‹ Documents relatifs aux incursions des rebelles sudistes sur la frontière des États-Unis et à l'invasion du Canada par les FéniensChapitre 21 sur 44 · IC · texte numérisé non relu

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John Shiels, citoyen du Maine, réclame une indemnité pour un magasin incendié sur l'Ile des Sauvages par les féniens i 167

CORR|J]8FONI)ANOE.

Drmandeh n'AriMKs.

M. Wil/cins à Si'r E. Ilead

(^Confidentielle.) Consulat Anglais,

Chicago, Dimanche matin, 21 Avril 1801.

Monsieur, — Un aillent spécial est parti d'ici hior soir pour faire, au nom des citoyens de Cliicago, l'achat d'armes et do munitions de guerre en Canada.

Le nom do l'agent est Gale; c'est un des riches négociants de Chicago. L'on redoute assez sérieusement le besoin d'armes qui se fait sentir ici ; de fait, elles sont en si faible quantité qu'elles ne suffisent pas mcMne ù, équiper les troupes levées par le Président des Etats-Unis. Quand ces dernières quitteront la ville, nous resterons sans défense.

L'on semble croire que le Sud a l'intention d'attaquer Chicago, le refuge des esclaves fugitifs et le grenier par excellence des provisions de bouche qui font si grandement défaut au Sud.

Le désir de tout temps manifesté par le peuple canadien de perpétuer avec les Etats de l'Ouest les liens commerciaux les plus étroits, et les intérêts majeurs qui rattachent les Canadiens îi cette cité font naître l'espoir que l'agent sera bien accueilli.

L'on comprend sans peine qu'il est inutile d'attendre des secours de la part du gouvernement canadien.

J'ai cru, cependant, bien faire en vous communiquant les fait» tels qu'ils sont.

J. Edward Wilkins.

A Son Excellence,

Sir Edmund Head,

Gouv. Gén. du Canada, Québec.

Le Gouverneur Morgan à Sir E. Head,

Etat de New York,

Département Exécutif, Albany, 22 Avril 1861.

Monsieur, — J'aî l'honneur de vous présenter l'honorable Amaziale C. James, juge de la cour supérieure de cet Etat, qui se rend en Canada au nom de l'Etat de New- York et des Etats-Unis, vu l'interruption des communications télégraphiques, dans le but d'acheter ou emprunter une certaine quantité de carabines minié. Votre Excellence n'ignore pas, sans doute, qu'une terrible rébellion a éclaté dans les Etats du Sud^ menaçant la paix et l'autorité du gouvernement national, et que ce dernier a fait un appel aux

f»ouvcrncmcnts des 6tais loyaux dont il sollicite l'appui en cette position difficile. Le besoin d'une grande (juantité d'armes modernes et mieux perfectionnées que celles que possèdent le gouvernement national ainsi que l'Etat, se fait vivement sentir, — telle est la raison pour laquelle le juge James se rend en Canada. Sa visite à Votre Excellence a pour but d'obtenir du gouvernement du Canada des armes dont, nous le savons, il est abondamment pourvu, ho juge James est muni de pleins pouvoirs à ce sujet, et tout arrangement qu'il pourra conclure est ratifie d'avance. Je désire également ajouter qu'en accédant à la demande qui vous est maintenant faite, vous aurez rendu un service signalé au gouvernement des Etats-Unis et h celui de New- York.

J'ai, etc.,

E. O. Morgan.

A Sir E. Head,

Gouverneur-Général du Canada, Québec.

Sir E, Hcad à M. WUkins.

Québec, 25 Avril 1861.

CriEH Monsieur. — J'accuse réception de votre communication et vous remercie des renseignements qu'elle me donne. En tant que le gouvernement canadien est concerné dans l'affaire, je dois vous dire qu'il n'y a pas ici d'armes que je puisse ou vendre ou prêter. Il existe une loi à l'effet d'empêcher que les armes affectées à la milice ne sortent de la province, (22 Y. c. 35, s. 35.)

Bien que '* confidentielle" votre communication est si importante que je me crois obligé d'en ifaire connaître la teneur à lord Lyons et au gouvernement impérial.

Votre très-dévoué serviteur, ' Edmund Head.

J. E. Wilkins, Ecuyer, Chicago.

Sir E. Head au Gouverneur Morgan.

Hôtel du Gouvernement,

Québec, 25 Avril 1861.

Monsieur, — J'ai eu l'honneur de recevoir, par l'entremise du juge James, la lettre de Votre Excellence en date du 22 avril, dans laquelle vous m'annoncez que ce monsieur se rend en Canada dans le but de négocier l'achat ou l'emprunt de carabines minié.

C'est avec beaucoup de regret que je me vois ibrcé d'apprendre à Votre Excellence que je me trouve dans l'impossibilité d'acquiescer à la demande du juge James. Indépendamment d'autres considérations, le chapitre 35 des Statuts Refondus du Canada, section 35, pao;e 462, déclare expressément " que les armes et accoutrements ne devront pas sortir de la province."

Je ne me croirais donc pas justifiable, quelles que fussent les circonstances, de permettre que les armes actuellement entre les mains de notre milice sortent de la province.

Inutile pour moi d'ajouter à Votre Excellence que le ministre anglais :\ Washington est le seul intermédiaire officiel entre le gouvernement des Etats-Unis, ou de tout Etat, et le gouvernement de cette province.

Je prie Votre Excellence de croire que mes plus profondes sympathies sont acquises aux patriotiques américains dans la crise actuelle, et je saisis cette occasion de vous assurer de la haute considération avec laquelle

Je me souscris,

Votre obéissant serviteur,

Edmund Head.

A Son Excellence,

le Gouverneur Morgan.

Sir //. J/<'(itl â Lord Lt/ont.

Iir>TEr. DU OouvrriNKMKNT,

Québec, liO Avril 1801.

(îouv. Moriran, Mii.ouM. — J'ai l' honneur <lo voiiH tranHiiiottrc HOUH co pli, pour l'infor-

2J avril. iiiutiiHi ti(î VoLri) Kx(M'il(!ri(!o, copie d'une lettre qui iii'.i «'t»'; rciniHe pur lo

Sir. K. iioad juj;o tJuuicH, de i.i part du gouverneur Morgan do New-Voric, ninhi que

Consul \\Û\<\L\ ^'*^P>c ''^' '"=^ rrponso. , . ,

21 nvrii. .le VOUS tninHuiuLs ('•galouïent copie d'une lettre que m'a ijcrito le eonMul

^"'•f J*'', J'V'V'* '^ anglais à Cliioiigo, sur lo même Huiet, ainsi (luo copie do ma lépouse à co M. WilkiiiH, . ° i» / 1 *

25 avril, "'«"•'^li^ur.

«J'ai, ete.,

JCu.MUNU IIkad.

A kSou Kxeolleuoe,

Lord Lyous, C. 0. H.

«SVr J'J. Ilcdil à Lord Li/ons.

Qdébec, 3 iMai 1801.

MiLORi), — d'ai l'honneur d'accuser réception de la dépCchc de Votre Seigneurie en date du 27 avril.

Je suis étonné d'apprendre que le consul do Sa Majesté à J5oston ait pu informer Votre Seigneurie qu'en réponse h une demande d'armes de la part du gouverneur du Massachusetts j'avais expédié un télé^ram'jie portant que je ne pouvais lournir ces armes que sur la réquisition formelle du ministre anglais à Washington.

Nulle demande de cette nature ne m'a été adressée, à ma connaissance, par le gouverneur du Massaeliusetts.

Une réquisition à cet effet (comme je l'ai appris à Votre Seigneurie, par ma dépêche du 20 avril, qui eoiit^udit mi réponse) m'a été faite par lo juge James, porteur d'une lettre du gouverneur Morgan de New- York. La seule communication que j'ai nçuo du gouverneur du Massachusetts avait trait au steamer ^' Peerless,'' et je vous en ai alors transmis copie, ainsi que de ni;i réponse, sous le même pli que ma dépêche à Votre Seigneurie, eu date du 29 avril. Daus ces deux cas j'ai transmis copie de la correspondance au Secrétaire d'Etat de Sa Majesté pour les colonies.

J'ai, etc.,

Edmund IIead.

A Lord Lyous, C. C. B.

Sir E. Head à Lord Li/ons.

Québec, 10 Mai 1801.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Excellence en date du trois de ce mois, et sous le même pli copies des communications échangées entre Votre Excellence et le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis relativement aux demandes d'armes qui m'ont été faites.

J'ai, etc.,

Edmund Head.

A Son Excellence,

Lord Lyons, C. C. B.

Lord Lyons à Sir E. Head,

Washington, 27 Avril ISOl.

Monsieur, — J'ai eu ce matin l'honneur de recevoir la dépêche de Votre Excellence en date du 22 de ce mois, au sujet de la deç^s^nde d'armes ^dpçssée au gouvernement du Canada pour l'Etat de J'IUinois,

J'ai (l^'i^alement ro(;u ce mutin une lettre du consul de Sa Majesté à l^oston, ni'apprenant que Votre Excellence, en réponse à une demande d'armes de la part du gouvernement du Massachusetts, avait télégraphié qu'elle ne pouvait fournir ces armes qu'à la ré(ïuisitioD formelle du ministre anglais à Washington. Les communications télégraphiques entre cette cité et le Nord étant interrompues, j'envoie aujourd'hui méiue des instructions par écrit au consul de Si Majesté à New-York pour qu'il expédie à Votre Excellence aussitôt que possible le télégrarfime suivant : " Relativement à votre dépêche du 2i, et à la demande du gouvernement du Massachusetts, lord Lyons est décidemment d'avis que rien ne doit se faire sans l'autorisation expresse du gouvernement de Sa Majesté."

Le "•cuvcrnement de Sa Majesté ne m'a pas, autorisé à intervenir clans le conflit ref'rettable qui bouleverse ce pays, ni même à exprimer d'opinion à ce sujet. Encore moins m'a-t-ii autorisé à demander des secours matériels aux colonies en faveur de l'une ou l'autre des parties engagées dans la constestation. Bien loin d'avoir manifesté le désir d'intervenir dans la lutte, il a, au contraire, cherché à éviter soigneusement tout ce qui pourrait paraître impliquer une semblable opinion.

J'ai, etc.,

Lyons.

A Son Excellence,

Le Très-Honorable Sir E. Head, Bart., C. C. B. etc., etc.. etc.

Lord Lyons à Sir E. Head.

Washington, 3 Mai 1861.

Monsieur, — J'ai eu, cette après-midi, Thonneur de recevoir les dépêches de Votre Excellence en date du 26 et du 29 du mois dernier.

Je vous transmets sous ce pli, pour l'information de A'otre Excellence, copie d'une

De M Seward communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, relative

3 Mai I86i! aux demandes d'armes faites à Votre Excellence par les Etats de New-York

A M. Seward, et d'Ohio. Je vous transmets en môme temps cofie de ma réponse au Secré-

3 Mai 1861. taire d^Etat.

L'extrait que je lui ai envoyé de la lettre de Votre Excellence à M. le consul Wilkins, en date du 25 du mois dernier, commence par les mots '^ en tant que '' et se termine par les mots '' c. 35, s. 35.''

J'ai fait part à Votre Excellence de mou opinion au sujet des demandes d'armes, au moyen d'un télégramme qui vous a été expédié d'après mon ordre, par le consul de Sa Majesté à New- York, le 30 du mois dernier, et par une dépêche que je vous adressai le 27 du même mois. Je persiste toujours dans cette opinion, croyant qu'il serait irrégulier d'acquiescer à des demandes de cette nature sans l'autorisation expresse du gouvernement de Sa Majesté.

J'ai l'honneur d'être,

De Votre Excellence le très-humble serviteur,

Lyons.

A Son Excellence,

Le Très-Honorable Sir E. Head, Bart., C. C. B. etc., etc., etc.

71/. Seward à Lord Lyons»

Washington, 3 Mai 1861.

MiLORD, — Un télégramme m'apprend à ce moment même que le gouvernement du Canada refuse de vendre des armes à l'Etat d'Ohio.

Le télégramme affirme, mais j'ignore pour quel motif, que le gouvernement de cette Province a des armes qu'il pourrait vendre, mais qu'il ne consentirait pas à vendre à un Etat en particulier, d'où l'on doit inférer que ces armes le gouvernement du Canada

snriiit d'iHpoHÔ Ji lofl vcnilro nux KtatH colloctivomont, h'i Io p^ouvcrncmftnt des EtatM-Unis

approuvait lu m'i^ociatiori. (îoiniiin les artiicN (jun l'IOtrit d'Ohio d^^-Hiro ucluîtorMont ! •' 'n.n à rus:i;:;(i do hcm Iroupt'M onrolrcs duiiH l'ariuro don l'îtatM-îJuiH, cHt-co (juo Votre ^ • i io

110 croirait pan à propoH do rooonwnaiidor que Ioh urtiicH vu qucHtiou i'uHHcnt vendues ^ cet Ktut, lo I*rt'sid(Mit donnant par la pri'scnto non ('oriHcntoniont à la tranHartioii ?

tJo vous prio do l'airo lo nirnio aociioil ^ la doiuando du ^ouvurntMir do Now-V'orlc <jni Hollioito l'achat do oin({uantj iiiillo curabinoM ; cotte proposition étant dt^ilcincnt Hanctiuiiuée par lo l^rosidont.

!Si voua cvoyicA pouvoir lairo cctto rcconnaaudatiuu au f^uuvjrijcur-j^ém'r.il, l«; ^oavorncuiont do co p;iys vous ou Borait très roconnairtHant.

J'ai, ctc ,

William il. Skwaud.

A Lord Lyous,

cto., cto., etc.

Lord Ijjiuii^ à M. IStiranl.

Washington, .'{ Mai 18G1.

