Exbacteuusdictis pcrspicuuin est iilustrîorcs Orientis
diffèrent autant des langues parlées que le latin diffère de l'itaUen et même du français. Il n*y a guère que la liturgie valaque qui soit écrite dans Fidiome parlé par tous, mais cette particularité tient à ce que la traduction des offices en cette langue est très-récente. Après le valaque, le slavon et le grec sont les langues liturgiques qui se rapprochent le plus des langues vulgaires * ; Iç peuple en ^ généralement conservé Tintelligence. Mais il s'en faut -de beaucoup que le grec moderne soit la langue de tous les chrétiens relevant des quatre grands patriarches grecs. La moitié environ de ces .populations parle le serbe, le bulgare, le roumain^, l'albanais ou l'arabe; la plupart d'entre elles n'ont aucune notion de la langue grecque.
Si cette langue, qui a jeté un si vif éclat dans la primitive Église, n'est pas devenue ou restée la langue liturgique de tout l'Orient, il faut l'attribuer à la tendance que les pouvoirs temporels ont toujours eue dans cette partie du monde
Ecclesias sacra officia linguâ. quae vernacula non sil celebrare. » De Sacris Christianorum ritibus, p. 1096.