‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royauté (volume 2)Chapitre 10 sur 77 · Tcrtullianus, de virginibus vclandis · texte numérisé non relu

Tcrtullianus, de virginibus vclandis

penl ni cliangcr, ni être reformée ; mais que c'est une afTaire de Discipline qui, pouvant clianger selon les lieux et les temps, esf susceptible de tempérament, et peut souflrir cet adoucissement salutaire dont nous venons de parler.

(]ela étant certain, Triîs saixt Pkke, il nous semble bien aisé de résoudre la question, puisqu'il ne s'agit plus que de savoir, si, après avoir soutenu avec beaucoup de fermeté, durant soixante ans, la Liberté de quelques Eglises, nous avons eu plus de raison d'acquiescer au jugement qu'on a rendu contre nous, dans un Tribunal où nous avions nousmêmes eu recours, selon l'ancien usage du Royaume, que de mettre tout en trouble et de causer de nouvelles guerres, en commettant la puissance Royale avec le S. Siège. Nous aunons mieux la paix, et nous ne croyons pas mal faire d'imiter en cette occasion l'Abbé de Vendôme, qui n'étoit pas moins illustre par son courage que par sa prudence, en disant comme lui : Que V Eglise^ jouisse de sa liberté; mais quelle prenne bien garde (ju à force de presser la plaie pour la nettoyer, elle n en fasse sortir le sang, et que voulant ôter toute la rouille, elle ne rompe le vase

Il n'étoit nullement à propos de troubler la paix publique, ni d'interrompre l'heureux cours que prennent les affaires de l'Eglise sous un si grand Roi. Et c'est ici, ï. S. P., que nous vous supplions d'être attentif pour considérer un peu quel Roi nous avons : ce n'est pas aux Ministres pacifiques des Autels à parler de sa valeur et du nombre de ses victoires ; ses louanges, qu'une heureuse paix a couronnées, sont dans la bouche de tous les peuples. Mais plût à Dieu, T. S. P., que vous puissiez être présent à tout ce qu'il fait pour nous, et que vous vissiez (car ce spectacle est digne de vos yeux paternels) avec quelle douceur ce grand Prince écoute les évcques, combien il est favorable aux affaires de PEglise, avec quelle fermeté ii soutient les gens de bien, et réprime ceux qui s'obstinent dans le mal, quel soin il prend pour empêcher que cette puissance céleste que nous tenons de Dieu ne reçoive la moindre atteinte. C'est par sa protec-

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