MoNSiKun, — J'ai en, cette apr^^-Tnidi, l'honneur de recevoir votre communication en Sir K. Ilcad au date do co jour, relative aux demandes d'armes faites au gouvernement

Gouv. Mor-an, ^^ Canada de la part des Etats do New- York et de l'Ohio. 22 Avril 1 801. '

lia copie ci-joiutc d'une lettre du c;ouverneur-g<!''n6ral du Canada au gouverneur de Sir E. ]Tea.l, nu l'Etat de New-Yorb, ainsi qu'un extrait de la lettre du «^ouverneur-géconsul Wilkins, néral au consul de 8a Majesté à Chicago, font voir qu'il n'existe pas dans 25 Avril i8Gl j.^ piovinco d'armes que le gouvernement puisse vendre ou prêter.

J'ai, etc.,

Lyon 8.

L'Uou. W. il. Scward.

Le Duc de JS'eivcasllc à Si?' E. Ilead,

DowNiNG Street,

25 Mai 1&61.

MoNSiEUit, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche (No. IG,) en date du 25 du mois dernier, laquelle contient copies des demandes d'armes qui vous ont été faites de la part des citoyens de Chicago et de l'Etat de New-York.

Je dois vous déclarer que j'approuve sans réserve votre ligne de conduite en cette occasion, ainsi que la réponse que vous avez faite au gouverneur de New York.

J'ai, etc.,

Newcastle.

Au Très-Hon.

Sir E. Head, Bart.,

etc., etc., etc.

Le Duc de Nciocastle à ISir E. Head.

No. 196. DowNiNG Street,

26 Mai 1861.

Monsieur, — J'ai reçu votre dépêche (No. 17,) en date du 25 avril, et j'ai l'honneur de vous informer que le gouvernement de Sa Majesté approuve sans réserve la ligne de conduite que vous avez tenue en refusant do vendre ou prêter des armes à l'Etat de New-

York et au (Gouvernement des Etats-Unis. Ni armes ni munitions ne doivent sous aucun prétexte être vendues ou prêtées à Tune ou l'autre des parties engagées dans le conflit regrettable qui bouleverse actuellement rAméri(|ue du Nord.

J'aij etc.,

Newcastle.

A Sir E. Hcad, Bart.,

etc., etc.

tSir Edmund llead au Duc de Newcastle.

Québec, 25 Avril 18GI.

MlLORD Duc, — J'ai Thoaneur de vous transmettre sous ce pli copie d'un téléj:ranimc M. Beccher, envoyé le 22 du présent mois à mon Secrétaire militaire, par M. II. C. K.

22 Avril, lîeecher, conseil de Ja Heine, résidant à Londou, C. 0., ainsi que copie de Capt. Kctalack, ^^ réponse que je lui ai fait transmettre. Le même jour, j'ai donné ordre 22 Avril, au département de la milice d'envoyer, par la voie du télégraphe, instruction à toutes les personnes préposées à la garde des armes et munitions du gouvernement dans le Haut-Canada " que l'on ne livre rien à qui que ce ooit sans l'autorisation spéciale du département.'^

M. Wilkins, J'ai, ce jour même, reçu une lettre de M. Wilkins, consul anglais à

21 Avril. Chicago, dont je vous transmets copie ainsi que ma réponse. L'hon. A.

Sir E. Hcad, C. James est également venu me voir de la part du gouverneur Morgan

26 Avril, de New-York; ce monsieur m'a remis une lettre dont je vous envoie

copie, ainsi que copie de ma réponse.

Gouv. Morgan, j^a défense de laisser sortir des armes de la province a été insérée

vrii. ^.^j^g ^jjg j^- ^g milice, passée à Toronto à ma sollicitation expresse, dans Sir E. llead ^^ ^^^ d'empêcher les volontaires de transporter leurs armes avec eux

25 Avirl. dans leurs excursions aux Etats-Unis; mais cette prohibition s'applique clairement au cas actuel, même en l'absence de tout autre motif de refuser la demande du gouverneur Morgan.

J'ai, etc.,

Edmund Head Le Duc de Newcastle

Recrutement en Canada pour l'Armée des Etats-Unis

Lord Lyons à Sir E. Head.

Washington, 25 Octobre 1861.

Monsieur, — Aussitôt après avoir reçu la dépêche de Votre Excellence en date du 10 octobre, au sujet d'une tentative faite dans le but de recruter en Canada pour l'armée des Etats-Unis, j'adressai une communication au gouvernement des Etats-Unis, et sous le même pli j'insérai votre dépêche et ses incluses, et attirai l'attention particulière de ce gouvernement sur la conduite de l'individu qui s'est lui-même annoncé comme étant le lieutenant-colonel Davics.

1. M. Seward, J'ai l'honneur de vous transmettre en même temps copie de la

o M^pi^i'»"^^^^' réponse du Secrétaire d'Etat, ainsi que d'une lettre du secrétaire de la

2. M. Cameron a "^ . ,, . ^ i M. Seward, S^^rre, qui 1 accompagnait.

24 Oct. 1861.

Son Excellence,

Le Très-Honorable Sir E. Head, Bart., etc,, ete,, etÇi

J'ai, etc.,

LyoNS.

D^.I'ARTKMKNT i/KtAT,

WartIlinRtori, Jl Octobre IHfll.

ÎMn.oiU), — V'otrn coiiunuriioatioii, on duto Ju 15 do eo moin, ayant trait à une prétoinliii) Icntîitivo do lovor dos rooruoH ou C iiiadii pour l'armuo don lOlalH-UuiM, a ûl6 reçue par 11 vo'nî roî^uliiNri) ot nuivoy^M? au nenrctairo de la j^ucrri*. J'ai maititcnant riionruMir do vous transniiîttro co{)io d'uni; luttru eu dato du ce jour, «[Ui; j'ai rer-uo do lui à ce Mujct ; Ich explications (|u'ollo contient auront, je rospèrc, rcffot do Hulif faire lo ^gouvernement de Ha INInjostc.

.l'ai, etc.,

liO Trù.s-lfonoral>lo Jjord Lyonn.

W. H. HKWAai.,

DÉPARTEMKNT !)K I,A GlJKIlllK,

AVasliin-ton, 24 Octobre 1801

Monsieur, — J'ai l'honueur d'accuser r(';ception de votre communication du 17 courant, avec les incluses de lord Jjyons.

Ce département n'a autorise» aucun officier du gouverneunnt, ni aucune autre personne il recruter pour lo service militaire en Canada. Jjo cas particulier qu? l'on cite est entièrement dénué de fondement. Ci-suit la version de l'affaire telle que racontée par le col. F. W. Kellogg, du deuxième régiment de la cavalerie du Michig.m : "En réponse aux questions que vous me faites au sujet du col. Davies et de son voyage en Canada, qu'il me suflise de vous dire qu'il a demandé congé pour aller visiter dos amis à Ilamilton, à trois cent vingt milles de sa station j qu'on ne l'a ni rcfjuis ni muni de l'autorité de recruter pour l'armée des Etats-Unis; que son absence a duré quatre jours, et qu'à son retour il m'a appris qu'il pensait qu'un certain capitaine Villiers joindrait un régiment si je consentais à lui donner une commission. Je lui dis, en réponse, que le mgor du régiment avait été nommé, ea son absence, et que je n'offrirais aucune espèce de commission au capitaine Villiers. Là se termina l'affaire du capitaine Villiers, dont je n'entendis plus parler ensuite."

Simon Cameron, • Secrétaire de la c^erre

No. 148. Lord Monde à M. Cardwell,

Québec, 10 Octobre 186-4.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche (circulaire) en date du 10 septembre, contenant copie d'un avis publié dans le Londoii Gazette, à l'effet que les navires de guerre appartenant à l'une ou l'autre des parties belligérantes de l'Amérique du Nord, ne pourront plus être amenés dans les ports anglais dans le but de les dégréer ou de les vendre.

Conformément à vos instructions j'ai fait publier cette prohibition dans la Colonie, et je vous transmets, pour votre information, copie de l'avis qui a été inséré dans la Gazette du Canada du 8 de ce mois.

MONCK

Le Très-Hon. E. Cardwell, etc., etc., etc.

Lord Lyons à Lord Monde,

AYashington, 8 Août 1864.

BIiLORD, — J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence des copies de trois dépêches que j'ai reçues de M. Donohoe, consul de Sa Majesté à Buffalo, au sujet des

machinations pratiquées par des racoleurs et autres personnes sans aveu, dans le but de lever en Canada des recrues pour l'armée des Etats-Unis.

J'ai aussi l'honneur de transmettre à Votre Excellence copie d'una communication sur le même sujet, que j'ai adressée au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, ainsi que copie de la réponse qu'il y a faite.

J'ai reçu de la part d'autres consuls anglais, de particuliers et de canadiens enrôlés dans l'armée des Etats-Unis, un très grand nombre de plaintes de la nature de celles dont parle M. le consul Donohoe dans ses dépêches, et j'ai ouvert et tiens encore une correspondance suivie avec le gouvernement des Etats-Unis relativement à des cas particuliers dans lesquels des canadiens m'ont déclaré avoir été frauduleusement et illégalement enrôlés dans l'armée des Etats-Unis.

J'ai cependant bien peu de succès dans mes tentatives d'obtenir le redressement de ces griefs. Mes représentations sont courtoisement accueillies par le Secrétaire d'Etat, qui les transmet au Secrétaire de la guerre, qui ordonne la tenue d'une enquête, ou plutôt qui soumet la chose aux agents recruteurs. Ces derniers déclarent presque qu'invariablement qu'ils n'enrôlent jamais personne avant d'avoir légalement et scrupuleusement rempli toutes les conditions, et que dans le cas particulier qui leur est soumis, les allégations du plaignant sont absolument dénuées de fondement, et que son enrôlement a été sous tous rapports fait d'une manière strictement légale. Je fais bien tous mes efforts pour me procurer d'autres témoignages, mais il est très difficile d'en obtenir, sauf celui de la recrue elle-même et des agents recruteurs. Naturellement l'on ne peut compter sur les témoignages des racoleurs et des agents, quand il s'agit de prouver l'illégalité de leurs actes, et d'ordinaire il en résulte qu'après une correspondance épineuse, de plus ou de moins de durée, le gouvernement des Etats-Unis, se fondant sur le rapport de ses propres officiers, garde la recrue.

Je ne prétends pas dire que toutes les plaintes ou même le plus grand nombre des plaintes qui me sont faites eoient bien fondées ; il se trouve probablement parmi ceux qui s'adressent h moi des individus qui ne sont pas sujets anglais, ou qui n'ont pas droit à la protection du gouvernement anglais ; il en est (comme tel semble avoir été le cas pour les deux petits nègres Henry et Williams^ dont il est question dans la dépêche de M. Donohoe en date du 18 juin), qui se sont enrôlés volontairement ; d'autres se sont sans aucun doute entendus avec les agents recruteurs^ et se sont enrôlés dans l'intention de prendre la prime et puis ensuite de s'adresser à la légation pour se faire dégager à titre de sujets anglais. Mais qu'il existe, en pleine activité, un système qui consiste à embaucher les sujets de Sa Majesté en Canada, et même à les enlever et transporter au-delà de la frontière, l'on n'en saurait guère douter. Je désire donc consulter Votre Excellence à ce sujet, et vous prie de me dire s'il n'y aurait pas d'autres démarches auxquelles je pourrais avoir recours dans le but de décontenancer le système en question, ou quelques recommandations spéciales que je pourrais faire au gouvernement des Etats-Unis pour l'engager à coopérer avec les autorités canadiennes dans le but de faire cesser ces honteuses menées.

Afin de pouvoir démontrer au gouvernement des Etats-Unis que ce système existe réellement, et qu'il doit eu justice s'efforcer de le faire disparaître, il serait très désirable (juc je fusse en mesure de produire des preuves dans un ou deux cas particuliers ; c'est pourquoi je mo permets d'attirer spécialement l'attention de Votre Excellence sur les deux actes d'illégalité mentionnés dans la dépêche de M. le consul Donohoe, en date du 15 du mois dernier. Si M. Donohoe a vraiment raison de supposer qu'il serait possible d'obtenir des témoignages sous serment relativement à ces deux cas, Votre Excellence m'obligerait beaucoup en faisant prendre ces témoignages, et en me les transmettant.

J'ai, etc.,

Lyons.

A Son Excellence,

le Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

M. le Conaut Donohoc à Lord Lj/om.

IJuFiTALO, N. Y., 23 Mai 1864.

lMir<ou[), — J'ai l'honneur d'accuHcr r(5ccption do la dil^pôcho do Votre 8oij;ncurio f.n ihïïo du 1 < (If vn hkiIm, nid trarisiin'ttiitjt oopio «l'iri myipurt pr<''p.ir('5 p:ir >î. I))''^, d'nprèi l'ordrtî (lu Soon'tairo d'IOtat pour l;i ;^iiorro, «iir l'cnrôlornont iiu Horvico niilit.iiro doH Ktat«<llnJR, doddix jciniosnèurroH, Henry et llicliard Williams, do 8tc. Catherine, CanadaOucnt. Ce fait n 6(^1 .sifjjnal»' i\ Votre S(M<»nouri<», dans mes d<''pôoheH «lu 7 et du 2S janvier, et il en eit i'ait ineniioii dans les dépt^ehes de Votre Seigneurie en date du 1(» janvier et du .'{ février, et do nouveau dans la dépOehc de Votre Seigneurie du 14 do co moin, à larjucllc j'ai maintenant l'honneur de rZ-pondre.

Dans le but do me mettre en mesure d'apprécier l'afTaire à na juste valeur, je me rendis le 22 de co mois h Sto. Catherine, et lii rencontrai l'avocat qui avait été employé par Iqs amis do cca jeunes j^cns, ainsi qu'une autre personne qui connaissait bien tout ec <|ui s'était pMpsé. D'après co que j'ui appris sur les lieux, je suis porté à arriver à la même oonelusiou que M. Dyc, i\ savoir: quo llonry et lUehard Williams ne sont pas dignes de ibi, qu'ils quittèrent Sto. Catherine volontairement dans le but do s'enrôler dans le service militaire des Etats-Unis, et qu'afin d'atteindre leur but ils firent devant les agents recruteurs un faux serment au sujet do leur riLijv'.

