‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royauté (volume 3)Chapitre 50 sur 83 · LE 6 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LE 6 SEPTEMBRE

Cette lettre était destinée à être lue au Pape par le cardinal d'Estrées. Louis XIV revient sur ce qu'il a fait pour la foi et contre l'hérésie. Comment a-t-on répondu à ses avances ? Il incrimine la conduite du Pape dans Taffaire de l'électorat de Cologne, de l'électeur palatin et du duc de Parme.

Il rejette sur lui la responsabilité de la guerre et sépare la cause de l'Eglise de celle d'un prince temporel uni à ses ennemis. Il termine en menaçant de faire entrer nos troupes en Italie et de prendre Avignon. Il en appelle à tous les princes de la chrétienté.

Imprimé à Paris chez Fr. Muguet, Imprimeur du Roy et de son Parlement.

MDGLXXXVIII. Arch. Nat. AD XVIJ-3.

Mon Cousin

Quoyque j'aye toujours crû que les préventions du Pape contre ma Couronne étoient plutôt les effets des suggestions de mes Ennemis que de son inclination et de son penchant naturel pour la Maison d'Autriche ; néanmoins, il vient de me donner des preuves si évidentes de sa partialité pour elle et de son grand éloignement à rétablir avec moy une bonne intelligence, qu'il ne me reste plus aucune espérance de le porter à reprendre les sentiments de Père commun et à concourir avec moy à ce qui peut et doit affermir le repos de l'Europe. Il y a même bien de l'apparence que la conduite que Sa Sainteté tient h présent produira bien tost une guerre générale dans toute la Chrétienté. Et comme la prudence ne me permet plus d'attendre de justice de luy dans tous les différends qui peuvent avoir rapport à mes intérests, je suis bien aise, pour n'avoir rien à me reprocher, que vous luy fassiez connoître encore une fois les justes sujets qu'il me donne de ne le plus considé-

rer que comme un prince engagé avec mes Ennemis ; et puisque mon Ambassadeur ne peut avoir aucun accès auprès de luy^ et que la dignité de Cardinal vous oblige à garder des mesures qui ne conviennent pas avec la force des vérités dont il est nécessaire qu'il soit informé ; vous lui ferez la lecture de cette dépêche et vous luy en laisserez même l'original qui le doit faire souvenir que, depuis son élévation à la Chaire de St-Pierre , je n'ay rien obmis de tout ce qui le pouvoit persuader de mon respect filial pour luy et du désir sincère que j'avais de contribuer à la gloire de son Pontificat par toutes les mesures qu'une parfaite intelligence entre Nous pouvait établir pour l'augmentation de notre Religion.

Que tous les ordres dont j'ay chargé le feu duc d'Estrées vostre frère ne tendoient qu'à une fin si salutaire au bien général de la Chrétienté.

Qu'elle a fait aussi le seul sujet de votre envoy et de votre séjour auprès de Sa Sainteté.

Que c'est dans cette vue que je vous avois permis de consentir à des tempéraments sur la Régale , infiniment plus avantageux aux Eglises de mon Royaume que ne pouvoient être les prétentions mal fondées de quelques Evêques, quand même j'y aurois acquiescé.

Que quelque satisfaction que m'ayent donné les insinuations et les remontrances respectueuses que vous avez faites à Sa Sainteté, et toute la sagesse de votre conduite et de vos négociations, néanmoins les préventions du Pape contre ma Couronne ont toujours rendu inutile toute la force de vos raisons.

Que je n'ay pas laissé néanmoins pour réduire cette affaire aux termes qui pouvoient plaire à Sa Sainteté d'accorder aux très humbles prières du Clergé de mon Royaume, par ma dernière Déclaration du 24 janvier 1682, tous les avantages dont je voulois qu'ils fussent redevables à Sa

1. Lavardin était encore ambassadeur à cette date ; il ne quitta Rome que le 30 avril 1689.

Sainteté même par le moyen du rétablissement d'une bonne intelligence entre Elle et nioy.

