CIRCULAIRE AUX PRÉLATS DE FRANCE
dence divine qui ayant permis depuis si longtemps que ces Actes aient été égarés les a fait sortir des ténèbres, comme par une espèce de miracle, pour notre commune consolation. Vous savez aussi. Monsieur, que l'Assemblée a fait de trèshumbles prières à Sa Majesté, de daigner appuyer ce que nous avons résolu de son autorité Royale, afin que l'Eglise et TEtat agissant de concert en cette occasion, l'Eglise Gallicane ne puisse se reprocher à elle-même de n'avoir pas employé tous les moyens qui lui sont permis pour soutenir ses intérêts.
Nous ne doutons pas que votre zèle, qui vous a fait partager, avec tout le Clergé de France, la juste douleur que nous avons ressentie par la lecture de ces Brefs, ne vous porte encore, non-seulement à approuver notre conduite, mais même à imiter la résolution que nous avons prise de n'en souffrir jamais de semblables dans nos Diocèses. Ce sera le véritable secret de garantir l'Eglise Gallicane de pareilles innovations, et d'y conserver la Religion et la Discipline aussi pures et aussi entières qu'elles nous ont été transmises par les Evêques nos Prédécesseurs, et qu'elles y ont été formées par la Sagesse infinie de TEsprit de Dieu dans lequel nous sommes,
Monsieur,
Vos très-humbles et très-affectionnés
De Paris, Serviteurs et Confrères, les Archevêques
le 6 mai et Evêques et autres Ecclésiastiques
1682. Députés en 1 Assemblée-générale du
Clergé.
François,
Archevêque de Paris, Président.
Par Nosseigneurs de l'Assemblée, Maucroix, Courcibr,
Chanoine de Reims, Théologed de Paris,
Secrétaire. Secrétaire.