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LIX

Oratio Impiorum est novum peecatum; et quod Deus illis concedit est novum in eos judicium.

Si solus supplicii timor animât pœnitentiam , quo haec est magis violenta, eo magis ducit ad desperationem.

Tout manque à un pécheur quand l'espérance lui manque, et il n'y a point d^espérance en Dieu où il nV a point d'amour de Dieu. (Matt., 27, 5. Ed. 1693, 1699.)

Il n'y a ni Dieu, ni religion où il n'y a point de charité. (Joan., 4, 8. Ed. 1693, 1699.)

La prière des impies est un nouveau péché, et ce que Dieu leur accorde un nouveau jugement sur eux. (Joan., 10, 25. Ed. 1693.)

Si la seule crainte du supplice amène le repentir, plus ce repentir est violent, plus il conduit au désespoir. (Matt., 27, 5. Ed. 1693, 1699.)

1. Propositions condamnées de 59 à 67. Si les « Réflexions morales » sur la charité détruisent la foi, l'espérance et toutes les vertus Chrétiennes, il n'est pas étonnant que les propositions qui regardent la crainte surnaturelle des peines éternelles ne soient pas plus orthodoxes. » Instruct. pastor.

Timor nonnisi manum cohibet; cor autem tandiu peccato addicitur, quandiu ab amore justitiae non ducitur.

Qui a malo non abstinet nisi timoré pœnae illud committit in corde suo et jam est Reus coram Deo.

Baptizatus adhuc est sub lege sicut Judœus, si legem non adimpleat aut adimpleat ex solo timoré.

Sub maledicto legis nunquam fît bonum, quia peccatur sive faciendo malum, sive illud nonnisi ob timorem evitando.

La crainte n'arrête que la main, et le cœur est livré au péché tant que Tamôur de la justice ne le conduit pas. (Luc, 20, 19. Ed. 1693, 1699.)

Qui ne s'abstient du mal que par la crainte du châtiment le commet dans son cœur et est déjà coupable devant Dieu. (Matt., 21, 46. Ed. 1693, 1699.)

Un baptisé est encore sous la loi comme un juif s'il n'accomplit pas la loi ou s'il l'accomplit par la seule crainte. (Rom., 6, 14. Ed. 1693, 1699.)

Sous la malédiction de la loi on ne fait jamais le bien parce qu'on pèche ou en faisant le mal ou en ne Tévitantpas. (Gai., 5, 18. Ed. 1693, 1699.)

Moyses, Prophetae, Sacerdotes et Doctores legis mortui sunt absque eo quod uUum Deo dederint filiijin, cum non effecerint nisi mancipia per timorem.

Qui vult Deo appropinquare nec débet ad ipsum venire cum brutalibus passionibus, neque adduci per instinctum naturalem aut per timorem, si cuti bestiae, sed per fidem et per amorem, sieuti fîlii.

Timor servilis non sibi repra^sentat Deum nisi ut Dominum durum, imperiosum, injustum, intractabilem.

Dei Bonitas abbreviavit viam salutis claudendo totum in Fide et precibus.

Moïse et les prophètes, les prêtres et les docteurs de la loi sont morts sans donner d'enfants à Dieu, n'ayant fait que des esclaves par la crainte. (Matt., 12, 19. Ed. 1693, 1699.)

Qui veut s'approcher de Dieu ne doit ni venir à lui avec des passions brutales, ni se conduire par un instinct naturel ou par la crainte, comme les bêtes, mais par la foi ou par l'amour comme les enfans. (Hebr., 12, 10. Ed. 1693, 1699.)

La crainte servile ne se le représente [Dieu] que comme un maître dur, impérieux, injuste, intraitable. (Luc, 19, 21. Ed. 1693.)

Quelle bonté de Dieu d'avoir ainsi abrégé la voie du salut en renfermant tout dans la foi et dans la prière ! (Act., 2, 21, Ed. 1693, 1699.)

26 LA BULLE « LNIGEÎSITUS »

Fides usus, augmentum et praemium Fidei totum est donum purae libéralité tis Dei.

Nunquam Deus affligit innocentes et afflictiones semper serviunt, vel ad puniendum peecàtum, vel ad purificandum peccatorem.

Homo ob 3ui conservationem potest sese dispensa re ab ea lege quam Deus condidit propter ejus utilitatem.

Nota Ecclesiae Ghristianae est quod sit Gatholica, connprehendens et omnes Angelos Cœli et omnes Electos et justos terrée et omnium sseculorum.

La foy, l'usage, l'accroissement et la récompense de la foi, tout est un don de votre pure libéralité. (Marc, 9, 22. Ed. 1693, 1699.)

Dieu n'afflige jamais des innocents, et les afflictions servent toujours ou à punir le péché, ou à purifier le pécheur. (Joan., 9, 3. Ed. 1693, 1699.)

L'homme peut se dispenser, pour sa conservation, d'une loi que Dieu a faite pour son utilité. (Marc, 2, 28, Ed. 1693, 1699.)

Marques [et propriétés] de l'Eglise chrétienne. Elle est... catholique, comprenant et tous les anges du ciel, et tous les élus et les justes de la terre et de tous les siècles. (Hebr., 12, 22, 23, 24. Ed. 1693, 1699.)

BULLA « UNIGEN1TU8 » 27

Quid est Ecclesia, nisi cœtus Filiorum Dei manentium in ejus sinu, adoptatorum in Christo, subsistentium în ejus persona, redemptorum ejus sanguine, viventium ejus spiritu, agentium per ejus gratiam et exspectantium gratiam futuri sieculi.

Ecclesia, sive integer Christus, Incarnatum Verbum habet ut Caput; omnes vero Sanctos, ut membra.

. Ecclesia est unus solus homo, compositus ex pluribus membris quorum Christus est Caput, vita, subsistentia et persona ; Unus solus Christus, compositus ex pluribus Sanctis, quorum est Sanctifîcator.

Qu'est-ce que TÉglise, sinon l'assemblage des enfans de Dieu demeurants dans son sein, adoptez en Jésus-Christ, subsistants en sa personne, rachetez de son sang, vivants de son esprit, agissants par sa grâce et attendants la paix du siècle à venir. (Thess., 1, 2. Ed. 1693, 1699.)

LXXIY

L'Eglise ou le Christ entier qui a pour chef le Verbe incarné et pour membres tous les saints. (Tim , 3, 16. Ed. 1693, 1699.)

Unité admirable de l'Eglise. C'est... un seul homme composé de plusieurs membres dont Jésus-Christ est la tête, la vie, la subsistance et la personne... Un seul Christ composé de plusieurs saints dont il est le sanctificateur. (Ephes., 2, 14, 15, 16. Ed. 1693, 1699.)

Nihil spatiosius Ëcclesia Dei, quia omnes Electi et Justi omnium saeculorum illam componunt.

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