Que j'avais raison de croire que cet éclaircissement de mes intentions devoit contenter Sa Sainteté et la disposer au moins à avoir pour moy les sentiments que la qualité de Père commun luy devoit inspirer.

Que cependant, bien loin de trouver en Elle cette affection paternelle qui me devoit faciliter tous les moyens de ramener au giron de l'Eglise tous ceux de mes sujets qui avoient eu le malheur d'estre élevés et nourris dans l'erreur, Elle s'est opiniâtrée, par une dureté inflexible, à refuser les Bulles à ceux que j'ai nommez * aux Evêchez vacans de mon royaume, et que j'ay reconnus les plus capables de travailler avec succez à l'instruction et à la conversion des Hérétiques ; Qu'elle a fondé son refus sur des moyens qui n'ont jamais empêché* aucun Pape de pourvoir ceux que les Rois mes prédécesseurs et moi avons nommez en vertu du Concordat. Mais comme vous lui avez assez fait voir et à ses Ministres tous les inconvénients de ce refus et que les Evêques de mon Royaume, qui ont acquis le plus de réputation dans toute la Chrétienté, ont suivi les mêmes maximes, qui sont aujourd'hui le prétexte d'une prétendue incapacité dans ceux que la Cour où vous êtes qualifie n'être pas d'une saine doctrine ; il est inutile de rebattre toutes les raisons qui ont été si souvent dites sur ce sujet et que vous avez si bien expliqué qu'elles ne peuvent laisser aucun lieu aux foibles excuses et aux prétendus scrupules de conscience dont Sa Sainteté et ses Ministres se sont toujours servi pour colorer l'injustice du retardement qu'EUe apporte depuis plusieurs années à l'expédition de ses Bulles pour des Prélats d'un mérite distingué.

Que les Catholiques anciens et nouveaux sont scandalisés de voir que pendant que j'employe mes soins , mon autorité et mes finances à la destruction et à l'entière extirpa-

1. Le procès-verbal de rassemblée du clergé de 1688 porte 26 signatures. Parmi ces prélats , deux archevêques , celui d'Albi et celui d'Aix, et six évêques, ceux de Gap, de Riez, de Grlandève, de Lavaur, de Montauban et de Sarlat, nommés par le roi, n'avaient pas reçu l'institution canonique.

tion de l'hérésie , non seulement je ne puis obtenir de Sa Sainteté les grâces qui peuvent contribuer k l'affermissement de ce grand ouvrage, mais qu'au contraire Elle se fait un point d'honneur d'ôter k mon Ambassadeur les franchises dont ses Prédécesseurs ont toujours joui paisiblement et qui leur ont esté confirmées par le Traité de Pise.

Qu'au lieu de se servir pour cet effet des voies de douceur, de négociations et d'accommodement pratiquées en pareils cas entre les Princes amis et qui veulent observer les règles de la bienséance, il a commencé par le refus de toute audience au marquis de Lavardin, mon Ambassadeur, dont les instructions ne tendoient qu'k rétablir un bon concert entre Sa Sainteté et moy, et, dans une affaire purement temporelle, il s'est servi des armes spirituelles pour le déclarer notoirement excommunié, contre l'avis même de ceux qui sont les plus dévoués k ses sentiments et les plus emportés contre mes intérests.

Que tous les soins que vous et le marquis de Lavardin avez pris pour luy faire connoître qu'on pourroit trouver des tempéramens capables de concilier sa satisfaction avec la mienne ont été inutiles. Qu'il en a rejette toutes les propositions avec hauteur, faisant même entendre partout que votre entremise ni celle du marquis de Lavardin ne pouvoient jamais lui être agréables.

Que c'est ce qui m'a enfin obligé pour lever tous les obstacles qui pouvoient l'embarrasser, de lui dépêcher secrètement un homme de confiance auquel j'avois donné une lettre de ma main en créance pour Sa Sainteté*.