Il est notoire que certains citoyens des Etats-Unis ainsi que d'autres qui n'ont pas cette qualité, sont dissiminés par tonte la province, dans le but d'induire les hommes et les jeunes gens à traverser hi frontière et à s'enrôler au service des Etats-Unis ; je doute quo ces mômes individus soient directement employés par des officiers réguliers de l'arméo américaine. S'ils sont pris en fl.igr.mt délit dans la province, à coup sûr la loi saura bien les atteindre, comme la chose est déjà plusieurs fois arrivée, mais quant à la question de savoir si le gouvcrnemeut des Etats-Unis ne devrait pas par une proclamation faire cesser cet ignoble trafic, qui va chercher ses victimes parmi les jeunes gens âgés de moins do quinze ans — témoin le plus jeune des Williams — c'est un sujet que je dois laisser à l'examen do Votre Seigneurie.

Les douze copies dos annexes du rapport de M. Dyc accompagnent la présente.

J'ai, etc., Denis Donohoe.

Lord Lyons,

etc., etc., etc.

M. le Consul Donohoe à Lord Lyons.

BuFFALO, 18 Juin 1861.

MiLORD, — J'ai Phonneur d'accuser réception de votre dépêche du 15 de ce mois, m'apprenant quo vous avez transmis au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, une copie de ma dépêche du 23 du mois dernier, relative aux deux jeunes nègres, H. et R. Williams, venus du Canada pour s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis, et m'informant que vous ave^ adressé à M. Seward la question de savoir si le gouvernement des Etats-Unis n'allait pas prendre des mesures pour décontenancer et faire cesser les menées illégales et iniques auxquelles ont eu recours des individus sans aveu, dans le but d'engager les sujets de la Reine à quitter les possessions de S. ^L pour s'enrôler au service de l'armée des Etats- Unis.

Je regrette de dire que malgré les châtiments infligés par les autorités en Canada aux individus arrêtés et convaincus de ce crime, l'embauchage des sujets de Sa Majesté pour l'armée des Etats-Unis, à ma propre connaissance, va toujours croissant, et je puis ajouter qu'il ne se passe guère de jour où je n'entende parler de cas de cette nature. Ce matin même il en est surveau deux à ma connaissance. Voici les détails du premier : Le jeune homme, un sujet anglais domicilié dans la province, était âgé de 16 ans, comme l'atteste le certificat du desservant de sa paroisse. En consultant les rôles, au bureau du grandprévot de l'armée, je constatai qu'il s'était représenté comme âgé de 18 ans, et qu'il avait juré à cet eifet, aussi qu'il était de Cleveland, Ohio, place qu'il n'avait jamais visitée de sa vie, comme me l'a appris sa n ère. Le grand-prévot m'informa que chaque fois qu'un jeune homme, au moment de s'enrôler, déclare qu'il est du Canada, il exige invariablement qu'il ait 2L ans, âge auquel ccr^se sa minorité aux termes de la loi anglaise, sans quoi il refu-e de l'accepter comme recrue. J'ai cru devoir mentionner ce faifc, ea justice pour le ôol. ilojjers, le grand jjr^^^*-, officier aupsi honcét* q^'affabl^i

Voici quant h l'autre affaire — Le jeune homme, d'après la ddclaration de non père qui réside eu Canala, est ug6 de 17 ans et quatre moi?, ce qui ne l'a pas enipôcbé de jurer qu'il avait 22 ans, et on l'a enrôlé comme ayant cet fige. Dan.s le premier cas, le jeune liomme s'est fait voler le montant de sa prime par ceux même oui l'avaient amené du Canada ; quant à l'autre, je n'ai rien à ajouter à ce qui précèdo.

Je vous cite ces deux faits tels qu'ils viennent de m'êtro rapportée ce matin même, jour de la réception de votre dépêche. Autant que je puis en juger, il n'est guère possible dans ces deux cas d'obtenir la libération des jeunes gens en question ; aussi, eo ai-je informé les parents.

Je désire faire part à Votre Seigneurie d'un yutre cas survenu il y a à peiue quelques jours, et à cet eflfet j'ai l'honneur de vous transmettre sous le même pli copies de deux' lettres que j'ai écrites au commandant du IGe régiment de Sa M., stationné à Toronto.

C'est avec un bien vif regret que je me vois forcé de soumettre ces faits à la considération de Votre Seigneurie, car, à mon sens, s'il est quelque chose qui doive créer des sentiments d'aigreur parmi les habitants des possessions de S. M. contre leurs voisins de ce côié de la ligne, — unis comme ils devraient l'être par les liens si forts de l'amitié et du commerce— c'est la conduite de ces scélér.its sans cœur qui enlèvent à leurs parents et à leurs foyers des jeunes gens de 15 à 18 ans, pour les placer sans scrupule dans une condition qu'ils sont physiquement incapables de remplir.

J'ai, ctc.

Pénis DoNonoE.

Lord Lyons,

etc., etc., etc.

M. le Consul Donohoe au Commandant du 16e Régimciit, à Toronto.

Consulat Anglais,

liufifalo, 14 Juin 1861.

Monsieur, — Je viens d^apprendre qu'un sergent et deux soldats de votre régiment ont été engagés à déserter, par un individu du nom de Dwyer ; qu'ils se sont enfuis de Toronto dans une embarcation et qu'ils sont heureusement arrivés aux Etats-Unis et rendus à Dunkirk, dans cet Etat, pour être enrôlés dans l'armée. L'on m'informe que cette évasion a eu lieu il y a quelques jours. Les autorités à Toronto feraient bien de surveiller les mouvements de M. Dwyer, au cas où il voudrait recommencer la partie. L'ou me dit de plus que le sergent a déclaré ^' que casque Irlandais dans le 16e régiment déserterait quand il en aurait l'occasion." Je n'ai pu encore me procurer le signalement de Dwyer ; je le ferai aussitôt que possible. J'ai appri:; que les autorités canadiennes avaient réussi à capturer quelques-uns de ces scélérats qui cherchent à embaucher nos soldats ; maintenant, je serais heureux d'apprendre que l'on a mis la main sur Dwyer. Une surveillance active sur la grève, ou près des embarcations, ne manquerait pas de produire de bons résultats.

J'ai, etc ,

D. Donohoe.

Consul de S. M.

Au Commandant du

16e régiment, à Toronto.

M. le Consul Donohoe au Commandant du 16e Régiment.

I3UFFAL0, 15 Juin 1864,

Monsieur, — Voici le signalement de Dwyer, dont je vous parlais dans ma communication en date d'hier : —

Hauteur, environ 5 pieds 8 pouces.

Yeux gris.

Cheveux brunâtres, quelque peu frisés.

Larges épaules, forte poitrine.

Los déserteurs quittèrent Toronto en mê-ue temps que lui vers 0} h. P. M. Il n'est pas fait mention du jour. Ils ramèrent pendant tout le trajet et débarquèrent à Y'oungstowri.

\'ii II iiiuiiiôro (ioiit oort iouHL-ip;iioinotjtn m'ont été commui)lr}a<:«, j» uu crui/i pim (|u'il jsoit possible do lour dunuor la forme léjute (|ui purmuttrnit do Ici» utili'^cr dan» ie« poM»€i»aioub du S. ]\î.

.JSii, C'tc ,

1' DONOIIOK.

Au Ootinnandaiit du

l(ii! lv('':^imoiit, \ T'iritito.

M. Ir Connut JJonoUcr d LotU [jijohit.

JiuFi'ALO, 25 Juillet 1^SG4.

JMilA)Ki). — J>ans ii»cs di'pcclu's du lio mai ( t du 18 juin, j'avais l'honneur d'attiror votre attention sur lea nicn<f'os uux(|u<jlles ont recours certains individus sans aveu, dans le but de lever parnû les sujets de 8. M. en Canada des recrues pour rarni^^'C des Ktatfl- Uuis.

J'ai niuintenant l'houneur de vous soumettre un couipte-rcndu circonstancié de l'un des actes les plus iuiâmes qui aient été commis par les racoleurs employés par les agents recruteurs à enlever des jeunes ji;ens sur la frontière canadienne.

«]ohn 151aud Alliuson est orphelin ; il est né à la liarl)ade, le 28 août 1848 ; son père était officier dans l'armée de 8. JM. Jusqu'à l'époque de sa disparition à Niagara, Canada- Ouest, il vécut avec sa grand'mùre et sa tante, qui sont ses tutrices. Il partit le 5 juillet, et bien que des auDOuces aient été insérées dans plusieurs journaux, ses parents ne purent réussir ù, savoir ce qu'il était devenu, lorsqu'un jour l'on constata, par un journal de Buffalo, du lo ou 14 de ce mois, qu'il était entré dans l'armée des Etats-Unis en qualité de remplaçant. Imai^inez les souiïraaces de sa famille qui le croyait perdu ; songez à la douleur poignante qu'ont dû éprouver ces deux pauvres dames, sa grand'mùre et sa tante, qui de désespoir avaient fait fouiller le lit de la rivière pour y retrouver son cadavre I

Le 15 de ce mois, s?s parents m'écrivirent, et, après avoir consulté les rôles au bureau du grand-prévôt, je constatai <.\\i\\ avait été enrôlé dans la marine des Etats-Unis, pour trois ans, sous lo nom de John Alliusou, âgé do 18 ans et deux mois. Le sous officier commandant la station navale en cette cité, m'assura, après lui avoir prouvé l'âge du jeune homme, que ce dernier me serait livré, et qu'il était à bord du " Michigan," mouillé à l'île Johnson, sur le lac Erié. Après avoir à deux reprises télégraphié au commandant, du ^' jMichigau '' et demandé que le jeune homme me lût reujïs ici, je réussis enfin à atteindre mon but, samedi, le 23 de ce mois. Je vous transmets sous ce pli copie de la déclaration qu'il me fit subséquemmcnt.

La relation de l'affaire en question est vraiment extraordinaire, et je ne sais qu'en penser. La tante du jeune homme, qui a passé deux jours ici, m'a dit que son neveu est digne de foi mais crédule. Pour ma part, je suis porté à croire qu'eu premier lieu il n'a pas été mis sous l'influence des drogues, et qu'il ne l'a réellement été qu'après avoir bu ce qu'il supposait être de l'eau. Grand nombre de médecins soutiennent qu'une personne ne peut être rendue insensible par l'emploi de chloroforme ou d'autre drogue tant Qu'elle reste debout et qu'elle conserve l'usage de ses facultés. Néanmoins, môme en supposant que la déclaration du jeune homme soit fausse, ce que je ne crois pas, l'on ne peut s'empêcher de se poser la question suivante : Permettra-t-on que des sujets anglais âgés de moins de 16 ans, comme dans le cas du jeune Allinson, qui ne paraît pas ea avoir plus de 15, soient enlevés de leurs foyers et enrôlés dans l'armée ou la marine des Etats-Unis par des officiers de ce pays, qui ne doivent pas ignorer ce qu'ils font, et auxquels les racoleurs n'amèneraient pas ces jeunes gens s'ils n'étaient pas encouragés à le faire ?

Je regrette de dire qu'à eu juger par les listes de remplaçants qui se publient actuelbment dans cette ville, et par les renseignements qui m'arrivent de différentes sources, je suis convaincu que le nombre de sujets anglais, (parmi lesquels plusieurs n'ont pas 18 ans,) qui s'enrôlent au service des Etats-Unis, va croissait de jour en jour. Impossible de dire le nombre d'entre eux que l'on met sous l'influence de drogues en Canada et que l'on transporte de ce côté de la frontière ; mais qu'il existe un système régulièrement organisé à la suite duquel des individus sont amenés à franchir la frontière, détenus

et hChéU'S par les liqueurs siiiritucuses jusqu'à ce qu'ils s'enrôlent, personne n'en saurait douter. Le grand counctabie de Niagara m'a dit qu'il y avait dans la prinon de la localité depuis quatre jours un homme qui n'était pas encore sutBsammcDt revenu à ses sens pour pouvoir rendre compte de sa position, et qu'il avait été enlevé à un individu qii le conduisait du côté américain de la rivière.

Dans un autre cas, un individu a été mis sous l'influence de drogues par un xVllemaud h bord d'un des bateaux à vapeur faisant le trajet entre Toronto et Lewiston ; cet homme après avoir repris connaissance se trouva au camp d'Elmira, revêtu de l'uniforme des Etats-Unis, lieureusement pour lui il réussit à corrompre la garde, et treize jours après il était au sein de sa famille en Canada. Je n'ai aucun doute que les renseignements dans ces deux cas pourraient être corroborés par des témoignages sous serment.

Le 18 novembre dernier, le recrutement des nègres eu Canada fut ouvertement recommandé dans l'un des journaux de celte ville, que possède et rédige le maître de poste des Etats-Unis, un employé du gouvernement. Voici l'article en question :

" Il est indubitable que l'on pourrait lever au moins un régiment de nègres à Buffaio, ** et cela dans l'espace de six semaines au plus, en disséminant des agetits experts parmi *' la population noire du Canada j par ce moyen, liuffalo pourrait facilement fournir son " contingent et éviter un nouveau tirage au sort ; c'est un sujet qui ne doit pas être *•' envisagé avec indifférence et auquel l'on ne doit pas négliger de songer.'^

Je n'hésite pas à croire que ce sont là les sentiments qui prévalent sur la frontière ; et le cas de John B. Allinson prouve abondamment que les agents choisissent leurs victimes parmi tous les sujets de sa Sa Majesté, peu importe qu'ils soient de race blanche ou noire.

J'ai, etc.,

Denis Donohoe, Lord Lyons,

etc., etc., eto.

Déclaration de John Bland Allinson.

