LETTRE DU ROI AU PAPE
Avant même que le bref du pape ait pu arriver en France , le roi , averti du jugement du Saint Siège , avait témoigné sa satisfaction à Rome par la lettre suivante :
{Procès-uerb. des Assemblées Gén. du Clergé, t. VI, p. 183.)
Très-Saint Père, après avoir reçu, par le Nonce de Votre Sainteté, la part qu'elle m'a fait donner de son jugement sur le Livre de l'Archevêque de Cambrai, jen'ai pas voulu diflPérer h le remercier des peines et de l'application que le zèle infatigable de votre Béatitude lui a fait apporter à la discussion de cette affaire. Les instances que j'ai faites à V. S., pour terminer au plutôt cette dispute, étoient fondées sur la parfaite connoissance que j'avais du préjudice qu'elle causoit au bien de l'Eglise. L'intérêt que je prends à sa tranquillité, m'oblige également à rendre des actions de grâces à Votre Béatitude, de l'avoir enfin procurée. Il me reste à souhaiter que V. S. puisse voir long-temps l'heureux fruit des soins qu'elle donne au gouvernement de l'Eglise, et qu'il plaise h Dieu d'accorder aux prières des Fidèles, la conservation d'un aussi grand Pape. Votre Sainteté doit être persuadée que j'y prends un intérêt particulier et personnel, et que je suis, avec vénération, Très-Saint Père, votre très-dévot fils.
Signé, Louis. »