LXXIX
Utile et necessarium estomnitempore, omniloco, et omni personarum generi studere et cognoscere spiritum, pietatem, et mysteria Sacrœ Scripturse.
Lectio Sacrae Scripturae est pro omnibus.
Obscuritas sancta verbi Dei non est Laïcis ratio dispensandi se ipsos ab ejus lectione.
Il est utile et nécessaire en tout tems, en tout lieu et à toutes sortes de personnes d'en étudier [de rÉcriture] et d'en connaître l'esprit, la piété et les mystères. (Cor., 14, 5. Ed. 1693, 1699.)
Celle |la lecture] de l'Ecriture sainte [entre les mains même d'un homme d'affaires et de finances marque qu'elle] est pour tout le monde. (Act., 8, 28. Ed. 1693, 1699.)
L'obscurité sainte de la parole de Dieu n'est pas aux laïques une raison pour se dispenser de la lire. (Act., 8, 31. Ed. 1693, 1699.)
i. Ces propositions outrées et contraires aux sages précautions qui regardent la lecture des livres saints et qui sont marquées, selon les différentes Eglises, ou par des décrets ou par l'usage, sont condamnées par les mêmes autoritez et par les mêmes Pères qui ont conseillé ïa lecture des Saintes Ecritures comme très utile et très salutaire... La malice des hérétiques a contraint quelquefois des Églises de France de retirer des mains des fidèles les divines Écritures; elles ne l'auroient pas fait si elles n'avoientpas eu le droit de le faire ou si elles ne Tavoient pu faire sans danger et sans illusion. Instruct. paslor., p. 38 et 39.
Dies Dominicus a Ghristianis débet sanctifîcari lectionibus pietatis, et super omnia Sanctarura Scripturarum. Damnosum est velle Christianum ab hac lectione retrahere.
Est illusio sibi persuadere quod notitia mysteriorum Relig-ionis non debeat coramunieari fœrainis, lectione Sacrorum librorum. Non ex fœminarum simplieitate, sed ex superba virorum scientia ortus est Scripturarum abusus et natae sunt hsereses.
Abripere e Christianorum manibus novum Testamentum, seu eis illud clausum tenere auferendo eis modum illud intelligendi, est illis Christi os obturare.
Le Dimanche [qui a succédé au sabbat] doit être sanctifié par des lectures de piété et surtout des saintes Écritures. [C'est le lait du chrétien et que Dieu même qui connaît son œuvre lui a donné*] Il est dangereux de l'en vouloir sevrer. (Act., 15, 21. Ed. 1693, 1699.)
C'est une illusion de s'imaginer que la connaissance des mystères de la Religion ne doive pas être communiquée à ce sexe par la lecture des Livres saints [après cet exemple de la confiance avec laquelle Jésus-Christ se manifeste à cette femme, la Samaritaine]. Ce n'est pas de la simplicité des femmes, mais de la science orgueilleuse des hommes qu'est venu l'abus des Ecritures et que sont nées les hérésies. (Joan., 4, 26. Ed, 1693, 1699.)
C'est la former aux Chrétiens [la bouche de Jésus-Christ] que de leur arracher des mains ce Livre saint ou de le leur tenir fermé en leur ôtant le moyen de l'entendre. (Matt., V, 2. Ed. 1693, 1699.)
Interdicere Ghristianis lectionem Sacrae Scripturae, praesertim Evangelii, est interdicere usum lumiais filiis lucis et facere ut patiantur speeiem quamdam exeommunicationis.
Eripere simplici f^opulo hoc solatium jungendi vocem suam voci totius Ecclesiae est usus contrarius praxi Apostolicae et intentioni Dei.
Modus plenus sapientia, lumine et charitate est dare animabus tempus porta ndi cum humilitate et sentiendi statum peccati, petendi spiritum pœnitentiœ et contritionis, et incipiendi ad minus satisfacere justitiae Dei antequam reconcilientur.
En interdir la lecture [de TEcriture et particulièrement de rÉvangileJ aux Chrétiens, c'est interdire Tusage de la lumière aux enfants de la lumière et leur faire souffrir une espèce d'excommunication. (Luc, 2, 33. Ed. 1693, 1699.)
Lui ravir [au simple peuple] cette consolation d'unir sa voix à celle de toute l'Église, c'est un usage contraire à la pratique apostolique et au dessein de Dieu. (Cor., 14, 16. Ed. 1693, 1699.)
C'est une conduite pleine de sagesse, de lumière et de charité de donner aux âmes le temps de porter avec humilité et de sentir l'état du péché ; de demander l'esprit de pénitence et de contrition et de commencer au moins à satisfaire à la justice de Dieu avant que de les réconcilier. (Act., 9, 9. Ed. 1693, 1()09.)
32 LA BULLE u UNIGENITUS »