Qu'il s'est d'abord adressé k Casoni et ensuite au cardinal Cibo, auquel il a fait voir ma lettre , en sorte que le Pape n'a pu ignorer que je l'avois choisi pour l'informer de mes plus secrètes intentions sans vous en rien communiquer, ni k mon Ambassadeur. Que cependant toutes les diligences qu'il a pu faire n'ont servi qu'k lui faire donner une exclusion formelle , avec plus d'indignité que s'il eu t

1. Chamlay ^i ayait mission de favoriser la nomination du cardinal de Farstemberg à l'électorat de Cologne.

été envoyé par le moindre Prince de la Chrétienté. Que le déplaisir de s'en revenir sans avoir exécuté mes ordres l'avoit enfin obligé de se découvrir h vous et au marquis de Lavardin ; mais que toutes vos remontrances par écrit et de vive voix à Sa Sainteté, sur le blâme qu'Elle s'attireroit dans toute la Chrétienté, du refus si injurieux d'une personne de confiance autorisée d'une lettre de ma propre main avec ordre de ne s'expliquer qu'à Sa Sainteté même, sans l'interposition d'aucun Ministre , n'avoient pu rien obtenir qu'une espèce de menace de se porter bientôt à de plus grandes extrémités.

Que cependant, non seulement je n'ay jamais refusé d'entendre le Nonce de Sa Sainteté lors qu'il a eu quelque chose à me représenter de sa part , mais même que pour marquer encore davantage mon zèle et ma vénération pour le Saint Siège je voulus bien donner plusieurs audiences secrètes dans mon Cabinet au nommé Carlo Cavari, Prêtre Napolitain, du moment qu'il m'eût fait entendre qu'il avoit une mission secrète de Sa Sainteté et qu'Elle l'avoit chargé de faire des propositions très importantes qui pouvoient rétablir une parfaite intelligence entre nous, quoy qu'il n'eût, en effet, aucune autre marque de la confiance du Pape que quelques lettre de Dom Livio, son neveu, et que je lui eusse assés fait connoistre que s'il me faisoit voir un mot de Sa Sainteté qui l'autorisât, je l'écouterois toutes les fois qu'il le désireroît. Je laisse au Pape à faire la comparaison de ce traitement à celui qu'il a fait à mon Envoyé, reconnu par ses Ministres et par Sa Sainteté même, sur les assurances que le Cardinal Cibo lui en a dû donner et que vous lui avés confirmées.

Je suis bien persuadé qu'il n'y auroit point d'ennemy déclaré de ma Couronne qui refusât d'écouter celui qui lui porteroit une lettre de ma main, et je m'assure aussi qu'il n'y a point eu de Pape, qu'il n'y en aura jamais qui se porte à une extrémité si peu convenable à la qualité de Père commun.

Mais on peut dire que Sa Sainteté a fait paroître sa haine personnelle contre ma Couronne et sa partialité pour la maison d'Autriche encore plus ouvertement dans tout ce

qui s'est passé touchant la Postulation du Cardinal de Furstenberg à la Coadjutorerie et ensuite k l'Electorat de Cologne.

On n'auroit pas pu croire qu'un Doien du Chapitre qui en a si longtemps administré les plus importantes affaires avec toute la sagesse et la bonne conduite qui lui ont acquis l'estime de tous ses Confrères, qui a esté postulé à la Coadjutorerie du consentement tant du feu Electeur que de tous les Chanoines et qui est, de plus , honoré de la dignité de Cardinal, n'ait pu obtenir sa confirmation du même Pape qui l'en a revêtu.

