‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royautéChapitre 65 sur 88 · T. I des Capital., p · texte numérisé non relu

T. I des Capital., p

un trop grand préjudice, leurs biens leur seroient entièrement restitués.

Ce fait, Sire, rapporté dans son étendue et avec la plus, grande fidélité, ne sommes-nous pas en droit d'en conclure qull est plus propre à établir les Immunités Ecclésiastiques, qu à les renverser?

Si nous sortons de ces temps obscurs pour entrer dansdes temps plus connus, nous ne trouverons presque pas de règne où Tlmmunité des biens Ecclésiastiques n'ait été confirmée par nos Rois.

Philippe Auguste assemble les Evéques en H88 pour leur demander des secours. Le Clergé consent de payer pour une année seulement la Dixme Saladine.

Les Croisades occasionnèrent souvent de semblables- Dons gratuits ; mais on ne fit jamais aucunes impositions sur les biens Ecclésiastiques sans Taveu du Clergé et souvent même sans la permission du Pape.

Louis VIII a besoin de secours extraordinaires : les Légats du Pape convoquent une Assemblée à Bourges dans laquelle il n'y eut rien de terminé sur le Don qu'on feroit au Roi parce que les Députés ne se trouvèrent pas suffisamment autorisés à y donner leur consentement.

L'Assemblée rompue, et le Clergé connoissant le pieux usage que le Roi vouloit faire du Don gratuit qu'il avoit demandé, le lui accorda cependant : mais ce fut le fruit de son zèle et de sa libéralité, cum gaudio animi et pura libéral i ta te '.

Saint Louis, Sire, fut un de ces Monarques accordés à la terre pour servir de modèle aux Princes Chrétiens. La Monarchie le compte dans le nombre de ses plus grands Rois et l'Eglise le révère comme un Saint. Nous lisons dans l'histoire de son Règne qu'il assembla les Evêques pour leur demander des secours contre les Albigeois. Voici la réponse qu'ils firent : Les Prélats, voyant que le Saint Siège

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