LETTRE DU CLERGÉ DE FRANCE AU PAPE
Souverains Pontifes Boniface, Célestin, et, clans les derniers temps, Innocent X, leur en sussent aucun mauvais gré. Aussi espérons-nous, T. S. P., que votre Sainteté ne désapprouvera pas cette manière de défendre notre cause et de la finir, puisque par-là, sans rien diminuer du respect que nous portons à votre Sainteté et sans altérer en aucune sorte la chanté qui unit toutes les Eglises, nous nous contentons de nous maintenir dans nos Droits et dans la possession de nos Usages. Nous croyons que Votre Sainteté, qui nous a fait voir de si beaux jours et de si grandes espérances dès l'entrée de son Pontificat, et qui, dans une vie toute exemplaire, a pris pour modèle de ses vertus les plus heureuses et les plus brillantes étoiles du Christianisme, se rendra volontiers favorable à nos très-humbles prières. Aussi avonsnous cette confiance en Elle, qu'après avoir dissipé ces petits nuages de dissentions, dont on veut se servir pour obscucir et agiter nos Eglises, Elle n'aura pas une plus grande joie que de les rétablir dans un plein repos et une parfaite sérénité : ce sont les vœux de l'Eglise Gallicane ; ce sont les désirs les plus ardents et l'attente la plus vive,
Très-Saint Père,
De
Vos très-humbles, très-obéissants et
très-dévoués Fils et Serviteurs, les
De Paris, Archevêques , Evêques et autres
le 6 mai Ecclésiastiques Députés de l'As-
1682. semblée Générale du Clergé de
France.
François,
hevêque de .
Président
Par Nosseigneurs de l'Assemblée,
Archevêque de Paris, Président.
Maucroix, Courcier,
Chanoine de Reims, Théologal de Paris,
Secrétaire. Secrétaire.