Sa Sainteté assuroit, par ce moyen, le repos de toute l'Europe et ne donnoit aucun juste sujet de plainte à ceux qui sont le plus opposés à l'élévation dudit Cardinal ; Elle n'auroit pas même eu besoin de se servir des grâces dont la divine Providence l'a rendu le dispensateur ; il sufEsoit seulement de luy accorder la permission de se démettre de l'Evêché de Strasbourg et il n'auroit eu besoin ni de Bref d'Eligibilité, ni de faveur, ni de recommandation. Cependant Sa Sainteté ne s'est pas contentée de luy refuser cette justice ; mais on peut dire qu'entrant aveuglement dans tous les intérest de la Maison d'Autriche, Elle s'est dépouillée tout d'un coup de cette rigidité qui lui avoit donné jusqu'alors un si grand éloignement pour toutes les grâces et Elle en a fait une profusion si extraordinaire en faveur d'un jeune Prince, âgé seulement de dix-sept ans, qu'il ne faut que lire le Bref qu'Elle luy a accordé pour voir qu'il ne peut avoir été dicté que par ceux qui ne se reconnoissent aucune règle que celle qui convient à leurs passions et à leurs intérests , et non pas par un Pape qui s'est toujours fait un scrupule de conscience d'accorder la moindre grâce à mes prières.

C'est cependant ce Bref qui a donné la force et le mouvement à toutes les intrigues , cabales , corruptions et injures dont le comte de Kaunitz s'est servy pour gagner trois ou quatre voix et troubler l'union du Chapitre qui avoit paru dans la Postulation du Cardinal à la Coadjuto-

rerie ; ce qui n'a pas empêché néantmoins que la plus grande et la plus considérable partie ne se soit déclarée en faveur dudit Cardinal et ne l'ait proclamé.

C'est enfin cette conduite du Pape et tout ce que je viens de vous écrire qui porte les affaires de l'Europe à une guerre générale, qui donne au Prince d'Orange la hardiesse de faire tout ce qui peut marquer un dessein formé d'aller attaquer le Roy d'Angleterre dans son propre Royaume, de prendre pour prétexte d'une entreprise si hardie le maintien de la Religion Protestante, ou plutost l'extirpation de la Catholique et le renversement entier de la Monarchie , qui donne à ses Emissaires et aux Ecrivains de Hollande l'insolence de traitter de supposition la naissance du Prince de Galles , d'exciter les sujets du Roy de la Grande Bretagne à la révolte et se prévaloir de la nécessité où me mettent la partialité du Pape et les violences de la Cour de Vienne contre le Cardinal de Furstemberg et la plus saine partie du Chapitre de Cologne, à faire avancer mes troupes pour leur donner tout le secours et la protection dont ils peuvent avoir besoin pour se maintenir dans leurs droits et dans leurs libertés.

Sa Sainteté peut bien croire aussi que quelque attachement que j'aye et que j'auray toujours pour le Saint Siège, je ne puis plus m'empêcher de séparer la cause de l'Eglise de celle d'un Prince temporel qui épouse ouvertement les intérests des ennemis de ma Couronne. Que l'obligation qu'elle m'impose ne me permet plus d'attendre de sa part aucune justice sur les différends qui me regardent : que je ne puis plus le reconnaître pour médiateur des contestations qu'a fait naistre la succession Palatine entre ma Belle- Sœur et la maison de Neubourg : Que je scauray bien faire rendre à cette Princesse la justice qui luy est due par les moyens que Dieu m'a mis en main contre les violentes usurpations de l'Electeur Palatin ; Que, d'ailleurs, je ne prétens pas laisser plus longtemps le Duc de Parme , mon allié , dépouillé de ses Etats de Castro et de Ronciglione, dans lesquels il doit estre rétably en exécution de l'article pre-

mier du Traité de Pise dont je suis garant. Ainsi, je veux que, pour ne laisser à Sa Sainteté aucun lieu de douter de la résolution qu'Elle m'a obligé de prendre , vous luy demandiez en mon nom qu'EUe fasse incessamment remettre ledit Duc de Parme en possession de ses Etats de Castro et de Ronciglione comme il est stipulé par ledit premier article, luy déclarant qu'au moindre retardement qu'EUe y apportera je feray entrer mes troupes en Italie pour y demeurer jusqu'à ce que ce Prince , mon allié , soit rentré dans la jouissance de sesdits Etats ; et que je me mettray dans le même temps en possession de la ville d'Avignon*, soit pour la rendre à Sa Sainteté, après l'entière exécution du Traité de Pise , ou pour la retenir et donner audit duc de Parme le prix pour lequel elle a esté engagée, en déduction des intérests et des dommages qu'il pourroit souffrir d'une plus longue privation de sesdits Etats.

