CALENDRIER
Les Souahhéli mesurent le temps comme les Arabes; mais, pour régler les travaux agricoles, les mouvements de la navigation et préciser le commencement et la fin des moussons, ils font usage de l’année solaire, telle qu’elle est composée dans l’ère djélaléenne et dont le premier jour se nomme nirouz. Cette ère, fondée en Perse le 14 septembre de l’an de .1. C. 1079, y est employée depuis lors.
On sait qu’à chaque siècle on ajoute 22 jours intercalaires dans le nouveau calendrier persan, et 24 dans le nôtre. Tous les cent ans, le nirouz retarde donc de deux fois vingt-quatre heures sur l'époque à laquelle il se rapportait, pour nous, dans le siècle précédent ; il s’ensuit que, dans la période comprise entre 1829 et 1879, il doit tomber le 28 ou le 29 août, eu égard à ce que les années bissextiles ne se correspondent pas dans les deux calendriers I).
1' Soit par ignorance du principe qui sert de base a retle façon d<
Les Souahhéli ne divisent pas l’année solaire en mois. Pour dater les faits remarquables, ils comptent tant de jours à partir du nirouz. Ainsi, ils disent que l’ouverture de la mousson de nord-est a lieu le quatre-vingt-dixième jour du nirouz; que le trentième, le cent dixième et le cent quatre-vingtième indiquent le moment de telles ou telles semailles.
Quant à l’année lunaire, ils la partagent comme les Arabes, et, sauf quelques différences de prononciation, ils donnent aux mois ou lunes les mêmes noms que ces derniers. Voici ces noms :
Mouharrem.
Safari.
Rabi el aouel.
Rabi el tsani.
Djoumadi el aouel.
Djoumadi el tsani.
Radjabi.
Châabani.
Ramadan i.
Chouali Dou! kàada.
Doul hliidja.
Les noms des jours de la s
Dimanche,
Lundi,
Mardi ,
Mercredi,
Jeudi,
Vendredi,
Samedi,
ïmaine sont ;
djemàa mouçi.
djemâa pili.
djemàa tatou, djemàa inné.
djemàa tanou ou el-khamiçi.
el-djemâa.
djemàani ou es-seubt.
mesurer le temps, soit par suite d’uue erreur de calcul , les indigènes se trompent, à ce qu’il paraît, quelquefois dans la détermination du nirouz : depuis mou départ de Zanzibar, j’ai appris, par M. Kuhlmann, drogman du consulat français, que ce jour (tait tombe le 27 août dans les années 1850-51-52.