Dans la soirée du 5 juillet, je m'en retournais à ma demeure, dans la ville de Niagara, 0. 0., lorsqu'un étranger m'accosta et me demanda la direction d'une rue. En tournant la tête je vis passer comme une ombre et respirai une odeur très-forte: je suppose que je perdis connaissance, car lorsque je revins à mes sens je me trouvai couché sur un lit dans une chambre où se tenait un homme, mais pas celui dont je viens de parler. J'ignorais où j'étais. L'homme me regardait ; je lui demandai un verre d'eau ; il me le donna, après quoi éprouvant le besoin de dormir, je fermai les yeux. Lorsque la connaissance me revint j'étais dans un convoi de chemin de fer. J'ai un vague souvenir d'avoir entrevu des places, des arbres, etc., aux endroits où nous passions, et que mon compagnon me demanda si je me sentais mieux. J'arrivai à Buffalo, je suppose, mais j'ignore absolument si ce fut le matin ou le soir.

Je ne pense pas que l'on m'ait fait entrer dans une maison, mais l'on me conduisit à bord du " Michigan." L'homme qui m'accompagnait avait des papiers qu'il remit à l'un des ofliciers. L'oflâcier me demanda quelle était ma taille ; je lui dis que je l'ignorais ; il me fit alors adosser à quelque chose, et après m'avoir mesuré, il dit " ça fera.'' L'officier me dit alors d'aller sur l'avant. Je suis resté à bord du '' Michigan" jusque vers midi de jeudi dernier, alors qu'on me conduisit à terre et qu'on me mit sous les soins du commandant d'un vapeur, qui me débarqua à Buffalo, où je fus confie au consul anglais.

John Allinson.

Signé devant moi, ce 23e jour de juillet 1864.

D. Donohoe.

Lord Lyons à M. Seivard.

Washington, 15 Juin 1864.

Monsieur, — Dès la réception de la communication que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 11 du mois dernier, à propos de deux jeunes nègres, sujets anglais, nommés Henry et Kichard Williams^ que l'on prétend avoir été enlevés du Canada, pour les enrôler

(lanH l'urni^'O des KtatH-UnÎM, jo doimui instruction au conwul do S. M. a . 'jui lo

prciniiT avait port6 uo lait ji ma coiinaisflanco, dj prendre do nouveaux reji. i^.i;uicdIji U

00 BUJl't.

J'ai maintenant l'honneur do voui transnicttro copio du rapport qu'il m'a adrcjfn^-. Vou.>4 verri/ (juo le coii.sul arrive i\ la ooneluHion quo ccn jcunoH ^ùuh ne Hont paH di;.'n< ' do lui, (ju'ils Hont ])urtis de l«'ur jdopro ni(»uvenierjL do kSto. Oatheriue, en (Canada, pom «•enrôler dan.s l'arméo dcH Ktats-ilnin, et que, daDH ce but, ils ont l'ait un (aux «crmcnt devant l'agent recruteur au hujct de leur fl^e.

Je ne me jjropose pas en cette eircountanec d'aborder la (|UC8tioii f^énéralo do renrOloment dans l'armée de» KtatH-Unis dcH Hujcts anglais qui, pour entrer daos ce service, violent les lois do leur pa)s et les ordonnances de l<;ur Souveraine. Les vue-j du gouvernement de S. M. sur ce Hujet ont déj;\ été comniuniciuées au cabinet de Wa«jhirigt<>n.

Je désire, néanmoins, attirer votre attention sur les observations contenues dans la dernière partie do la dépêche du consul, et soumettre à votre considération la question de savoir si lo gouvernement des Ktats-Unis ne devrait pas prendre des mesures pour décontenancer et l'aire cesser les menées iliieitcs aux(|ueHcs ont recours des individus sans aveu, dans lo but d'engager les sujets de la llcinc à quitter les possessions de 8» M. pour s'cnrOler dans l'armée des Etats-Unis.

J'ai, etc.,

LyoSs.

A l'IIon. W. IT. Scward.

M. Seward à Lord Lyons.

Département d'Etat.

Washington, 23 Juin 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception do votre communication du 15 do ce mois, relative à l'affaire de Henry et Richard Williams, et me priant de prendre en considération la question de savoir si ce gouvernement ne devrait pas prendre des mesures pour décontenancer et faire cesser les menées illégales auxquelles ont re jours des individus sans aveu, dans le but d'engager les sujets anglais à quitter les possessions de S. M. pour s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis, et d'informer Votre Seigneurie que j'en ai référé au Secrétaire de la guerre.

J'ai, etc.,

AV. H. Seward.

A Lord Lyon s,

etc., etc., etc.

Lord Monck à Lord Lyons.

Québec, 15 Août 1861.

MlLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépeclie de Votre Excellence en date du 8 août, ainsi que de ses incluses, au sujet de l'existence d'un système organisé dans le but d'embaucher les sujets de Sa xMajesté pour les enrôler dans l'armée et la marine des Etats-Unis.

Les plaintes incessantes qui sont faites à ce sujet à M. le consul Donohoe font voir, à n'en pas douter, que ce système existe ; mais une chose qui me frappe est que le consul Donohoe ne dit pas qu'il a raison de croire que les menées auxquelles il fait allusion sont directement sanctionnées par le gcuvernement des Etats-Unis. Le consul Donohoe reconnaît que des personnes coupables de ces menées ont été arrêtées par le gouvernement canadien, mises en jugement et punies.

.Te vais prendre des mesures pour que la police canadienne déploie encore une plus grande vigilance pour reprimer ces crimes, mais je crains beaucoup qu'il ne soit impossible

(le faire cesser ccd d^jordrcs tant que le gouvernement des Etats-Uiii.s jugera à propos d'offrir un encouragement aussi marqué à ceux qui lui amènent des rccruas pour son service militaire.

llelativement aux deux cas dont parle M. le consul Donohoe, dans sa dépêche du 25 juillet, je vais m'efforcer de procurer à Votre Excellence les témoignages ((u'il me sera possible d'obtenir. Comme ce mo:jsicur ne mentionne pas de noms dans un des cas en (|uestion, j'ai dû lui écrire pour lui demander d'autres renseignements, ce qui pourrait retarder quelque peu l'envoi des témoignages que vous demandez.

J'ai, etc.,

MONCK

A Son Excellence,

Lord Lyons.

Lord Lyons à Lord Monck.

Washington, 17 Août 1861.

MiLORD, — Relativement à ma dépêche du 8 de ce mois, j'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence copie a'une autre communication du consul de Sa Majesté à Buffalo, au sujet du système organisé dans le but de lever en Canada des recrues pour l'armée des Etats-Unis.

. Lyons.

A Son Excellence le

Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

Denis Donohoe à Lord Lyons^ C. C. B.

Buffalo, 13 x\oût 1864.

JMtlord, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Seigneurie, (No. 8,) en date du 8 do ce mois, m'apprenant que vous aviez transmis copies de mes dépêches (No. 17 du 23 mai, No. 20 du 18 juin, et No. 21 du 25 du mois dernier,) au gouverneur-général du Canada, et demandé à Son Excellence de vous recommander les mesures qu'il serait urgent de prendre dans le but d'engager le gouverneaement des Etats-Unis à coopérer avec celui du Canada pour faire cesser les honteuses menées auxquelles ont recours des individus sans aveu, ayant pour mission de lever en Canada des recrues pour l'armée américaine.

Bien que les agents recruteurs aient recours à tous les moyens pour faire de nouvelles victimes, je ne crois pas, cependant, qu'ils aient aussi bien réussi dans le cours de ce mois que d'habitude, vu que la police canadienne stationnée sur la frontière a déployé une bien grande vigilance. Quoiqu'il soit très difficile dans la plupart des cas d'amener à conviction les inculpés, cependant remprisonnement provisoire avant le procès a servi d'avertissement salutaire aux individus que l'on a arrêtés, tout en empêchant les autres de suivre la même voie.

J'ai, etc.,

Denis Donohoe.

Lord Lyons, C. C. B.j

etc., etc., etc.

Lord Monch à Lord Lyons.

Québec, 23 Août 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Seigneurie, contenant copie d'une lettre du consul de S. M. à Buffalo, au sujet des menées qui se pratiquent pour recruter en Canada des troupes pour l'armée des Etats-Unis.

Jo siiiH Iiniiroux d'approïK^ro qiio la vi/.Mlnnco dn la police canadionno a hbh*z bien rruw.si à (Ji^'UGritriifiiiccr Ich tcututivcM dcH o^ciUh rcorutcurs américaio».

J'ai, etc.,

MONCK

A Son lOxcolIcrii'o

./. /fuiitr. nurnlct/ à Lord Monrh.

Wasimncston, 1'.) ,S<'ptcmbrc lbG4.

IMiTiORn, — Jo crois devoir trausmcttrc ù Votre Excellence la copie ci inclasc d'une lettre qui a v{6. adressée au eorsul de S. AI. à Hoston, pnr des matelots qui f?e plaî;:nent d'avoir OU*, engajjj^s d'une manière indue par certains liolellier.s do Qa6bce, dr^nt il.-* donnent les noms, ;\ s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis. Comme ils semblent avoir reçu une partie de la prime, il est impossible de constater jusqu'à quel point il.s n'étaient pas eux-mêmes parties consentantes, mais s'il est vrai que ces hôtelliers ont reçu mille piastres, il est indubitable alors qu'ils doivent servir d'intermédiaires dans ce trafic.

Je connais tout l'intérêt que lord i^yons et vous-même portez à cette question du recrutement canadien, et j'ai récemment, tant officiellement que confidentiellement, insiste auprès du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis sur l'importance qu'il y aurait d'en arriver à une entente cordiale qui aurait l'elFet d'entraver un système de sa nature si vicieux.

J'ai, etc.,

J. Hume Burnlet.

A Son Excellence,

le Vicomte Monck,

Ile GALOur,

Rade de Boston, 14 Septembre 1864.

Monsieur, — Nous, soussignés, sujets de la Grande-Bretagne et d'Irlande, prenons la liberté, avec tout le respect possible, de nous adresser à vous pour obtenir le redressement de nos griefs, vu que nous avons été indignement trompés et vendus comme des esclaves à l'armée des Etats-Unis. Nous sommes des marins an*2;lais ; sous le prétexte de nous enrôler dans la marine, nous avons été induits par des hôtelliers de Québec à venir ici, alors qu'ils nous vendirent à Lebanon, New-Hampshire, comme remplaçants, nous donnant deux cents piastres de prime et en recevant mille eux-mêmes. Comme nous croyons qu'ils l'ont là un trafic régulier, il serait temps, selon nous, de les arrêter dans leurs spéculations, vu qu'ils engagent tous les marins qu'ils peuvent embaucher à venir ici, sans que ces derniers se doutent des malheurs qui les attendent à leur arrivée. Farmi nous se trouvent trois individus dont les femmes et les eufr.its se vcrrnDt bi'^nià:; privés de îeu:'S seub appui*. Si vous aviez la bonti) d'écrire au gouveiiKii,- de Qaéboe. je vous fournirais les noms de ces riifiquants éboulés qui, au moyen de rhum et do drogues, poursuivent leur ignoble . métier, ^•(yrs d'ayance do fdre des victimes qu'ils ne tardèot pa? ess'îîte »>. n.b&ndenper f»! k^^r tr?9t^

IG

fo.'t. Ce sont les nommds Thomas O'Lcary, James WarJ, Charles Smith, Dcmpscy, etc.' hotcUicrs, rue Champlnin, Québec. Dans l'espoir que vou3 nous ferez rendre justice, Dous avons l'honneur, etc.,

Thomas Keatim, de Dublin.

Geo. Horney, Plymouth, Angleterre.

Arthur â.rtiiukson, Invcrncsa.

James Craig, Glasgow.

aa Wm. Magregor, + Dublin.

marque John Carroll, Dublin.

Joseph Green, '^

sa Henry McNally, -\- Dublin, marque sa WiM. Neil, 4- Carlow, Irlande, marque

1^. S. — Nous sommes stationnés sur cette île, dans les casernes No. 7. Une lettre adressée à l'un de nous ne manquera pas de nous arriver.

Au consul de

S. Majesté Britannique, à Boston.

Lord Monck à Lord Lyons.

Québec, 26 Septembre 1864.

^IiLORD, — Belativement à la dépêche de M. Burnley, en date du 19 septembre, j'ai l'honneur de vous informer que j'ai l'intention d'envoyer à Boston une personne versée dans la connaissance des lois, avec mission de faire prendra sous serment par devant un juge de paix des Etats-Unis les dépositions des matelots qui ont signé la requête adressée à M. Burnley, consul anglais à Boston. Une fois en possession de ces documents je pourrai faire diriger des poursuites contre les hôtelliers de Québec, dont la conduite a suscité les plaintes portées dans la requête en question.

Votre Excellence m'obligerait infiniment en m'envoyant une lettre à l'adresse du consul à Boston, dans le but d'accréditer auprès de lui la personne qui doit remplir la mission dont je viens de vous entretenir.

J'ai, etc ,

MONCK

A Son Excellence,

Lord Lyons.

Le Duc de Nexccastle à Sir E. Hcad,

(No. 261.) DowNiNG Steet,

28 Octobre 1861.

MoNSiEJLi, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche (No. 85,) en date du 9 de ce mois, laquelle contient un extrait d'un journal de Toronto au sujer d s pau'-fïu tfs dirigées contre M. Arthur iiinkin, colonel dj uiilice et mîmbra du Pa.rl.'iiieai: l'iyviîi cial, pour avoir enfreint l'acte de l'enrôlemunt à i'étraugdr. Votre dépêche antérieure (No- 75) en date du 16 septembre, à laquelle vcrtsi référé?; a /également été reçue, et

votrtt r«*p()nH() h la <!('iu:uitlu do con^<') fUito par lu oolonol Râiikin, a ôiô apjirouvéo par lo l^uuvcnn'inrnt do S. M.

J'ui, etc.,

NEWCAHTIiK.

TriVIIoM. Sir Iv ll<:ul.

//r- /)nr tU Nffitranl/r à Lonl Monrh.

(No. <>.) DowNiNO 8tr[îkt,

22 Novembre ISGl.

MiiiORi), — Uolativomcnt à la d^pôcho (No. 88) do Sir Kdmund Ilcad, en date du 34 Octobre 1801. 11 octobro, contcn.'i'jt copio do lu communication qu'il avait ailres^éo au ministre do S.i iMajosté à W;ishinî;ton, au sujet dc^ tontativcM de recrutement pour l'arméo des Ktats-Unis, laites ;\ Iluniilton, Caiiad.i-Ouost, j'ai l'honnour d<î v«juh transm'îttre copio d'une dopôcho du Seorétairo d'IOtat des Ktats-Unis, on date du ?A du mois dernier, relative :\ cetlo question.

