II. W. IIkman
No. 52. I.<n;î Monch à M. Cardwdl.
Ottawa, l.'i Juin 18«(».
M0N8IKUK, — J'ai l'honneur do vous transmettre sous ce pli copie d'une dépôche que j'ai adressi^e au ministre do Sa Majosti'^ ;\ Washington, au sujet do la proclamation du Président des Ktals Unis, relative à l'orî^anisaLion iénioune.
J'ai, etc.,
MONCK
liO ^^ecrétairc d'Ktat.
No. 52. Lord Monde à Sir F, Bruce.
Ottawa, U Juin KSGO.
AloNSlEUR, — Je viens de lire dans les journaux la proclamation que lo Président des Etats-Unis a lancée dans îe but de mettre un terme aux projets hostiles des léniens contre lo gouvernement que j'ai l'honneur d'administrer. J'ai aussi appris par la même voie que des ordres ont été émis par le procureur-général des Etats-Unis et par d'autres officiers de ce pays pour l'arrestation des conspirateurs et la saii^ie des armes et autres munitions avec lesquelles ils avaient l'intention d'envahir le Canada. Comme les mesures ainsi prises par le gouvernement des Etats-Unis ont grandement contribué à déjouer les hostilités dirigées par les féuiens contre cette province, je vous serais très-obligé de vouloir bien exprimer au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis ma reconnaissance pour les démarches adoptées par son gouvernement dans cette affaire.
MONCK
A Sir F. Bruce.
No. 53. Lord Monck à M. CardweU.
Ottawa, 14 Juin 1866.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre les rapports adressés au lieutenantgénéral commandant les troupes de Sa Majesté par les différents officiers dont les noms Lt.-Gén. Michel, 8 Juin 1866, sont indiqués à la marge, au sujet des opérations entreprises Colonel Peacoeke, 4 Juin. <^ans le but de repousser Tinvasioa fénienne à Fort Erié, Haut-
Lt.-Col. Booker, 2 Juin. Canada.
Lt.-Géa. Michel, 11 Juin. . , ' ^'''? "^""^T^ documents viennent exactement corro-
^, r. ^ T^ . . T • ^^^^^ ^^ compte rendu que je vous ai transmis dans me.s
Lt..Col. Denms. 4 Jmn. ^ dépêches Nos 43, 45 et 47 du 1er, du 4, et du 8 de ee mois.
Capitame Akens, 7 Juin. ^ D'après tous les renseignements que j'id reçus, je suis
Capitaine Lowry, 4 Juin. maintenant convaincu qu'un plan d'attaque sur une grande
échelle et lort bien combiné avait été organisé par le parti counu sous le nom de section f^wreeny Roberts de rassociation fénienne. • .. .^. ^ i
Le projet d'invasion, ind-îjpcndammcnt de l'attaque sur la frontière Niagara, la seule qui ait eu lieu, consistait en une série d'incursions sur la ligne de la rivière Richelieu et du lac Clmraplain, ainsi que sur la frontière dans le voisinage de Prescott et Cornwall, oi^, j'ai lieu de croire, devait se produire la principale démonstration.
l^ur atteindre oc dernier objet, grand nombre de détachements, venant par chemin de fer de presque toutes les parties des Etats-Unis, devaient s'assembler à une localité appelée Malone, dans l'Ktat de New-York, et à Pots'lam, également dans l'Etat de New- York. Quant à l'exécution de la première partie du plan, l'on avait choisi, comme lieu de rendezvous, St. Albans et ses environs dans l'état du Vermont.
L'on s'efforça de transporter à ces points par chemin de fer de grandes quantités d'armes, d'accoutrements et de munitions, mais, grâce à l'active intervention manifestée par les autorités des Etats-Unis aussitôt qu'elles curent constaté que les individus en question avaient violé les lois internationales, une forte partie de ces approvisionnements ne fut jamais acheminée à sa destination.
