rome. Le patriarche d'Alexandrie prend le double titre de Juge universel et de Pap6, sans prétendre à aucune juridiction sur les autres Églises. Le patriarche d'Antioche

a été quelquefois désigné sous le nom d'exarque du diocèse d'Orient *. Le nom de patriarche avait même été donné primitivement à tous les évê((ues*, et il a à peu près la même signification que celui de primat^ comme nous le verrons au chapitre vin, dans une lettre adressée par Innocent III au pontife de Ternovo. D'après une définition qui a été formulée par Hincmar, il y aurait trois sortes de primats, dont les attributions correspondent à celles des métropolitains, des exarques et des patriarches'. Le mot catholicos a aussi des significations diverses dans la hiérarchie ecclésiastique *. En règle générale, ce qu'il faut considérer, ce ne sont pas les titres, mais les attributions : ainsi le patriarche de Venise n'exerce aucune fonction patriarchale, tandis que l'archevêque primat des Arméniens unis est réellement le chef d'une Église

i. De Sacris ckristianorum ritibus, ch. vi. Collection Migne. T. XIX, p. 1082. — P. de Marca. De primatu Lugdu" nensi et cœteris primatibus dissertatio. Paris, 16i4. P. 37. — Oriens christianus^ t. 1", chap. I", et p. v de la préface.

2. Grégoire. Traité de la juridiction canonique du trône patriarchal oecuménique sur les Églises orthodoxes en Bul^ garie. En grec. Constantin opie, 1800. P. 118.

3. P. de Marca. De primatu Lugdunensi et cœteris primatibus dissertatio, P. 33, 70 et suiv.

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