Que je continûeray cependant à donner au Cardinal de Furstenberg et au Chapitre de Cologne toute la protection dont ils pourront avoir besoin pour la manutention de leurs droits , sans refuser h ma Belle-Sœur le secours qui luy sera nécessaire pour le recouvrement de ce qui luy appartient de la succession des Electeurs Palatins, ses Père et Frère.

Je m'assure que tous les Princes et Etats de la Chrétienté qui considéreront sans passion la conduite que le Pape a tenue envers moy depuis son élévation au Pontificat et qui connoîtront d'ailleurs les soins et les empressements que j'ay toujours eu à rechercher son amitié, tout ce que j'ay fait pour le bien et l'avantage de nostre Religion, mon attachement sincère et ma vénération pour le Saint Siège, mon application à maintenir le repos de l'Europe, sans me prévaloir des conjonctures favorables et de la puissance que Dieu m'a mise en main, s'étonneront plutost que j'aye souffert tant d'injures et de mauvais traitemens de la Cour de Rome et que j'aye laissé en mesme temps agrandir l'Empe-

1. Le Comtat-Venaissin et la ville d'Avignon furent occupés après un arrêt du Parlement de Provence qui en ordonnait la réunion à la Couronne.

reur contre toutes les règles d'une bonne politique, que de la juste protection que je suis résolu de donner à des Princes et à un Chapitre que le Pape et l'Empereur veulent dépouiller de leurs possessions et de leurs droits , contre toute justice, et seulement à cause qu'ils les croyent reconnaissans des marques qu'ils ont toujours reçues de mon estime et de mon affection. Je suis même persuadé que si le Pape fait de sérieuses réflexions sur ce que je vous écris, il tombera d'accord en lui-même que ma patience ne pouvoit aller plus loin sans blesser ma réputation, et qu'il ne doit imputer qu'à sa partialité et aux conseils que lui ont donné les Ennemis de ma Couronne, tous les malheurs que peut causer la nécessité où il me met de faire passer des troupes en Italie et de maintenir les droits et les libertés du Chapitre de Cologne.

Mais, parce que je n'ay pas lieu d'espérer que ce que je vous écris fasse changer de sentiment au Pape, je vous ordonne de voir après vostre audience chacun des Cardinaux et de leur laisser copie de ma Lettre afin qu'ils fassent aussi leurs réflexions sur les suites d'une affaire si importante et à laquelle le Sacré Collège a un si notable intérest. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait , Mon Cousin , en sa sainte et digne garde. Ecrit à Versailles le 6 septembre 1688. Signé Louis, et plus bas : Colbert.

La réponse du pape à cette lettre est trop longue pour avoir place dans ce recueil. On la trouvera à la Bibliothèque nationale Mss, fr. 17653, sous cette rubrique : « Réflexions pour servir de réponse sur la lettre en forme de manifeste que M. le cardinal d'Estrées distribue. » M. Ch. Gérin l'a donnée en appendice dans l'ouvrage que nous avons cité plus haut sur la Déclaration des quatre articles.

En avril 1689, Louis XIV rappelait Lavardin et rendait la liberté au nonce du pape Ranuzzi. Après Innocent XI, qui mourut le 21 août, son successeur maintint avec la même énergie l'abolition des Franchises. Le roi se décida alors à envoyer à Rome un nouvel ambassadeur, le duc de Chaulnes, avec ordre de renoncer à toutes prétentions sur ce sujet.

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