Il n'est pas facile de faire une estimation même approximative du nombre de ceux qui se rendirent aux différents lieux de rendcz-vou*'. On a affirmé qu'il y avait à Postdam, Malone, et dans les environs, jusqu'à 10,000 hommes, et l'on a fait circuler de semblables rumeurs au sujet du nombre de ceux qui se trouvaient à St. Albans et dans le voisinage. D'après les meilleurs renseignements, je serais porté à croire que le nombre de féniens assemblés dans les environs de St. Albans n'a jamais excédé deux mille, et trois mille à Potsdam, Malone et les localités voisines. L'on me dit qu'un grand nombre de ces individus ont servi pendant la guerre civile des Etats-Unis, et qu'ils avaient des armes en abondance et d'un très bon modèle. Je ne cruis pas qu'ils aient eu de l'artillerie, et l'on m'informe qu'ils étaient mal pourvus de munitions et qu'ils manquaient entièrement des équipements nécessaires à l'expédition. Us paraissaient grandement compter sur les secours des habitants de la province, car ceux qui envahirent Fort Erié avaient emporté, me dit-on, une grande quantité d'armes qu'ils destinaient aux partisans qui devaient se rallier à eux.
J'ai, dans mes dépêches antérieures, parlé des mesures qui ont été adoptées par le gouvernement provincial dans le but de mettre à la disposition du lieutenant-général commandant les troupes de Sa Majesté toutes les ressources qu'offrait la province pour repousser l'invasion et par terre et par eau. Les rapports des officiers de l'armée et des volontaires que je vous transmets vous apprendront de quelle manière ces ressources ont été utilisées par les officiers commandants. Je suis heureux de pouvoir parler ici de l'énergie et de la bonne foi manifestées par le gouvernement américain et ses officiers eu empêchant les citoyens des Etats-Unis de violer les obligations internationales, du moment qu'il devint évident que les féniens avaient de fait envahi la province. La détermination évidente du gouvernement des Etats-Unis d'arrêter le transport d'hommes et d'approvisionnements aux différents lieux de rendez-vous, rendit, même temporairement, impossible le succès des féniens, tandis que les nombreuses troupes que le lieutenant-général commandant pût concentrer à. chacun des points menacés eût l'effet de prévenir les attaques de la part des conspirateurs qui déjà étaient arrivés à leurs postes. Si ce n'est à Fort Erié, il n'y a pas eu d'invasion régulière. Une incursion par un corps peu considérable eât lieu à un endroit appelé St. Armand, à environ 13 milles de St. Jean, sur la frontière du comté de Missisquoi ; l'expédition se termina par l'arrestation de 16 prisonniers, sans perte encourue de notre côté. Les dernières nouvelles que j'ai reçues annoncent que les conspirateurs réunis aux diflérenta points de rendez-vous sont renvoyés à leurs destinations respectives aux frais du gouvernement des Etats-Unis, et que la plus grande partie des meneurs ont été arrêtés et admis à caution pour répondre de leurs actes. Bien que déplorant vivement îa perte éprouvée par les volontaires engagés le 2 juin à Limestone lîidge, dontsix furent tués et trente-un blessés, je ne puis que me féliciter de voirqu'une invasion qui aurait pu d'ailleurs être si fatale dans ses conséquences, de soit terminée par des pertes de vie et de propriété comparativement aussi aussi insignifiantes. Je crois que l'on doit également constater avec satisfaction, au milieu de tous les faits qui se sont produits, l'esprit qui a animé le peuple canadien, son dévouement au trône, Tappréciation qu'il sait faire des libres institutions sous lesquelles il vit, et la promptitude avec laquelle il s'est toujours empressé de montrer la valeur qu'il attache à ces mêmes institutions en ne reculant, pour les défendre, devant aucun sacrifice pécuniaire ou personnel. L'époque de Taunée durant laquelle le peuple a été appelé à faire ces sacrifices et à s'enrôler dans la milice volontaire a été la plus défavorable possible j cependant, à. w ÇQR"?