Le j2;ouvernemcnt de Sa Majesto eonsid«''roeo)niii(! sat.islaisantcs les explications ofTertcs par M. Seward à ce sujet.

J'ai, etc.,

Nkw«A8TLK.

Au Gouverneur Vicomte Monek,

etc., etc., aie.

M. Setcard à Lord Lj/oiu.

Départkmrnt d'Etat,

Wa.shini:tou. 24 Octobre 18GI.

MlLORi), — Votre communication, en date du 35 de ce mois, ayant trait à uce prétendue tentativo de lever des recrues en Canr.d.i pour l'armée des Etats-Unis, a été reçue par la voie régulière et renvoyée au secrétaire de la guerre. J'ai maint3nant l'honneur de vous transmettre copie d'une lettre en date de ce jour, que j'ai reçue de lui à ce sujet ; les explications qu'elle contient auront, je l'espère, l'effet do satisfaire le gouvernement de Sa Majesté.

J'ai, etc.,

W. H. Seward.

Le Très-Honorable Lord Lyons.

etc., etc., etc.

M. Cameron à M. Seicard.

Département dïï la Giterr?.,

Washington, 24 Octobre 18G1.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication du 17 courant, avec les incluses de lord Lyons.

Ce département n'a a utorisé aucun officier du gouvernement, m aucune autre personne ù, recruter pour le service militaire eu Canada. Le a-is particulier que l'on cite est entièrement dénué de fondement. Ci-suit la versiou'de Tuffiire telle que racontée p..r le col. F. W. Kellogg, du deuxième régiment de la cavalerie du Miehigan : '• Eu réponse aux questions que vous me faites au su et du col. Davics et de sou voyage en Canada, qu'il me suffi.«!e de vous dire qu'il a demandé congé pour aller visiter des amis à Hamihun. à trois cent vingt milles Ue ca station ; qu'où ne Ta ûi requis ni muni de l'autorité de recruter pour l'armée des Etats-Unis ; que son absence a dur* quatre j ur.s. et »iu'à sou retour ii m'a appris qu'il pensait qa'uu certaiu capitaine Viiliers joiudiaii. ua ré^imeut

si je consentais à, lui donner une commission. Je lui dis, en réponse, que le major du réj^iment avait é^é nommé en son absence, et que je n'offrirais aucune espèce de commission au capitaine Yillicrs. Là pc termina l'affaire du capitaine Villiers, dont je n'entendis plus parler ensuite."

Simon Cameron,

Secrétaire de la Guerre.

J/. Cardwell à Lord Monde.

(No. GG.) DowNiNo Street,

5 Septembre 18G4.

MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre, pour votre information, copie d'une Lord Lvons au comte Russell dépêche adressée au comte Kussell par le ministre de S. 9 Août 18C4. ?*ï. Il Washington, ainsi que copie de la réponse du comte

Le Comte Russell à lord Lyons, Kussell. Ces communications font voir les mesures qui 25 Août 18G4. ont été prises dans le but d'engager le gouvernement des

Etats-Unis à décontenancer et réprimer les menées illégales auxquelles on a recours pour lever en Canada des recrues pour l'armée des Etats-Unis.

Je vous prierais de vouloir bien me communiquer la nature de la réponse que vous avez faite à la dépêche de lord Lyons à ce sujet, en date du 8 août, ainsi que tous renseignements ou toutes recommandations qui pourraient aider le gouvernement de Sa Majesté à mettre un terme à l'existence de ces abus.

J'ai, etc.,

E. Cardwell.

Gouverneur Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

Lord Lyons au Comte Russell.

(No. 668.) Washington, 9 Août 18G4.

MiLORD, — Dans mes dépêches (No. 885) du 13 décembre dernier, et CNo. 252), du 11 avril dernier, j'avais l'honneur d'attirer l'attention de Votre Seigneurie sur les renseignements que m'avait fournis le consul de Sa Majesté à Boston, au sujet des menées auxquelles on a recours pour lever en Canada des recrues pour l'armée et la marine des Etats-Unis.

Il est difficile d'apporter des preuves à l'appui des faits signalés, mais il n'en est pas moins hors de doute qu'il existe un système régulier organisé dans le but d'enrôler les sujets de Sa Majesté en Canada, et même de les enlever et transporter au-delà de la frontière, llien ne me porte à croire que des officiers du gouvernement des Etats-Unis prêtent leur concours à ces actes de violence, et je n'ai aucun doute, non plus, que le cabinet de Washington s'empresserait de rendre pleine et entière justice si l'on pouvait réussir ii prouver les faits par des témoignages incontestables. Cependant, je crois qu'il est difficile de nier que dans leur empressement à combler les vides de l'armée, des agents recruteurs subordonnés encouragent plus ou moins les honteuses transactions des racoleurs et des cmbaucheurs, et je suis convaincu que si le gouvernement de Washington avait le désir sincère de faire cesser ces illégalités, ces griefs ne tarderaient pas à disparaître.

Entretenant cette opinion, j'ai présenté à M. Seward, dans une communication que je lui adressai le 15 juin dernier, que le gouvernement des Etats-Unis devrait prendre des mesures pour décontenancer et faire cesser les menées illégales et indignes auxquelles ont recours des individus sans aveu pour engager les sujets des possessions de S. M. à s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis. M. Seward, en réponse, m'a informé qu'il avait envoyé ma communication au Secrétaire de la guerre.

L'affaire en est donc restée là, et dans l'intervalle le nombre de plaintes qui me sont adressées par des Canadiens enrôlés dans l'armée des Etats-Unis, s'accroît de jour en jour.

Lob illi*^uIit(^H r|ut doniKuit \'nm h, oom pliiirito.H proviiqucnt gouvunt Iim icènon Icii plun

niiviaiih»''. (V»>.si, aiimi qu'il urriv<! (juo p.irmi Icm vicliiins l'on troiivi; •? ■ , ou

plulof (les cnraiit.H, <|ui, iio comprenant <|u'iniparriiif.i!ni'iit la lani^no un^. .. , . .1 ■ . ornbtiuchos, tronip^'H ut piirfuiH oiiUtv^s <]«) la tiiuiii^ro la plus oriieilo rt la pluM il'hontéu.

il (Ht vrai do «liro (\\U) friMinrininciit Ich pl.iiritiH quu l'on in'u<lrcMMe itoiit (.'Zu^érétrM, inonHoii<;èr(vs ot inOnu; iVaudulousos ; main, d'un autre coLo, il eu cHt qui un Hont uialh :urcusciniMit <|uo trop hicn fondéoH. Il Horuit ui.nuux d'oiiconihror uotto di'ipOclio d(; copicM du la oorrcspomlanoo voiuuiinouHo quo jm pourHuiH en co rnoinont à co Hujet avco lo j^ouvcrncnuMit iivH iMatH-Unis, avec lus consuls do Sa MnjoHtô et avec d<'H particuIiorH. Qu'il inc Nuifisc do diro (|Uo toutes Ich représentations <{ui Hout laites suliissetit lo luûnic Hort. Lo Secrétaire d'Ktat les renvoie au Scorétuiro do la j;uerro ; lo Secrétaire do la ^'Ucrro ordonne la ti;nuo d'une en((U(3U', ou, pour mieux «lire, cxi^o un rapport dcH a'^o.uiH do reeruti'inent. Cîes derniers jurent (|Ui; jamais ils n'enrôlent un seul individu (ju'à bon escient et avec lo plus j^Mand scrupule possible, (juo les plaintes sont entièrement dénuées de tondement et (jue l'einôlement est parfaitement lé^'al et inattaquable à tous les points de vue. Ne pouvant produire d'autre témoij^na^o que celui de la recrue elle-môme, le gouvernement des Ktats-Unis se guide d'après lo rapport do ses ofiiciers et garde les individus.

•le prendrai cependant la liberté de soumettre à Votre Excellence des copies de trois dépêches do M. Donohoo, le consul de S. M. à Bufîalo, qui expliquent bien la nature et l'étendue des menées qui so pratiquent. J'y ajoute copie de la communication que j'ai adressée à M. Scward, le 15 juin, et dont j'ai parlé plus haut, et copie de la réponse de >î. Seward, copie d'une dépêche que j'ai transmise au •■gouverneur-général du Canada, ainsi que copie d'une dépêche que j'ai écrite h M. le consul Donohoe.

Votre Seigneurie voudra bien observer que j'ai prié lo gouverneur-général de me communiquer son avis i\ ce sujet, et de me dire s'il n'est pus d'autres mesures que je pourrais prendre pour faire cesser de pareilles illégalités, ou des représentations spéciales que je pourrais adresser au gouvernement des Etats-Unis, dans le but de l'engager à coopérer avec le gouvernement du Canada pour mettre un terme aux griefs dont on se plaint.

J'ai, etc ,

Ltons.

Le Comte llusscll, C. G.

etc., etc., etc.

Le Comte Russell à Lord Lyons.

(No. 397.) Ministère des Affaires Etrangères.

25 Août 1SG4.

MiLORD, — Le gouvernement de Sa Majesté approuve les mesures prises par Votre Seigneurie, telles qu'énoncées dans votre dépêche (No. 5G8), en date du 9 de ce mois, au sujet des menées indignes auxquelles ont recours des individus sans aveu, dans le but de lever en Canada des recrues pour l'armée et la marine des Etats-Unis.

Le gouvernement de Sa Majesté ne saurait douter du désir du cabinet de Washington de prendre des mesures pour décontenancer et faire cesser ces illégalités, et il entretient Tespoir que vous recevrez sous pou une réponse satisfaisante à la communication que vous avez adressée ù M. Scward à ce sujet, le 15 juin. Dans l'intervalle Votre Seigneurie voudra bien continuer i\ protester contre le recrutement illégal qui se pratique sur la frontière canadienne.

J'ai, etc ,

KUSSELL.

Lord Lyons,

etc., etc., etc.

M. Cardwell à Lord Monck.

(No. 83.) DowNiNo Street,

1er Novembre 1864.

MiLORD, — Relativement à votre dépêche (No. 134) en date du 23 septembre, j'^i l'honneur de vous transmettre copie d'une lettre du ministère des affaires étrangères,

ainsi qu^^ d'une ddpfichc de M. lîurnley un comte Ilusseîl, au sujet des honteuses menées auxiiutllcB (Mit recouis certaiDS imlividus dans le but de lever en (^anada des recrucR pour l'armée des Erats-Unis.

V< tre St'itTNi mie semble ne rien iK'L;li«rer pc.ur iairc rvjtrinjcr ces illégalités, et je n'hésite pas à croire (|Uf hi vous ven<z à constater que la l(;i mi iriipuissante à seconder voB efforts, votre gouvernement ne tardera pas à soumettre au parlement provincial des amendements propres à accroître les pouvoirs ({u'ello confère.

J'ai, etc.,

Edward Caeidwell.

Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

M. Ifammond à Sir F, I{o<jers.

Ministère des affaires Etrangères,

12 Octobre 1864.

MoNStEUR, — Relativement à ma lettre en date du 2G août, j'ai ordre du comte Ilufïsell de vous transmettre copie d'une dépêche (No. 61), avec ses incluses, de M. iîurnhy, au sujet du recrutement qui se fait en Canada pour l'armée des Etats-Unis. Je dois en »uême temps vous recommander de prier M. le Secrétaire Cardwell de constater si les individus, tant à Québec que dans d'autres parties du Canada, qui. trempent dans ces illégaliiéi, ne peuvent être punies sous l'empire des lois canadiennes.

J'ai, etc.,

E. Hammond.

Sir F. Rogers, Baronnet,

etc., etc., etc.

M. Barnley au Comte Russell.

Washington, 23 Septembre 1864.

Milord, — Dans sa dépêche (No. 397), en date du 25 du mois dernier, relative aux menées auxquelles ont recours les agents recruteurs pour lever en Canada des recrues pour l'armée et la marine des Etats-Unis, Votre Seigneurie formulait l'espoir que lord Lyoos ne tarderait pas à recevoir une réponse favorable à la communication qu'il adressait à M. Seward le 18 juin.

J'ai, en conséquence, cru opportun d'attirer de nouveau l'attention de M. Seward à ce sujet dans une lettre dont j'ai l'honneur de vous transmettre copie en même temps que la présente. Je prends également la liberté de vous expédier copie de la réponse de M. Seward, laquelle, à mon avis, est loin d'être satisfaisante, en ce sens qu'il est illogique U'affirmer que ces illégalités ont été entièrement réprimées, lorsqu'il est de fait que la légation est journellement saisie de cas de cette nature, qui sont portés à la connaissance du département d'Etat.

J'avais raison, l'autre jour, de transmettre au vicomte Monck copie d'une lettre reçue, par l'intermédiaire du consul de Sa Majesté à Boston, de certains matelots que l'on a embauchés, lesquels désignaient nommément les individus qui, h Québec, se livrent ouvertement à ce trafic qui leur rapporte des sommes considérables.

J'ai, etc.,

J. H. BURNLEY.

Comte Russell, C. P.,

etc., etc., etc.

' M. Burnlei/ à M, Seicard.

Washington, 16 Septembre 1864.

Monsieur, — Dans sa communication en date du 15 juin, lord Lyons avait l'honneur ^'attirer votre attention sur les honteuse? menées îiuxquelle'' ont recoura (\Qf> individu» iï^psr

avou, dans lo but (rornbnuclicr dos jcunos f^c.nn m (!iinadii nt do If!H cw^a^nr h n'curdhr duus runiU'o <lfH KtatH-lJui»i. î-'u S(i;^nriirio voiin Hif.'riaittit prirticulitT<rnj< nt Ich oljHtTvatitinfl <M)iit<'iiueH à cv Hwyt dans lu dcrniéro partie de; I:i d<'j,/''<:ljo du CDrj/iul d" S M. i^ Hufliilo, tranMniiho b(ius lo in(^ino pli quo lu corniuuuioatiori en <pr»htion, tt Founicttoit ifc votro ciwiHid^'Tatiorj la (picstiori d«t f<nv(Mr hî 1<5 '^(mvvruauic.ul d '*' * '' ■ ,

proijdro des lucsuroH pour d(^curitfiiunct'r et l'uiro cchmit Ith i aux<(Ui'll('s il OHt ci-haut tuit allusion.

