‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royautéChapitre 67 sur 88 · Lit. de l'Église. GtiL, p · texte numérisé non relu

Lit. de l'Église. GtiL, p

de son Royaume de laider dans quelque forme que ce pût être, même par manière de Don gratuit et de prêt ; c'étoit donc cette disposition trop générale de la Bulle qui Tavoit blessé ; et si Boniface n'avoit interdit que les subventions forcées et involontaires, Philippes auroit-il pu se plaindre ? Il reconnut lui même par son Ordonnance du 15 Août 1303, adressée à TEvèque d'Amiens, que la décime que les Évêques lui avoient accordée étoit l'effet d*une libéralité toute volontaire et d'un zèle purement gratuit, devotionem gratuitam et gratitudinera Uberalem *.

La suite et le dénoument de cette querelle achèveront de prouver que l'intention du Monarque n'a voit jamais été de déroger à ces principes. Les Archevêques et Evêques de la Province de Reims pressés d'une part de donner à leur Souverain des marques de leur zèle, gênés d'un antre côté par la Bulle de Boniface, lui représentèrent les suites fâcheuses qu'elle pouvoit avoir et le conjurèrent d'en donner une explication. Le Pape, par une nouvelle Bulle de 1297 adressée au Roi, répond qu'il n'avoit jamais prétendu défendre aux Ecclésiastiques de l'aider dans les nécessités pressantes de TEtat; et que cette interprétation n'a pu être donnée à sa première Bulle que par des esprits prévenus et mal intentionnés, (^'est pourquoi^ ajoute-t-il, pour lever toute ambiguïté et faire éclater la vérité dans tout son jour, nous déclarons par Vautorité des présentes que la défense faite par notre première Constitution ne s'étend point aux Dons gratuits^ aux prêts ou à tous autres secours offerts librement par les Evêques et autres Ecclésiastiques, pourvu quil ny ait aucune contrainte ; et quand bien même, Vous ou vos Successeurs, commenceriez par leur en faire la demande ou que vous la leur feriez faire par vos Officiers, Ducs, Comtes, Barons, et autres Seir/neurs,

Le souverain Pontife ne pouvoit pas s'expliquer plus clairement sur ce qui étoit dû au Roi, à TEtat et aux

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