nin^saiitu'
', pus un n'a iininimr»' ôontro hx n/!roMHÎt4^ dû HUHpfin«îr«5 lo rour« dn nen occupatîonn imlu.striolli'H, iiu ri,s(jUo do pcrcJro jdobalilL'iiiLMit Km IruiU do toulo nue anin'-r. Lr ^f•bl laéoontcntoincnt, lo hcuI nmriuuro (|ui Moit vonu h, nioH oroillon, provouait du ceux (|ui d^Hiraiit ardcmnuMJt ollVir Iriirn serviciM ()ul)liai«'iit que leur ]<'■■' driiiH Ich rnngM n't'tait pim
ii(5ceHHuiri'. Jo nn Hiiiirais inanqiKT du parler avec 6\oy:^r. : rviccH rendus par lo iicutc-
nant-j^on6ral Sir »r. Michel ot les oJfiriorH foui non oonunaudiMncDt, en ^linp'ij'ant le» troupcn réî^uruNrcs <'t vidotjtairos nvoo autniit d'haMIrh» (ju'iîs l'on f'ail. Les ofFK.'it'r.s do la niarino royalo stationiu'-s h (.^uébco i<t Montrc-al ni^'ritont oxulcnicnt les i)1uh grands ^dogcs pour In rapiiliU' av«H5 hupndlo ils ont apparcillr den canonniùrcH pour lu d^l'cinso du St. Jjaurcnt et des lacs. .l'ai déjà parlé do l'adnnrahlo hravouro nianifcst^-o par les officicTH et BoldatM du notre niilioo volontaire. Qu'il uw snflise d'ajouter (juo je suis convnincu <|uc leur conduite, au point d(» vue do la discipline ot du bon ordre, les reeoinniande aussi hautement que kur ardeur j^uerrièro et leur courn;;o moral. Jo d^'siro particulièrement vous mcn** iincr l'habileté et l'éner^ic^ déployées par le eolt)nel McDougall, l'a îjudantr-^'énéral, ;i!ui a- n hes siM'vices ]>uissent être Hpéeialenïont .sij^nalés à Son Altesso lloyale lo (Jou)man''îaut ci lici'. Mm Canada depuis à peine une année, cependant ai admirable est le système d'organUffcion qu'il y a inauguré, (ju'll a pu en ([uelques heures rassembler sur tout point donné 'luc IVontiùro de plus de 1000 milles, des masses de volontairca qui, au moment de la pr. . ulgation do l'ordre, étaient disséminées sur tout lo pays, poursuivant en paix leurs occupatian.s ordinaires. 'J'out en faisant, au dévouement manifesté gar le peuple en cette occurrence, la juste part qui lui revient dans ce succès, je no saurais m'abstcnir de parler avec éloge do riiabiletô déployée par l'administration qui a su donner une direction si utile au dévouement manifestée de toute part par la population, ajoutant, dans l'intérêt public, au cas où il surviendrait encore des événements de mémo nature, qu'un pareil exempb; ne devrait pas rester ignoré dans les régions officielles. Nous avons environ 15 J prisonniers, mais je n'ai pas encore reçu de rapport au sujet de ceux qui doivent sous peu subir leur procès. «T'espère en toute confiance pouvoir d'ici à que'fcques jours renvoyer dans leurs foyers le plus grand nombre des volontaires, et jo suis convaincu que les troubles que nous venons de subir auront l'avantago inappréciable de décontenancer à jamais les expéditions féniennes, en eo sens que l'on y découvrira l'impossibilité absolue de pouvoir jamais envahir la province et le fait non moins important (ju'iî no règno pas le moindre mécontentement parmi les populations du Canada.
J'ai, etc.,
MONCK
Ijo Très-Honorable
Vu Cardwell.
No. 54. Lord MouckcVJf. CardweU.
Ottawa, 14 Juin iSGC.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre la paraphrase d'un télégramme chiffré que j'ai reçu de Sir F. Bruce, le de ce mois, et des réponses que je lui ai adressées, (A. et B), ainsi que copie d'un télégramme que j'ai expédié à Sir John Michel immédiatement après réception du message de Sir F. Bruce, (C,) au sujet de la partie de la communication de M. Seward à Sir F. Bruce, dans laquelle il allègue que les troupes anglaises sont entrées sans raison aucune sur le territoire des Etats-Unis. J'ai Col. Burnbory. l'honneur de vous transmettre les rapports des officiers dont les noms sont à Lieut. Money. la marge ; vous verrez que ces derniers — autant qu'ils y sont concernés — contredisent formellement les rumeurs mentionnées au général Meade à ce sujet. La lettre du Lt. Col. Earle vous apprendra que l'on a demandé d'autres rapports que je ne manquerai pas de vous transmettre aussitôt que reçus. J'ai également transmis ces rapports à Sir F. Bruce.