Il lu'oNr, inufilo d'îijoutiT (juo o'oMt li un<î ^juc^tion <|iii pré" .,u.

vrrni'ur-^<'Mi(''n»l du Canada, ainni (|Uo lo i^oiivcnutiuoiit lir ^:i M^ . - . ■ - -^nt'

vaincu, horai«Mit des plus heureux do voir lo cabinet de Washington coopérer avec eux pour mettre fin i\ du bcniblablca illC-galiti^'H.

J'ai, etc.,

J. 11. JiunNhEy.

Al'llon. W. lï.Scward,

etc., etc., etc. '

M. Seward à Ai, Uurnley.

DÉPARTEMENT D'EtAT,

Washington, 19 Septembre ISGl.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser r<5ccption do votre connnunication en date du 16 de ce mois, dans laquelle vous iaites mention de la lettre de lord Lyon.s du 15 juin dernier, au sujet des honteuses menées auxquelles ont recours des individus sans aveu d;:ns lo but d'embaucher des jeunes gens en Canada, et de les engager à s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis ; vous ajoutez que c'est là une question qui préoccupe gravement le gouverneur-général du Canada ainsi (jue le gouvernement de Sa Majesté ; puis von.s dites qu'ils seraient heureux de voir le gouvernement des Etats-Unis coopérer avec eux pour mettre fin à de semblables illégalités. J'ai l'honneur de vous informer, en réponse, que du moment que des plaintes de cette nature ont été formulées, ce gouvernement s'est empressé, comme il continuera de le faire à l'avenir, d'arrêter et punir sévèrement les auteurs de ces illégalités qui, j'ai raison de le croire, ont été entièrement réprimées.

J'ai, etc..

W. II. Seward-.

J. H. Burnley, Ecr.

M. Cardweîl au Vicomte Monck.

(No. 88.) DowNiNQ Street, 10 Novembre 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche (No. 147), en data du 10 du mois dernier, dans laquelle vous m'annoncez la condamnation de deux individus qui avaient pris une part active dans l'enrôlement des sujets de Sa 3Iajesté pour l'armée des Etats-Unis, et je vous prie de vouloir bien me faire savoir quelles peines ont été prononcées contre ces violateurs de la loi.

J'ai, etc.,

Edward Cardwell.

Vicomte Monck,

etc., eto., ete.

M. Cardweîl au Vicomte Monck.

(No. 95.) DowNiNG Street, 5 Décembre 1864,

MiLORj),^-Ayant communiqué au comte Russell la dépêche de Votre Sei^^neuri^ (^Q. 141), en date du 3 octobre, relative h certains matelots apglaig qui sq piaignaienîi

d'avoir ùtù embauchés dans la marine des Etats-Unis par des hôtelliers de Québec, j'ai riionucur de vous transmettre, pour votre information, copie de la réponse reçue du miuislèro des afïaircs étrangères.

Drjà, dans ma dépêche (No. 83), en date du 1er novembre^ j'ai eu occasion de reconnaître l'utilité des efforts faits par Votre Excellence pour réprimer les menées auxquelles on a recours dans le but d'enrôler les sujets ani^lais dans l'armée des Etats- Unis, exprimant eu même temps l'espoir que si la loi actuelle était impuissante à faire cesser cea désordres, vos ministres ne tarderaient pas à faire voter par la législature le» anjcndcments qui pourraient Ctre nécessaires.

J'ai, etc.,

Edward Cardw^ll.

Vicojnte Monck,

etc., etc., etc.

M, Layard à Sir F. Rogers.

Ministère des Affaires Etrangères,

4 Novembre 18G4.

Monsieur. — J'ai communiqué au comte Kussell votre lettre à M. Hammond, en date du 28 du mois dernier, contenant copies de documents reçus du gouverneur-général du Canada au sujet de la manière en laquelle plusieurs marins anglais ont été engagés par des hôtelliers de Québec à s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis.

Je vous prie de vouloir bien informer M. Cardwell, eu réponse, qu'il ressort de l'examen de ces documents que les sujets anglais en question ont reçu une partie de la prime, d'où lord Kussell conclut que s'ils n'avaient pas l'intention de s'enrôler ils auraient dû refuser la prime.

Il bcmble être fort douteux que des marins anglais qui ont accepté une prime de cent ;i deux cents piastres aient sujet de se plaindre, et, conséquemment, il est très difl&cile de faire droit à leurs griefs en pareil cas.

J'ai, etc.,

A. H. Layard.

Sir F. Rogers, Bart.,

etc., etc., ete.

Lord Monck au Duc de Newcasile.

Hôtel du Gouvernement, (No. 8.) Québec, 1er Février 1864.

JMiLORD Duc, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre G aie (No. 7), du 16 janvier, et, en réponse, je prends la liberté de vous renvoyer à ma dépê. ho (No. 7), du 27 janvier, qui part par la malle de ce jour, et qui contient tous les r»n.-eii^nements que je possède au sujet du recrutement qui se fait en Canada pour l'armée des Etats-Unis.

Je vous prie bien de me pardonner la liberté que je prends de renvoyer Votre Grâ^e à une autre dépêche, mais la malle part ce jour même et je n'ai pas le temps de vous écrire plus au long.

Je ne manquerai pas de tenir Votre Grâce au courant de tous les faits nouveaux qui pourront arriver à ma connaissance à ce sujet.

J'ai, etc.,

Monck.

Sa Grâce le Duc de Newcastle.

Lot il Monck à M, Cardwett,

(No. 181.) QuÉiîKO, 5 Hcptcmbrc IHGI.

MoNsiKUii,— J'ai riiouncur ilo vous tranflnicttro, pour votro information, copicM «Icx

Lord Lvons d6j)ôclioH (jun j'ai niçui'H (io lord LyouH, contenant copicH do IcttrcH

8 Aoi'it IHtiH. adrcss^'OM ;\ Son KxcL'llonco par M. Donohoo, Io consul do Ka MajcHté à

Huit inoluses. JJuflalo, au flujot dcH tentatives faitcH par certaine individus d(!H Ktativ-Unin

danH io but do lever en (-anada des recruc^s pour l'arun'o ani(''ri(;aine. Je n'ai pas encort;

Lord Lyons, rc'Mis.si :\ me procurer des ((f-nioigna^en «uflisaiits pour cn;4ar^er lord Jiyonn

17 AoiU 1801. ^ Houmettro les plaintes mentionnées par Io consul Donohoo à la connidé-

Uuo inclusiv ration du i^ouvernemcnt des Etat.s-Mnis, mais tous nnî.s ofT.irtH tendent vers

ce l)uf, et jo suis heureux do constater, d'aprù.s la dernière lettro du con.sul Donohoo qui

fait partie do la oorrespondanco ci-ineluse, que la vigilanco déployée par la police cana-

di«*onû a eu reflfot d'arrêter jusqu'à un certain point les menées illéf^alca dont il se

plai>j;uaif.

J'ai, etc.,

Monck.

Dem'a Goclley à Denii Donohoc.

Québec, 1.5 Août 18G4.

Monsieur, — Le ministre uo Sa Majesté à Washington a transmis au gouverneurjjjénéral copie do votre dépêche, datée de Buffalo Io 25 juillet 1864, dans laquelle vous faites mention des menées pratiquées par les racoleurs pour lever en Canada des recrues pour l'armée et la marine des Etats-Unis, et demandez des témoignages sous serment a;i sujet do deux cas que vous signalez dans votre dépêche. Comme vous no mentionnez pas le nom de l'individu qui a été mis sous l'influence de drogues par un allemand à bord d'un des bateaux à vapeur qui font le service entre Toronto et Lewiston, je dois vous informer qu'en fournissant ce renseignement vous faciliterez grandement les investigations que }ord Monck a fait instituer à ce sujet ; et, d'après le désir de Son Excellence, j'ai Tlionneur de vous prier de me transmettre ce renseignement s'il est en votre pouvoir de le faire.

J'ai, etc.,

Dbnis Godley,

Secrétaire Civil.

Denis Donohoe, Er.,

Consul de S. M. B., Buffalo.

Denii Donohoe à Denû Godley.

Consulat Anglais,

Buffalo, 19 Août 1864,

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche en date du 15 de ce mois, dans laquelle vous me demandez le nom de l'individu qui aurait été mis sous l'influence de drogues à bord d'un des bateaux à vapeur qui font le service entre Toronto et Lewiston, — fait qui se trouve incidemment mentionné dans ma dépêche à lord Lyons, en date du 25 du mcis dernier, afin de faire bien comprendre le système organisé par les racoleurs dans le but de lever en Canada des recrues pour l'armée et la marine des Etats- Unis.

Je regrette de dire que je ne ecanais pas le nom de riodivida en question ; mais lorsque le lait me fyt relaté, l'on me dit que cet individu était le serviteur d'un particulier résidant dans le voisinage de Niagara, C. 0., et qu'il avait été envoyé à Torontj avec deux chevaux, et que c'est à. son retour à bord du*bateau qu'on lui a administré des drogues. Je suis persuadé que les détails de cette affaire sont bien connus dans les environs de Niagara. Si les autorités locales voulaient bien se renseigner auprès do Mlle, Stepheuson, la tante du jeune Alliuson, mentionna dans ma dépêche du 2b du piois dernier, à lord

Lyons, dont copie a oto transmise ù Sou Excellence le gouverneur-général, je n'ai aucun doute fju'ello pourrait dire le nom de l'individu. Mlle, Stephenson réside à Niagara.

J'ai^ etc.,

Dents Donohoe.

Coniul de S. M.

Denis Godley, Ecr.,

Secrétaire Civil, etc., etc., Québec.

Lord Monck à M. CardwelL

(No. 134.) Québec, 23 Septembre 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépecbe (No. 66), en date du 5 de ce mois, contenant copie d'une communication adressée par le ministre de Sa Majesté à Washington au comte Kussell, au sujet de la répression des menées auxquelles on a recours pour lever en Canada des recrues pour l'armée des Etats-Unis.

J'ai l'honneur de vous transmettre, pour votre information, copie de la réponse Lord Monck à que j'ai faite à la dépêche de lord Lyons en date du 9 août, laquelle Lord Lyons, par inadvertance j'ai omis d'inclure dans ma dépêche (No. 131) du 5 de

15 août 1864. ce mois.

J'ai donné ordre que la police redouble partout de vigilance pour arrêter les auteurs des illégalités commises, et, dans les cas où la chose a été jugée nécessaire, j'ai stationné des officiers de la police secrète dans les localités où ils pourraient le mieux prêter raainforte à la police ordinaire.

•Je suis, néanmoins, parfaitement convaincu que tous mes efforts pour la répression de ces illégalités seront inutiles tant que le gouvernement des Etats-Unis continuera à entretenir des agents salariés chargés de recruter pour son armée.

Si l'on n'offrait pas d'avantages pécuniaires à ceux qui font métier d'enrôler des recrues, l'on ne tarderait pas à voir cesser toute tentative de commettre le crime d'enlèvement Qcldnappinrj). Que l'on réussisse à faire disparaître ces abus constants, et je suis persuadé que l'accroissement des crimes de cette nature occasionné par les offres d'argent laites par des particuliers qui recherchent des remplaçants lorsque survient la conscription, uourrait être suffisamment contrecarré par un surcroît de vigilance de la part de la police.

La seule recommandation que je puisse donc faire est que l'on tente un effort pour engager le gouvernement des Etats-Unis à révoquer le règlement en vertu duquel l'on paie les personnes qui engagent des recrues à s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis.

J^ai, etc.,

MONOK.

Le Très-Honorablo 3S. Gardwell, M. P.

Lord Monck à AL CardwelL

(No. 141j Québec, 3 Octobre 1864.

Monsieur, — J^^i l'honneur de vous transmettre copie d'une dépêche, avec ses 11.438, 19 Septembre incluses, que j'ai reçue du chargé d'affaires do la légation de Sa '^^^^' Majesté à Washington.

Comme il m'a paru de la plus grande importance de donner suite aussitôt que possible aux renseignements contenus dans la requête adressée au Consul de Sa Majesté à Boston, j'ai envoyé sans tarder un homme de loi dans cette ville pour y prendre sous serment les dépositions des signataires de la requête, et j'ai pu obtenir pour lui une lettre l'accréditant auprès du consul de Sa Majesté à Boston, de la part de lord Lyons, qui heureusement se trouvait ici.

.)'ai l'honneur <!(» vouh ti«nHin(îttr(î ('•;;ohmicnt copio d'un rapport du prooureur-

30 Soplcmbro 1804. ^<''n^Tal ilu (îaiin'lu l'int, <lunH Icrjui;! il «-Ht fait ui'îiilion de ccrtainirM

nutrcH niosuros (pii ont <^h' [)riHCM dariH lu l»ut «l»» (^jotn-r U'a projjrtu

do ceux qui font lo ni6ti(»r d'ctjlcvcr et oiuliauchor 1cm «ujelH doKn Mnjenté pour 1cm enrôler

diuiH l'arini^o ou l.i ninrino des KtatH-HniH.

J'ai, cto ,

MONCK

Lo Tri^s- Honorable K. Cardwoll.

( (>!>ir <l'u!i rapport du Comité de V UonoraiU ('oiisri/. Exécutif, approuvé par Son KjcrJ. hixcc le G o\ivf.rnrur- Général la 29 srptrmhrc 1804.

