‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royautéChapitre 39 sur 88 · DISCOUKS DE M. LE CHANCELIER · texte numérisé non relu

DISCOUKS DE M. LE CHANCELIER

Le Rov a fait examiner en son Conseil les Remontrances de son Parlement ; et comme elles vont encore plus loin que Tarrest dont on entreprend la défense, Sa Majesté ne peut que confirmer avec encore plus de connoissance le jugement qu'elle a déjà porté sur la forme et sur le fond de cet arrest. On n'auroit pas dû chercher à le justifier en prévoyant qu'il pourroit arriver que TAutorité spirituelle voulût ériger en Dogme de foi des Propositions contraires aux Maximes les plus inviolables de la France. Une telle entreprise ne révolteroit pas moins TÉglise de ce Royaume que les Magistrats. Elle a donné dans tous les temps des preuves éclatantes de ses sentimens sur cette matière. Et

votre Compagnie reconnoît dans ses Remontrances qu'en Tannée 1715 les Evêques se servirent les premiers des mêmes précautions qui furent prises ensuite par les Parlemens pour la conservation de nos Maximes au sujet d'une des Propositions condamnées par la bulle Unigenitus,

Au surplus, Sa Majesté désire encore plus le calme et la paix que son Parlement ne le peut faire. Elle Ta assez marqué par sa Lettre dont il paroi t par les Remontrances que cette Compagnie est instruite. Et le Roy continuera de prendre toutes les mesures que sa religion et sa sagesse lui inspireront pour faire cesser les troubles dont l'Eglise de France est agitée et maintenir la tranquillité publique K

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