J'ai, etc.
MONCK
Le Très-Honorable
Edward Cardwell,
No. 55. Lord Monde à M, Cardwell.
Ottawa, 14 Juin 18G6.
Monsieur, — J'ai déjà eu le plaisir, dans d'autres communications, de vous parler de l'ardeur déployée par la population du Canada ii l'occasion de l'attaquo dirigée contre la province par les féniens. Cependant, je ne saurais passer sous silence et sans la louanger la conduite patriotique et désintéressée des Canadiens qui lors de l'invasion étaient absents de la province.
Aussitôt que la nouvelle de l'incursion eût été connue à Chicago, soixante jeunes Canadiens, qui y occupaient divers emplois, les abandonnèrent et s'empressèrent de prendre le chemin de fer pour se rendre on Canada où les appelait la défense du pays natal. Ces jeunes gens ont été formés en compagnie volontaire et aujourd'hui ils sont stationnés à Toronto.
Une communication que je reçus du consul de Sa Majesté il New- York m'apprenait en même temps qu'un grand nombre de Canadiens qui y étaient établis faisaient offre do quitter leurs emplois pour voler à la défense du pays si on considérait leurs services nécessaires. Je répondis à M. Archibald par la voie télégraphique que je pouvais m'en dispenser, en le priant bien de leur exprimer toute la reconnaissance que j'éprouvais à la vue de leur loyauté.
Une pareille conduite parle par elle-môme ; aussi, m'abstiendrai-je d'en faire l'éloge, préférant m'en tenir au simple récit des faits.
J'ai, etc.,
MONCK
Le Très-Honorable Edward Cardwell,
etc., etc., etc.
No. 64. Lord Monck à M. Cardwell.
Ottawa, 21 Juin 1866.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous annoncer que les bandes féniennnes récemment assemblées sur la frontière des Etats-Unis, dans le but avoué d'envahir cette province, ont été dispersées et qu'elles sont retournées dans leurs foyers.
Je dois à la vérité de déclarer que si cette invasion qui eût pu entraîner une grande effusion de sang et la destruction de nos propriétés n'a pas été plus meurtrière, le fait en est en grande partie attribuable aux mesures énergiques prises par le gouvernement des Etats-Unis, dans le but d'engager les citoyens de ce pays à respecter les obligations internationales aussi bien que leurs propres lois.
J'ai déjà dans plus d'une communication parlé avec'éloge de l'ardeur manifestée par la population de cette province en répondant instantanément et avec enthousiasme à l'appel aux armes.
L'expérience de ces quelques derniers mois m'a convaincu qu'en ce qui concerne l'infanterie, les volontaires agissant de concert avec les troupes régulières et renforcés par des canonnières placées sur le fleuve et les lacs, suffisent amplement pour repousser toute attaque de la part des fénien?.
J'entends, cependanf, me prévaloir de la permission qui m'a été donnée parle gouvernement de Sa Majesté de garder pendant encore au moins quelques mois les deux régiments qui, dans le cours ordinaire des choses, auraient quitté le pays cet été.
Je désire également vous parler de la nécessité qui existe de renforcer de trois ou quatre batteries l'artillerie royale stationnée dans la province. De tout le service c'est là la partie avec laquelle les volontaires peuvent le plus difficilement se familiariser, sans compter que c'est sous ce rapport que nos ennemis féniens sont les plus faibles^d'où il suit qu'un avantage aussi réel nous serait d'un grand secours pour les combattre.