Vu io nu'iuoraiulum, on diito du 2!) do ce moi.s, do l'iion. procurcur-pénéral du Jb«- Canada, énonçant que comme il appert ([uo des marins et autres Hont continuellement enlovijs par violence, ou sous d(î faux prétextes, do la province, dans le but do les enrôler dans i'arméo anK^-ricaino, et que l'on ne cesee encore de l'aire des efforts pour obtenir en cette province des recrues et des remplaçants, en violation de la loi, il recommande qu'une personne compétente (nommément lo col. Krmatin^er) soit char;,'ée de visiter les diatrictH do St. François, Hedford et Iberville, dans le but de réprimer ce trafic illégal et do punir les violateurs do la lui, et munie des instructions qu'elle pourra recevoir do lui, le procureurgénéral.

Il recommande en outre que la somme de six piastres par jour et les frais de voyage soit accordée à la personne qui sera uommée — et que le montant do cette allocation soit porté au service do la police et au chapitre des dépenses diverses.

Le comité soumet la recommandation ci-haut du procureur-général ;\ l'approbation de Votre Excellence.

Certifié,

AV. II. Lee, G. C. E.

M. le Procureur- Général Cartier à Lord Monde.

Ministère de la Justice,

Québec, 30 Septembre 1864.

Le soussigné a Thonneur de faire rapport à Son Excellence le gouverneur-général, relativement aux indignes menées qui se pratiquent mallicureusement depuis un certain temps dans cette province, à la suite desquelles des marins et autres sujets sont embauchés dans le but de les enrôler dans l'armée américaine, — qu'après avoir pris communication de ia lettre de certains matelots du havre de Boston, récemment transmise par le consul de Sa Majesté à Boston, et s'être abouché avec le juge des sessions de la paix de Québec, il en est venu avec ce fonctionnaire à un arrangement en vertu duquel un certain nombre d'hommes de la police fluviale sous son contrôle ont été envoyés à Kichmond; et deux autres ont reçu ordre d'accompagner les convois de chemin de fer desservant cette localité, aller et retour, avec mission d'agir de concert avec les juges des sessions de la paix de Québec et Montréal.

Un liomme de loi a également été envoyé i\ Boston pour y recueillir, sous la direction du consul anglais de cette ville, comme Votre Excellence en est informé, les dépositions sous serment de ces marins.

De plus, le col. Ermatinger^ magistrat d^une activité bien connue, et autrefois surintendant de la police à Montréal, doit visiter les districts de Bedford, St. François et Iberville, limitrophes à la frontière, et s'efforcer autant que possible d'arrêter le trafic illégal dont il est question ci-haut, et de punir les violateurs de la loi.

Au moyen des efforts réunis de ces messieurs, le soussigné a lieu de croire que les abus qui existent ne tarderont pas à cesser, ou au moins à se ralentir considérablement.

Geo. Et. Cartier, Proc.-Gén.

Lord Monde à M, Cardwell.

(No. 147.) Québec, 10 Octobre 1864.

Monsieur, — Ilelativcment à ma ddpeclic (No. 141) du î> octobre, dans laquelle je vous coiiuiiuuiquais certains renseignements ayant trait à l'enrôlcDicnt dôs sujets anglais dauti l'armée et la marine des Etats-Unis, et vous annonçais en même temps les mesures que j'avais prises pour faire cesser ces abus, j'ai maintenant l'honneur de vous transmettre un rapport du procureur-général du Bas-Canada, par lequel il m'apprend la condamnation devant la cour du banc de la Reine à Sherbrooke, de deux des individus qui ont pris la part la plus active dans la perpétration de ces actes illégaux.

J'ai, etc.,

MONCK

Très-Hon. E. Cardwell.

Monsieur le Procureur- Général Cartier à Lord Monck.

Ministère de la Justice,

Québec, 8 Octobre 1864.

Le soussigné a l'honneur de faire rapport à Son Excellence le gouverneur-général que deux des individus qui ont pris la part la plus active dans le trafic dont il est question dans son rapport du 30 du mois dernier, ont été, hier, trouvés coupables, devant la cour du banc de la Keine siégeant à Sherbrooke, d'avoir violé l'acte de l'enrôlement à l'étranger.

Geo. E. Cartier.

Lord Monde à M. Cardwell.

(No. 180.) Québec, 30 Novembre 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche (No. 88) du 10 de ce mois, ayant trait aux deux individus, Dempsey et Burns, trouvés coupables à Sherbrooke d'avoir engagé des sujets anglais à s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis.

J'ai l'honneur de vous informer que subséquemment à la date de ma dépêche du 10 octobre, Dempsey a été condamné à payer deux amendes, se montant en tout à quatre cent cinquante piastres, et Burns à l'incarcération pendant six mois dans la prison commune.

Les amendes ont été payées, et Burns subit actuellement sa peine dans la prison de Montréal.

J'ai, etc., ^ , Monck.

Très-Hon. E. Cardwell.

Lord Monde à M. Cardwell.

(No. 208.) Québec, 28 Décembre 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche (No. 95) du 5 de ce mois, et la lettre y incluse de M. Layard, au sujet de certains hotelliers de Québec, accusés d'avoir engagé des sujets anglais à s'enrôler dans l'armée des Etats-Unis. J'ai raison de croire que les mesures que j'ai prises ont eu l'efifet de diminuer de beaucoup les crimes de cette nature, et je ne pense pas qu'il sera besoin de recourir à la législature pour en obtenir de nouveaux pouvoirs propres h réprimer ces abus.

J'ai, etc.,

3l0NCK.

Très-Hon. E. Cardwell.

Ijurd Monde à M. Cardwcli.

(No. 06.) QiJÉUKc, 2 mam 1865.

MoNKiKiiii, — lliilativcinont aux <l(jp<''cli(\s indi(ju<'iofl on raar^e, j'ai l'honneur do vouf Lord Monck, trunsiiiottro copii; <run ripport «lu Procureur G <':n<'ral «lu HaH-Cyanada,

No. Ul, :»o Oct., uu Mujut (IcM pourHuitOH oui ont été dirigée» contro curtaiuH indifidua, en

1864 r No. 147, yy^.^^ j^, i'^^.^^ ,1^3 l'onrOlomcot à l'étran^'cr.

10 octobre IH(>J. ,, . . '^

M. Cunlwrll. .1 ai, etc.,

No. 88, 10 No\. MONCK.

1864. JiO TnVs-IIon. K. Cardwoll.

M. Cardwoll, No. 06, 6 Décembre 18Ci. Lord Monck, No. 208, 28 I)<;c«mbro 18C4; No. Ci, 2 Man

Passepoktb.

Lord Lyont au Vicomte Monck.

Washington, 28 Novembro 1864.

MiLORD, — Je suis depuis quelque temps entré en communication avec le gouvernement des Etats-Unis, dans le but de l'engager à faire disparaître partiellement les inconvénients résultant du système des passeports, et en particulier le règlement qui prescrit que tous los passeports à l'étranger devront être expédiés à Washington pour y être contresignés.

J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence copies de deux lettres que j'ai

1. M. Seward, reçues du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis à ce sujet. Votre Excellence 25 No7. 1861. verra que les sujets anglais peuvent aujourd'hui faire contresigner leurs

2. M. Seward, passeports à Montréal, Portland, Boston et New-York, de même qu'en 27 Nov. 1861. cette ville.

J'ai, etc.,

Lyons.

Son Excellence le Vicomte Monck.

M. Seward à Lord Lyons.

Département d'Etat,

Washington, 25 Novembre 1861.

MiLORD, — J'ai l'honneur de vous informer que, dans le but de parer aux inconvénients résultant du règlement qui exige que les passeports de sujets ou citoyens de pay» étrangers soient expédiés ici pour être contresignés, MM, Oscar Irving, Jonathan Amory et E. A. 0. Adams, agents de passeports de ce département à New-York, Boston et Portland, ont été respectivement autorisés à contresigner gtatuitement les passeports dans ces villes.

Lord Lyons,

etc., etc , etc.

W. H. Seward.

M. Seward à Lord Lyons.

Département d'Etat,

Washington, 27 Novembre 1861.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication en date d'hier, dans laquelle vous alléguez qu'il serait grandement avantageux aux sujets anglais venant

du Canada dans le but de b'embarquer ù un port aiu<jricain, que le consul des Etats-Unis à Montréal iût autorisé en tout temps à valider leurs passeports, en les visant de son contreseing.

En réponse, j'ai l'honneur de vous informer que, conformément à votre demande, le consul des Etats-Unis à Montréal a été autorisé à coutresij^uer ces passeports. En vertu de cet arrangement, les voyapjeurs anglais auront le choix ou de faire contresigner leurs passeports par le consul des Etats-Unis à Montréal, ou de s'adresser dans ce but à l'agent de ce département au port de partance.

J'ai, etc.,

William H. Seward.

Lord Lyons,

etc., etc.', etc.

Lord Lyons ait Vicomte Monde.

Washington, 28 Janvier 1862.

MiLOiiD, — Aussitôt après réception de la dépêche de Votre Excellence eu date du 14 de ce mois, j'adressai une communication au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, dans le but de lui expliquer les règlements que vous avez établis au sujet de la délivrance des passeports, lui exprimant en même temps l'espoir que le contreseing du consul général des Etats-Unis à Montréal, ou des agents du département d'Etat à New- York, Portland et Boston serait apposé sans difficulté aux passeports accordés conformément à ces règle- M. Seward ments. J'ai reçu, iilcr, une lettre du Secrétaire d'Etat, dans laquelle il

24 Janvier 1862. m'annonce que l:.i icglements ont reçu son approbation, et que des M. Seward, instructions à cet cfffit seront données aux officiers des Etats-Unis.

27 Janvier 1862. J'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli copies des deux com-

munications pour l'information de Votre Excellence.

Dans le but d'éviter des conflits avec ce gouvernement, il serait bon que les agents de passseports nommés par Votre Excellence fussent amplement informés que les étranger Le Sous-Secrétaire Muiray, naturalisés dans une colonie britannique n'ont pas droit à la

au Consul Donohoe, 12 protection du gouvernement anglais en dehors de cette colonie.

Arril 1861. J'ai l'honneur de vous transmettre copie d'instructions à

ce sujet qui ont été transmises par ordre du comte Kussell au consul de Sa Majesté à Buffalo, le 12 avril dernier.

J'ai, etc.,

Lyons.

Le Vicomte Monck,

etc., etc.^ etc.

Lord Lyons à M. Seward.

Washington, 24 Janvier 1862.

Monsieur, — Depuis la réception de la note que vous m'avez fait l'honneur de tn'adresser le 5 du mois dernier, je suis entré en communication avec le gouverneurgénéral du Canada au sujet des arrangements à prendre pour la délivrance de passeports aux sujets anglais désirant traverser le territoire des Etats-Unis, et j'ai maintenant à vous informer que ces arrangements sont terminés. Il a été décidé que des agents seront nommés dans dififérentes villes du Canada pour accorder aux personnes qui les demanderont des certificats revêtus de la signature du Secrétaire-Provincial, constatant leur qualité de sujets anglais. Ces certificats seront aussi valiaes que des passeports ; ils seront contresignés par l'agent qui les accordera, et il est à espérer qu'ils seront sans difficulté

rovotiis (lu ('or\troH(5in;; du cotisai ^^('uu'ral (loi KUtn-Unii en (îanada, ou dcfi a;^cntf< du (lé[)(irt(3iiuMit d'I'ltiit aux ports do co pays, ooiifornKJiiiout aux réglouionU r|uc v.im mv»/ établi. s.

(lot r\rniij;;cinont-vii h.ihh délai (Mitrer on vi^çuour ; coriH^qucnifiKjnt, 1cm luainr^ din villes oa;.adi(!iuu'M n'auront plus lo pouvoir do d^'divror doM puHHcportM ou certiliîutH do nutioiialitô coiiiiuo la (dioso a c\i lieu juN({u'à co jour. Ce» docuintintH Hcront ii l'aveoir d^divroa par lu f;ouvornour-^6n6ral lui-mtmio ou par les afçcnlM autoriaéri.

J'ai, etc.,

Lyonh.

L'IIou. William IF. Howard.

M. Sewanl à Lord Li/onê.

Wahiiington, 27 .Janvier 1802.

MlLOUi), — J'ai l'hounour d'aoouser réception do votre communication on date du 24 de eo mois, nu sujiit dos an-aiigcmcnts ((ui ont dtd conclus rolativemcnt à la déilivranc*) de cortilicats ayant hi validiti^ do passeports aux sujets anglais désirant travcrst;r lo territoire des Etats-Unis. En réponse, je dois vous informer que la propo.>*ition fjui se rapporte au contreseinij; (jui dovra ()trc apposé t\ ces cortilicats par le consul f^énéral d(;s J'^tats-Unis en Canada, ou par les ap;euts do passeports do co département à New- York, Koston et Porland. a été approuvée par lo département, et que ces agents recevront des instructions en C(|nséquenco.

J'ai, etc.,

W. H. Sewaud.

Lord Lyonj>,

etc., etc., etc..

3/. James Murray à M. Denis Donohoe.

Ministère des Afpaires Etrangères.

12 Avril 1861.

Monsieur, — J'ai ordre de lord John Russell d'accuser réception de votre dépêche (No. 5) du 21 janvier dernier, me demandant si vous devez accorder des passeports aux étrangers naturalisés comme sujets anglais en Canada. Je dois ^ous informer, en réponse, qu'ayant à ce sujet consulté le Secrétaire d'Etat pour les colonies, Sa Seigneurie est d'opinion que les étrangers naturalisés dans une colonie anglaise, bénéficient ordinairement des avantages de }a naturalisation dans les limites de cette colonie, mais que dans leurs voyages eu dehors de ces limites ils doivent être considérés comme sujets de la puissance î!i laquelle, même en Canada, ils auraient été soumis s'ils n'eussent pas été naturalisés dans cette province.

J'ai, etc.,

James Murray.

Peuis Donohoe, Ecr.

Lord Lyons au Vicomte Monck.

Washington, 7 Mars 1862.

Milord, — J'ai été ofHcielIement informé par le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis que le règlement établi il y a quelque temps par le département d'Etat, par ordre du Président, à l'effet d'obliger toutes personnes allant aux Etats-Unis ou en partant à se munir de passeports, a été révoqué.

