‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royauté (volume 2)Chapitre 70 sur 77 · LETTRE DU ROI A L'ASSEMBLEE DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI A L'ASSEMBLEE DU CLERGÉ

(^Procès-verbaux des Assemb. Gé/i. du Clergé, t. Yl, p. 839.)

Le roi soumet par celte lettre la bulle « Vineam Doinini » à l'acceptation du clergé de France :

Messieurs, sur les instances qui ont été faites de ma part à notre Saint Père le Pape, de réprimer les efforts de quelques esprits inquiets, qui cherchent à troubler la paix de l'Eglise, en renouvellant les disputes que la condamnation du livre de Jansénius avoit fait naître, Sa Sainteté, animée du même esprit que ses prédécesseurs, après avoir fait examiner cette matière avec l'exactitude et l'attention qu'elle mérite, a mis la dernière main à une affaire si importante par sa Constitution, du 14 juillet dernier, qu'elle a ordonné au sieur Gualtieri, son Nonce, de me présenter avec un Bref, par lequel il me prie d'employer mon autorité, pour la publication et l'exécution de cette Bulle dans l'étendue de mes Etats ; et comme je désire avec ardeur que les Eglises de mon Royaume jouissent promptement de la tranquillité qui doit être le fruit de cette Constitution, en observant néanmoins les formes établies par les Saints Décrets et par Tusage de l'Eglise Gallicane, j'ai jugé à propos de profiter de la conjoncture de l'Assemblée du Clergé de France, qui se tient présentement à Paris où elle a été convoquée par mes ordres, pour vous adresser une copie de cette Constitution, afin que vous puissiez la recevoir avec le respect qui est dû à notre S. P. le Pape,

1. Registrée, oui et ce requérant le Procureur Général du Roi, pour être exécutée selon sa forme et teneur, suivant l'Arrêt de ce jour. A Paris, en Parlement, le quatre septembre mil sept cent cinq. Signé, Do>;gois.

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et le zèle que vous apportez dans tout ce qui regarde le bien et l'avantage de l'Eglise ; vous exhortant de délibérer incessamment sur l'acceptation de cette Constitution, et sur la voie cjue vous estimerez la plus convenable pour la faire recevoir d'une manière uniforme dans tous les Diocèses de mon Royaume ; afin qu'après avoir été informé de l'acceptation que vous en aurez faite, et des résolutions que vous aurez prises dans votre Assemblée, je fasse expédier mes Lettres-Patentes, pour la publication et exécution de ladite Constitution dans toute l'étendue de mon Royaume, terres et pays de mon obéissance.

Sur ce je prie Dieu qu'il vous ait, Messieurs, en sa sainte garde. Ecrite à Marly, le 2 août 1705. Sig/ié, Louis; et plus bas, Phelypeaux. Et au dos est écrit : A Messieurs les Cardinaux, Archevêques, Evèques et autres Ecclésiastiques Députés à l'Assemblée Générale du Clergé de France, convoqué par ma permission en ma bonne ville de Paris.

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