.]() huJH (!'*p;aloiiiuiit d'opiiiioii <|uu l'nti (Juvruit cxp<5(licr imi oetto proviooo doi oaoonii- AriuMtroriLC, tiiiit ocux ilo uuiiipu^nu (|uc ceux do poNitioii ; iiiaiN, pour Atro plun en éUt do jmrlur d*^ en ^uj^>t ainni (juo du 1 1 (|iifsti')ri )^«'iM'r;il«î iIcm iiMitiitif)nH, j'nttcridrui <|U»î 1«h autoritt's nnlitaircs m'aient lourtii l'état «(uu j(5 lr«jr ai d(!iii:iridi' di* la (junrif it<'! d«; ujatériaur do {;uorro uotuollciiunit datiH les inn^uHiriH dn lu proviiicr.
yariH vouloir jtrrtciidro (juc j'ai raiHoti do rroirt^ «jiu! Iiuva-iun IciuormeHc nTiouvi-Urra, néanmoins jo crois (fu'il serait pou judioioux do frrnior l'oroillo aux projets (juo les ujoneurs du mouvoinont iivouorït ouvcrtoniout ; c'est donc à ceux qui sont rcHporihablcsdc la »ccurito do la province qu'il importe do prendre des arrun/^eiuents en consi'qucnco.
J'ai, etc.,
MONCK
Lo Trùs-Uonorablo 10. Oardwoll, M. P.
No. l>l>. Lord Monrh à M. Curclwcll.
Ottawa, -1 Juin IPGG.
Monsieur, — J'ai l'honneur do vous transuiottro un arroto du conseil executif de cette province à l'effet de porter le nombre des volontaires à 35,000.
J'ai, etc.,
MoNCK.
L'honorable E. CardTVell.
No. 67. Lord Monde à M. CardweU.
Ottawa, 22 Juin 186G.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre copie d'une dépêche que j'ai expédiée le 19 de ce mois au vice-amiral Sir John Ilope, lui demandant d'envoyer des canonnières pour les lacs.
J'ai, etc.,
MONCK
Lord Monde à V Amiral Eope.
Ottawa, 28 Juin 186G.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien expédier, si la chose est possible, quatre canonnières pour faire le service des lacs avoisinant la frontière c:iDadienne, au cas où les féniens chercheraient à envahir de nouveau la province.
J'ai, e'.c,
MOÏCK.
Vice-Amiral
Sir J. Hope, G. 0. B.
Lord Monck à M. Cardwell.
No. 70. Ot^-awa, 28 Juin 18G6.
Monsieur, — Kelativemeut à, ma dupéchc (No. 54) du 14 de ce mois, j'ai l'honneur
Lt-Col. Earlc au Ccl. de vouS transmettre copie d'une lettre du It.-col. Earle, aceonj-
Monck. 20 Juin 1866. ])a;:;nt'e de nouveaux rapports dos ofiicic;r« luilitaires nommés à
('aD° Honowcs niarge, au sujet des opérations qu'ils ont dirigées sur la fron-
Cap. Macdougall. tière le 0 et le 10 de ce mois.
J'ai, etc.,
MONCK
Jjord Monck à M. Cardwell.
Ottawa, 28 Juiu 186G.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre trois exemplaires de la Gazetie Officielle du 23 de ce mois, dans lesquels vous trouverez les comptes-rendus des officiers militaires qui accompagnaient ma dépêche (Ne. 53), du 14 de ce mois, au sujet de l'incursion fénienne sur la frontière Niagara.
J'ai, etc.,
Monck, Le Très-Honorable
E. Cardwell.
M. Cardwell à Lord Monck.
No. 33. DowNiNG Street,
31 Mars 1866.
Milord, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Seigneurie en date du 9 mars, transmettant copie d'un arrêté du conseil exécutif du Canada, duquel il appert que vos ministres approuvent la recommandation du ministre de la milice à l'elFet de placer 10,000 volontaires sous les armes en conséquence des nienares que font les conspirateurs féniens d'envahir le Canada.
Votre Seigneurie, dans la même dépêche, parle aussi de l'ardeur avec laquelle on a répondu h. cet appel.
Il ne me reste plus qu'à faire part à Votre Seigneurie du contentement éprouvé par le gouvernement de Sa Majesté en apprenant le zèle et la loyauté manifestés par les volontaires du'Carr.ôa en cette occasion.
J'ai, etc.,
Edward Cardwell.
Vicomte Monck.
etc., etc., etc.
M. Cardwdl à Lord Monck.
No. 56. DowNiNG Street,
16 Juin 1866.
MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Seigneurie (No. 43) en date du 1er juin, m'apprenant que six cents féniens venaient de franchir la frontière et s'étaient emparés du village de Fort Erié en Canada.