L'on m'apprend également dans la même communication que jusqu'à nouvel ordre toutes les personnes soupçonnées de truhisou contre les Ktats-lJnis seront arrêtées en vertu d'instructions du secrétaire de la guerre.

Vicomte Monck.

J'ai, etc.,

Lyons.

M, ,/. Hume Barnlcij au Vicomte Monck.

Washington, 6 Février 1865.

MiLOiiD, — J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence les règlements imprimés qui ont été établis au sujet des passeports par le département d'Etat, à la suite d'instructions de la part du Président.

J'ai; etc.,

J. Hume Bdrnley.

Vicomte Monck.

''Circulaire de M. Seioard aux Agents Consulaires.

Département d'Etat,

Washington, 17 Décembre 1864.

Le Président ordonne que, dorénavant, sauf les immigrants arrivant dans un port américain par voie de mer, il ne sera permis à aucun voyageur venant d'un pays étranger de pénétrer dans les Etats-Unis sans être muni d'uu passeport. S'il s'agit d'un citoyen, le passeport devra être délivré par le département, ou par un ministre ou consul des Etats- Unis à l'étranger ; s'il s'agit d'un étranger, le passeport devra être délivré par l'autorité compétente de son propre pays ; le passeport devra, en outre, être revêtu du contreseing d'un agent diplomatique ou consul des Etats-Unis.

Ce règlement est destiné à s'appliquer spécialement aux habitants des provinces anglaises limitrophes qui se proposent de venir aux Etats-Unis. Il sera strictement mis à effet par tous les officiers, civils, militaires et de marine au service des Etats-Unis, et les autorités locales et municipales sont requises de prêter main-forte à son exécution. L'on espère, néanmoins, que l'on n'oflfrira pas d'entraves aux immigrants venant aux Etats- Unis comme il est dit fti-haut, ni non plus aux personnes en route pour ce pays avant que l'existence de ce règlement ait pu raisonnablement être connue dans le pays de partance.

William H. Seward.

I. Les passeports pour le Canada et les provinces anglaises limitrophes sont valides pour une année, et il ne sera pas nécessaire de les remettre avant l'expiration de cette période.

II. Les citoyens des Etats-Unis désirant visiter le Canada, peuvent prendre leurs passeports soit aux consulats de^ Etats-Unis soit à ce département.

III. Les agents consulaires des Etats-Unis sont autorisés à délivrer des passeports et à contresigner ceux des étrangers.

IV. Les voyageurs franchissant le Canada, d'un port américain à un autre port américain, sont tenus de se munir d'un passeport,

V. Les personnes résidant près de la frontière et qui désirent la franchir, aller et retour, journellement, dans la poursuite de leurs affaires, sont des *Woyageurs " dans le sens de l'ordre et doivent se munir de passeports.

VI. Les femmes et les enfants mineurs voyageant seuls sont compris dans l'ordre. Néanmoins, lorsque le mari, la femme et les enfants mineurs sont en voyage, un seul passeport suffira pour tous. , Toute autre personne les accompagnant devra se munir d'un passeport distinct.

VIT. Si un citoyen ou un ^^trangcr cntro clun<l<'fltinoiiicnt. danslcH KtaU-Unis, en violation (lo l'ordre, lo luit Jovra «"^tro r()ii»inuni(ju('» riux uutorif<''H niililairoH du diHtrict.

Aux agent» consulaires des J'Jfitls-UnÎH dans les provinccH anglaises limitro-phen.

(Circitfture No. 65.)

iJia'Ar.'i' i; >t km- i> l/i at,

^V:lf liin^^toH; 14 .Janvier 18G5.

Le8 agents consulaires dans les territoires limitroplics ai^x Ktats-drÛH, «ur les frontières nord et nord-est, sont par lo pr<f'Hcnt autorisas à recevoir la monnaie léf^alo des Ktats- Unis en paioincnt des passoportn, tant (|U(» l'ordre du 17 «lijcombro lS(>t rcHteru en vif^ueur ; et ils devront .so rappeler que la loi exij;(! un honoraire do <;in<| pia>.trcH pour la dolivraoce d'un passeport, devant Gtro vers6 au trésor, et dans les i)ay8 étrarif^crs un honoraire d'une piastre pour les consuls o»i sus,

hc rùglemcnt ({ui prohibait aux ai^ents consulaires de délivrer des passeports ent par lo présent révoqué pour la période mentionnée ci-haut. S'il est exigé plus que les honoraires légaux ci-dessus fixés, l'exeédant. sera remboursé par le consul au<|ucl la somme aura été payée, et lo l'ait devra ôtrc communiqué :\ ce département. Un tarif uniforme est prescrit et l'on ne devra pas s'en écarter. Des passeports pour les provinces anglaises, aller et retour, seront sans délai délivrés par ce département sur demande faite conformément aux règlements.

William II. Seward.

Instructions générales au sujet des passeports.

Département d'P^tat,

Washington, 1er Juillet 1864.

Les citoyens des Etats-Unis voyageant dans les pays étrangers sont assujétis à de bien graves inconvénients s'ils ne sont pas munis de preuves authentiques de leur nationalité. Pour leur plus grande sûreté ils doivent prendre ù, ce département un passeport faisant foi que le porteur est citoyen des Etats-Unis. Les passeports sont délivrés sur demande appuyée de preuves constatant la qualité de citoyen.

En toute autre occasion une simple constatation du numéro et dqjln date suffira.

Tout citoyen natif des Etats-Unis désirant obtenir un passeport devra transmettre une déclaration de sa qualité, signée par lui, énonçant son âge, le lieu de sa naissance, et reconnue sous serment par lui-même et un autre citoyen des Etats-Unis y nommé, auquel il est personnellement connu et qui jure au meilleur de sa connaissance et croyance que la déclaration par lui faite est vraie. Cette déclaration devra être authentiquée par un notaire public, sous son seing et son sceau officiel. Lorsqu'il n'y aura pas de notaire dans la localité, la déclaration pourra être faite devant un juge de paix ou quelqu'autre officier autorisé à administrer les serments.

Tout citoyen naturalisé désirant obtenir un passeport devra transmettre son certificat de naturalisation, lequel après avoir été examiné sera remis avec le passeport. La veuve ou les enfants d'un citoyen naturalisé devront transmettre le certificat de naturalisation du mari ou du père, énonçant sous serment leur qualité de veuve ou d'orphelins.

La demande devra être accompagnée du signalement de la personne, dans lequel seront compris les détails suivants :

Age : Années : Taille :

Pieds, pouces, (mesure anglaise.) Front : Yeux : ^'ez :

Bouche : Menton : Cheveux :

Teint : Face :

Si la personne qui sollicite un passeport doit être accompagnée de sa femme, de ses enfants ou de ses serviteurs, il suffira d'énoncer leurs noms et ûges et leurs liens de parenté avec le chef de la famille.

Les personnes voyageant à l'étranp^cr, comptant obtenir des passeports des agents diplomatiques ou consulaires, s'exposent à de graves inconvénients, vu que ces ogents ont instnuetion de n'accorder de passeports qu'à ceux qui y ont un droit incontestable : et il est parfois difficile, si non impossible, d'(5tablir un fait de ce genre dans un pays étranger.

Les certificats de nationalité ou les passeports délivrés par les autorités d'un Etat particulier, ou par les fonctionnaires judiciaires ou municipaux des Etats-Unis, ne sont pas reconnus par les agents des gouvernements étrangers ; et par la 2oc section de l'acte du Congrès, sanctionné le 18 août 185G, il est défendu sous peine d'amende à ces autorités et à ces fonctionnaires de délivrer des passeports de cette nature.

Lorsque le mari, la femme et les enliants mineurs voyagent ensemble, un seul passeport suffira pour tous ; mais pour toute autre personne qui les accompagne, il faudra un passeport distinct.

Toute personne quittant les Etats-Unis devra cbaque fois se munir d'un nouveau passeport; chaque passeport devra être renouvelé, soit à ce département, soit à la légation ou au consulat à l'étranger, dans le délai d'une année de sa date.

La taxe de cinq piastres imposée par la loi devra être payée en monnaie légale des Etats-Unis, en même temps que sera faite la demande.

Le serment d'allégeance aux Etats-Unis, tel que prescrit par la loi, sera exigé dans tous les cas.

Lord Monde à Lord Lyons.

Québec, 18 Août 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche en date du 11 août, contenant une communication de M. Tidy, au sujet des lettres de créance qui devraient être délivrées par le gouvernement du Canada aux sujets anglais voyageant dans les Etats-Unis, afin de permettre à ces derniers de pouvoir se faire reconnaître comme tels.

En réponse, j'ai l'honneur d'annoncer à Votre Excellence que des certificats de la nature de ceux dont parle M. Tidy peuvent être obtenus des agents autorisés du gouvernement canadien dans toute la province, par les personnes en état d'établir leur qualité de sujets anglais.

Ces agents sont directement nommés par moi, et leur nomination est annoncée dans la Gazette Royale.

J'ai l'honneur de ^ous transmettre copie de la formule de certificat acluellement et depuis un certain temps en usage.

J'ai, etc.,

MONCK

Lcrd Lyons,

etc., etc., etc.

Lord Monck à M. CardioelL

(No. 16.) Québec, 13 Janvier 1865.

Monsieur, — Relativement à ma dépêche (No. 200) du 19 décembre, j'ai l'honneur de vous informer que depuis quelques jours des règlements de la nature la plus sévère ont été adoptés sur toute la ligue-frontière, dans le but de donner suite à l'ordre relatif au système des passeports entre le Canada et les Etats-Unis.

Ces règlements, en outre qu'ils causent de graves inconvénients au public, sont également de nature à entraver les relations commerciales entre les deux pays.

Je crois donc qu'il est de mon devoir d'appeler votre attention sur ce système, afin que vous puissiez mûrement examiner la question de savoir s'il ne serait pas possible d^adopter des mesures propres à atténuer les inconvénients qui en découlent.

J'ai, etc.,

MoNCK.

yïïon; M. Cardwôll.

Lu Duc (U NeiDcaitU à Lord Monc/c.

(Circuliiin' ) DowNi.NO Stuket,

27 UéciUibrc ISOl.

JMïLoUD, — .l'ai Ihonii' ur <io vnu » annoncer (luo 1" ^ouvcruomcnt dtî» K'iii»» î'ni^ m conclu lin m riii'^i'UM lit ii 1 1 huitc (iut^Url I« s .mjji (h un^'laiM (|ui H'iUjbairjiii nt il N<:w York, Boston ou roitl.iiol, puuirout ilorunuvanr t'airo controBi^iicr leur" p'iMpeportH pur 1 bgout du déparii nivnt d'Ktjit à ciiiKMin do ce» ports ; ou h'Hm vici nrnt du C;irindu, iU pourront, »'ili lo pr^K^rorit, les i';iiro contrcsi^^n t pu- le (ioOMiil dr.-t l'itiit.s (Jnis à Montr(''al, — fornjaIil<^* qui suftira ^'ji;ulciui;nt pour K'h valider.

Co clioix u éttlofTiTt pur lo i^ouvorru nunt des Htats-liniH, ^ la hollicit.'ition du luiuiatro do Sa Majesté i\ Wiishin^ton, afin do prot(^'ger ie8 voyageurs auj^lais.

tï'ai, etc.,

Newcahtlk.

Gouverneur, lo Vicomto Monck, etc., etc., etc.

M. CarilwcJl au Vicomte Monck.

(No, 31.) DowNiNQ Strket,

25 Féviicr 1865.

MiLOUD, — J'ai reçu la dépèche do Votre Seigneurie, (No. 15), en date du l'-i lévrier, dans laquelle vous annoncez que des rèi^lements de la tiat ire la plus sévère ont été adoptés dans le but de donner suite à Tordre relatif au système des pnss^ports entre le (Janada et les P]tatt-Uois, ajoutant que ces règlenjenls, en outre qu'ils causent de grands inconvénients au public, sont également de nature à entraver les relations commerciales entre les deux pays.

11 m'est inutile de vous dire combien je déplore les inconvénients sérieux que ces règlements ont occasionné aux habitants du Canada ; malgré tout, le gouvernement de Sa Majesté a l'espoir que les mesures que vous avez prises auront l'effet de faire disparaître les griefs en question, et eu face de ces circonstances il n'a pas cru devoir adresser aucune communication officielle au gouvernement des Etats-Unis à es sujet.

J'ai, etc.,

Edward Cardttell.

Vicomte Mcnck.

etc., etc., etc.

M. Cardwell au Vicomte Monck,

(^ Circulaire.) DowNiNQ Street,

2 Juin 1865.

MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre, pour votre information, copie de l'avis 17 Avril 1865. qui a été communiqué par le consul de Sa Majesté à Boston, au Secrétaiie d'Etat pour les affaires étrangères, annonçant qu'il ne sera paspcmn? aux navir'Sporportant des passagers dont les passeports n'auront pas été dûment visés, de décharger leur cargaison.

J'ai, etc.,

Ei-w/RD Cardwell.

Vicomte Monck.

«te, etc.^ etc.

Bureau du yrand-prévôt et commandant militaire.

Boston, 17 Avril 1865.

Dans le but de donner suite aux instructions du Président faisant défense aux voyageurs venant de pays étranj^crs par voie de mer de débarquer aux Etats-Unis, sans Gtrc munis de passeports, aint:i qu'aux instructions du département d'Etat et de la guerre au même effet : les commandants et armateurs de vapeurs et navires à passap^ers sont notifiés qu'à l'avenir il ne sera permis à nucun navire de décharger sa cargaison s'il porte des passagers non munis de passeports dûment visés. Cette prohibition no s'applique pas aux immigrants ordinaires.

Les commandants de ces vapeurs et navires à passagers devront personnellement veiller à ce que leurs passagers qui s'embarquent à un port étranger pour ce pays soient munis de passeports dûment visés, à peine de détention des passagers et de la cargaison à leur arrivée.

F, N. Clàrke.

Major 5e Artillerie, A. E. U., Grand-Prévôt et Commandant Militaire.

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