J'ai, etc.,
J^DWARD Cardwell.
Vicomte Monck
M. Cardwcil d Lord Mnnch.
No. (V,\, Diiwsrs.î HfiiKKT,
l'I Juin 18G0.
MiLoUD, — J'ai l'honiiour <l'ncouH»îr r(5oopti<)ij do votn? «lépôcho (No. iT)) du 4 juin, Hu Hiijot <lo l'attnquo r^^oonto diri^ç^'ïo contre !») village do Fort Kri^î par une bande do funicDM urniéH.
.l'ai, etc.,
Kdwaiu» Caudwkll.
Vicomte i^lonck,
etc., etc., etc.
M. CardwcU à Lord Monch.
No Of). 1)(>WNIN(} Stkkkt,
L':i Juin ISGfl.
iMliiUiil), — J'ai riioniieur d'acc'Ut;L'r rtccjUKtii «ir votre drpoclu; ( Xo. 10) en date du 0 do co mois, ni'nnnonçant ((u'à votre sollicitation le -c bataillon du 17e r«''gimcnt d'infantcric avait quitté Halifax pour se rendre à Qu<^bec.
J'ai, etc.,
I'h)WARI) CaRDWELL.
Vicomte Monck,
etc., etc., etc.
M. Cardioell à Lord Monck.
No. G7. DowNiNG Street,
23 Juin 1866.
MiLORD, — C'est avec une bien vive satisfaction que j'ai appris les nouvelles que contient votre dépêcbe (No. 47) du 8 juin.
Je n'hésite pas à croire que les préparatifs judicieux qui ont été faits en Canada par les autorités civiles et militaires auront lî coup sûr l'effet de mettre la province à l'abri de toute autre incursion de la part des féniecs, et c'est avec grand plaisir que je constate le zèle et la loyauté manifestés par le gouvernement et la population en cette occasion, de même que l'ardeur déployée par les volontaires pour repousser un ennemi qui venait envahir et attaquer leur pays.
J'ai communiqué votre dépêche au comte da Clarendoo, et je suis convaincu que Sa Seigneurie ne tardera pas à donner au ministre de Sa Majesté à Washington instruction d'exprimer à M. Seward le plaisir qu'a éprouvé le gouvernement de Sa Majesté ea apprenant l'active coopération du cabinet de Washington dans la répression do ces injustifiables incursions sur le sol anglais.
J'ai, etc.,
Edward Cardwell.
Vicomte Monck,
etc., etc., etc.
M, Cardîcell à Lord Monck.
No. 69. DowNiNG Street,
29 Juin 1866.
MiLORD, — J'ai l'hpqneur d'accuser réception de votre dépêche (No. 54) du 14 de co jiioia^
J'approuve les mesures adoptées par Votre Seigucurie, et je suis heureux d'apprendre que les rapports des officiers auxquels il est fait nllusioQ discréditent, en tant qu'ils y sont concernés, les rumeurs parvenues aux oreilles du major-général Meade.
J'ai, etc.,
Edward Caudwell.
Vicomte Monck,
etc., etc., etc.
Le Secrétaire d'Etat 'pour les Coloniei à Lord Monde.
11 Juillet 1806.
MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Seigneurie (No. 55) en date du 14 juin, dans laquelle vous signalez à mon prédécesseur le patriotisme et le dévouement manifestés, dans le cours des dernières incursions féniennes, par des Canadiens établis à Chicago, qui, en apprenant la nouvelle de la reddition du Fort Erié, quittèrent leurs emplois pour se rendre en Canada et offrir leurs services à leur pays.
Vous mentionnez enraiement le fait qu'un grand nombre de Canadiens établis à New- York vous ont fait connaître, par l'intermédiaire du consul de Sa Majesté, leur désir d'abandonner leurs emplois dans cette ville pour aller en Canada prêter main-forte pounepousser les féniens.
11 m'est impossible de pouvoir vous dire jusqu'à quel point le gouvernement de Sa Majesté apprécie la bravoure et la loyauté manifestées d'une manière aussi insigne, et j'ai le ferme espoir qu'une démarche aussi patriotique ne contribuera pas peu à prévenir le retour de tentatives criminelles de la nature de celles que l'on a eu à. déplorer au Fort Erié et à St. Albans.
J'ai, etc.,
Carnarvon.
Au Gouverneur
Le Très-HoDorable
Lord Monck,
etc., etc., etc.
Lord Carnarvon à Lord Monch.
DowNTNG Street,
14 Juillet 1866.
MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Soigneurie en date du 28 juin, contenant les rapports imprimés des officiers militaires au sujet de la récente incursion fénienne sur la irontière de Niagara.
J'ai, etc.,
Carnarvon. Vicomte Monck,
etc., etc., ete.
Lord Carnarvon à Lord Monch.
No. 18. DowNiNG Street,
4 Août 1866.
MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre coj>ie d'une lettre reçue du Secrétaire d'Etat pour la guerre, en contenant une autre écrite p!)r ordre de Son Altesse Royale lo feld-maréchal commandant en chef, dans laquelle il ypprécie hautement la bravoure et l'énergie déployées par U milice et les volQntaires du Cauada,
ir.i
Qu'il iiio suit poriniM d'ajouter ((un jo nuIh trèn heureux d'ûlro rintcriiiC'diairo ptr lequel cctto communication ont l'aito ^ Votre Hoi^ncurio.
./'ni, etc.,
C'AIlNAaVON.
Au (iouvcrncur
Ijo '!'r^M-H()ii(»ral)K' iiord i^loiick,
(•(»• , et(î., etc.
Sir /-'. Lm/dvd à M. L'/lioff.
J)ErARTEMKNT DE LA OUERUI',
2(J .Juillet 18GG.
Monsieur, — J'ai onlro du iSccrctairo, lo licuteniiut-i^^'n^Tal i'ucl, de vous transmettre pour l'iiilormation du comte do Carnarvon, la copie ci-jointo d'une lettre reçue des quartiers- ;:(5nî»raux (llorso (îuards) dans laquollo Son Altc«ae Jloyalc, lo feld-mar^'chal commandant, enehef, appr(fH*ie hautement la bravoure et l'énergie déployées par Ica volontaires du Canada :\ l'occasion do ratta(iuo récemment diriij;éo contre cette province par les féniens.
Lo lieutenant-ji;énéral Peel prie lord Carnarvon de vouloir bien communiquer au j^ouverneur-général les sentiments exprimés dans cette lettre.
J 'ai, etc.,
Edwarjj Layard, T. F. Elliott, Ecr.,
etc., etc., etc.
Le Lieutenant' Général Foster au Sous- Secrétaire iV Etat pour la Guerre.
Quartiers-Généraux,
21Juillet 1866.
Monsieur, — Relativement aux différents rapports qui ont été reçus du commandant des troupes en Canada, au sujet de l'agitation féoienne en cette province, ainsi qu'aux mesures prises par les habitants do cette colonie dans le but de repousser l'invasion, j'ai ordre du fcld-maréchal commandant en chef, de vous prier d'intimer au Secrétaire d'Etat pour la guerre que Son Altesse llovale, ayant appris l'ardeur, la loyauté et le zèle qu'avaient déployés les volontaires et la milice du Canada en défendant, conjointament avec les troupes, le pays contre des envahisseurs redoutables, désire leur exprimer combien elle est fière de voir la bravoure et l'énergie qu'ils ont montrées en cette occasion, et combien elle est heureuse de pouvoir leur témoigner tout le plaisir qu'elle en éprouve. Son Altesse Royale entretient donc l'espoir que le lieutenant-général Peel ne verra aucune objection à ce que la communication nécessaire soit faite par lui au ministère des colonies aux fins que les sentiments ci-dessus exprimés par Son Altesse Royale soient transrais par les autorités compétentes aux volontaires et à la milice du Canada qui ont récemment mis les féniens en déroute.
J'ai, ctc ,
W. F. Forster.
Au Sous-Secrétaire d'Etat
pour la Guerre.
Le Duc de Buchingham à Sir John Michel.
5 Avril 1867.
Monsieur,— el'ai reçu votre dépêche (No. 41,) en date du 18 mars, su sujet de la question de retirer les troupes de l'Amérique du Nord.
J'ai transmis votre di^pôclie au Secrétaire d'^'^'at pour la guerre, et l'ai informé en mémo temps qu'à mon avis l'on ne devrait pas actuellement réduire le nombre de troupes ni en Canada ni au Nouveau-Krunswiek.
J'ai, etc.,
BUOKINGIIAM ET ClIANDOS.
A l'Administrateur du Gouvernement du Canada.
7 Mars 186G.
Vu le rapport du ministre de la milice^ recommandant qu'en vue de l'invasion probable du Canada par des maraudeurs qui se donnent le nom de féniens, il importe de placer sous les armes 10,000 hommes de la milice volontaire, — le comité concourt dans l'avis ci-dessus et le soumet à l'approbation de Votre Excellence.
7 Mars 186G.
Le soussigné a l'honneur de recommander qu'en vue de l'invasion probable du Canada par des maraudeurs qui se donnent le nom de féniens, dix mille hommes de la milice volontaire soient placés sous les armes.
J. A. Macdonald.
A J. Ferguson Blair,
Président.
2 Juin 186G.
Le comité du conseil a l'honneur de représenter que depuis l'arrêté du conseil en date du 1er juin, relatif à l'appel aux armes d'une partie de la milice volontaire, dans le but de repousser les incursions des féniens, les différentes communications qu'il a reçues, ajoutées au fait des rencontres qui ont eu lieu entre les troupes de Sa Majesté, les volontaires et les féniens, obligent de recourir à de nouvelles mesures pour défendre la province, et il recommande en conséquence que toute la milice volontaire soit immédiatement placée sous les armes et mise à la disposition du lieutenant-général commandant les troupes de Sa Majesté dans l'Amérique Britannique du Nord.
Il recommande de plus, dans le but de pouvoir exercer un contrôle plus immédiat sur les différents corps, que l'adjudant-général ait instruction de tous les concentrer dans la station de chemin de fer la plus voisine de chaque corps respectif, avec injonction â'y attendre les ordres qu'ils pourront recevoir au sujet de leur destination.
12 Juillet 1866.
Vu la communication, en date du 12 de ce mois, de l'honorable ministre de la milice, soummettant une lettre de Gilbert McMicken, écuyer, magistrat de police, dans laquelle se trouve une liste des réclamations faites par les victimes de la dernière incursion dans le Haut-Canada, à Fort Erié ; vu qu'il est constaté que le compte est modéré et semble avoir été minutieusement vérifié par M. McMicken.
Le comité recommande, d'après la communication du ministre de la milice, que la somme de $6,939.18 soit inscrite au budget supplémentaire pour acquitter ces réclamations.
Le soussigné a l'honneur de soumettre h la considération de Votre Excellence en conseil une lettre de Gilbert McMicken, écuyer, magistrat de police, dans laquelle se trouve une liste des réclamations faites par les victimes de la dernière incursion dans le Haut- Canada, à Fort Erié.
JiO ouinpto uHt modéré ot HOiiiblo avoir été minuticuNoinout vôrifié par M. MoMicken.
liO ^'()UWHif^n6 [irc'nd, ou coiiMécjuonoe, la libert»'? do rccominoridrr <\m'. In Mouimo de $0,9Î{1). IS Hoit iiiMorito au bud^(;t Mui)jtl('«un'i»tairo pour uc(|uitlur ces réclumationi.
John A. Macdonald.
Mini«tt>ro de lu Milice,
Ottawa, 11! Juillet IStilî.
Fout Eiiié, :îO Juia 1866.
Noua, HOUssi^n(''S, roconuaisHOus que la floniino iuHcritc en regard do nos nom» rcflpcctifH, est une juste et é(|uitahle indemnité pour les pertes et d(<mtii:iu'<:H (juo nous avons 6prouv6H à l'oeeasioii ou k la .suite do l'incur.'^^i'jn fétiienne qui a eu lieu datiH lu towiinhip de Bcrtio et lo vilhigo de Fort Krié, dans la iuatin(je du jjremier juin courant, et que noUH acceptoDS les dites aonr.iies en parfait paiement do nos réclamations respectives.
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