‹ Documents sur l'histoire, la géographie et le commerce de l'Afrique Orientale [microform]Chapitre 25 sur 101 · CHAPITRE U · texte numérisé non relu

CHAPITRE U

Situation géographique de lllci — Koussoas ré^aoteS; mode d'atterrage pour chacune d'elles. — Mouillage de la ville. — Superficie de File. — Nature du sol. ~ Météorologie. — Population. — Costume des deux sexes. ->- Maladies/ -^ Insalubrité d« climat, h- Uagwistique. -~ Religion. — Superstitions. — Vie individuelle et de famille. — Relationb sociales. — Description de la ville de Zaïizibar. — Cultures et industries agriedes.

L'Île de Zanzibar ou, mieux, ZmdsBihar tire son nom de la partie du continent africain dont elle dépend , et que les Arabes nomment Zendjibar, terre de» Zendjes ou des noirs. Les Souahhéli , dans le pays desquels elle est comprise, la désignent sous le nom A'Anggmya; elle s'étend, en longueur, entre les parallèles de 5» 45' et 6» 28*, et, en tergeur, entre 56» 5' et 57«» 16' de longitude; son gisement est à peu près nord-nord-ouest et sud-sud-est, à une distance moyenne de vingt et un milles de ta terre ferme. Cette île est basse; du pont d'un navire on aperçoit à peine, à quatre ou cinq lieues, les tètes de cocotiers qni dominent ses points les plos élevés. Elle paraît bien boisée et l'aspect général en est riant; son rivage présente- presque partout une plage, s«if à sesdeui extrémités nord et sud. où il est pins accore et termiDé par des falaises rocailleuses. • -

En plusieurs endroits de sa côte ouest, le rivage est bordé d'une chaîne d'tlots et de bwics de sable ou de corail , qui

y forment des havres parfaitement abrités. Sur toute l'étendue de cette côte , les navires peuvent , au besoin , jeter l'ancre ; mais le mouillage principal auquel on donne le nom de port de Zanzibar est situé devant la ville. Il est protégé, au nord et à l'ouest , par une ceinture de bancs et d'îlots, dont les principaux, en allant de l'est à l'ouest, ont reçu les noms de Chapàgny (1), Kibandéco, Changou et Bâoui. Ces îlots et bancs laissent entre eux des intervalles où le brassiage est assez grand pour les navires, et qui constituent ce qu'on appelle les passes de Zanzibar. L'intervalle compris entre eux et la partie nord-ouest de l'ile est d'environ 5,7 milles carrés. Parmi les passes qui y conduisent, il en est trois principales, entre lesquelles on choisit selon la mousson régnante et selon que l'on a atterri par le nord ou par le sud de l'île.

Le ravage oriental de Zanzibar ou, autrement, la c6te du large est roide, accore et sans mouillage, sauf la baie située à sa partie moyenne, à l'ouvert de laquelle, durant la mousson de sud-ouest , un navire pourrait mouiller en cas de nécessité, mais qui n'est fréquentée, d'ailfeurs, que par les bateaux du pays.

Il a été dit, précédemment, ce que sont les vents généraux de la mer de l'Inde, connus sous le nom de moussons, qui soufQent, sans interruption, du nord-est une partie de l'année, et du sud-ouest pendant l'autre. Il ne faudrait pas considérer ces désignations comme absolument invariables; il est vrai qu'au large, la mousson régnante soufOe presque constamment suivant l'une de ces directions ou à peu près;

(1) Cet ilôt porte sur certaines cartes le am û'Ue ëet Français,

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mdk, aux apinrocfaes de la terre, 41 ti^en jBBt phu ainsi , et elle subit des déyiattons, quelquefois de plusieurs quarts > qui sont dues soit aux cdntours du rivage, soft k réIeVatién des montagnes, soit à la saillie des promontoires, soit enfin aux accidents météorologiques qn^engendre le voisinage des grands continents : inutile de dire que les renversements de mousson se font sentir plus on moins tard dans les diverses localités, selon que celles^i se trouvent plus ou moins éloignées du point de départ de la mousson. En ce qui regarde particulièrement 111e de Zanzibar, voici , se-^ Ion les renseignements fournis par la pratique des navigateurs indigènes, et avec lesquels nos propres observations s'accordent , comment s'y comportent les moussons : (^ie de nôrd-^est, qu'ils nomment Jifoiicetim ou Asieub; arrive à la fin de novembre et finit dans la dernière qulnxaine de mars ; elle acquiert sa plus grande force de la mi-décembre à la mi-février ; dans cet intervalle , elle souffle souvent du nord et du nord-notd-onest. La mousson de sud-ouest commence dans la dernière quinzaine d'avril ; elle est assez improprement nommée par rapport à Zanzibar, car, pendant le jour surtout, elle vient bien plus souvent da sndsud-est et sud-est 4]ue,^ l'ouest du sud; elle dure jusqu'au mois de novembre; les~ Arabes la divisent en deux parties distinctes : la première, qu'ils nomteent Qouss (en souahhéli , Qouct), est la plus intense et se prolonge jusqu'au commencement de septembre; Ils donnent à la seconde te nom de Dimân' (en souahhéli , Dtmant). La mousson de sud-ouest est considérée comme terminée après le mois d'octobre. De cette époqne à la fin de novembre, le vent tourne du sud-ouest à l'est, avec intermittences de

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cabB«. Dtt reste, à la fin de eiiaque mo^issoBel ^arail te laps de temps qifti les ^ëpatâ, il y a, àatê là jouniéey des brise» de mer qui m fa^roeheot plot ou iDoii»de ladiisc- 4ion générale de ùiBo dei de«x mocssons^ et auxqueliés succèdent, après queliqaies heure! de calme, deslirises d'oaest ei de Aud-ouest, veiiMit eu êpntinent; cesidetaièties se foat sentir vers de^ ou trois heures de la nuit et cesseat^ùiiuit ou neuf beufes du laatiB. AIogs le calme réparait , pour faire place ensuite à la brise du lai^, qui commence vers midi et tombe dans la soifée , entre le coucher du soleil et dix ou onxe heures du soir, 'rr!;'-? .. ip;^-^:^' - -l-n /■-js ih

D'après les iadications qui précèdent suc le gisement de rile, la position et les abor^ de son mouillage, et les vents généraux qui soufSeirt daas, le» parages où elle est située, * il est ^aci|e de comprendre qu'en devra atterrir différemment > seH>n M direction de la mousson actuelle et aussi selon qu'on vi^ra du nord ou du sud. im

Pendant la mopssou de sud-ouest, quand on veut gagner le mouillage de Z^zibar, iV feut bien tenir compte des courants portant au' nord-ouesi, qui régnent depuis les premiers jours d'avril jusqâe vers la fin <ib novembre, el^qui augmentent de vitesse à l'approche de la côte, en même temps qu'ils preneeot une directio» plu» nord : je tes ai trouvés, généralement, de. 50 à 40 milles en vingt-quatre heures.

Si on a la certitude de reconnaître , avant la nuit , la pointe Pouoah, située à l'ouvert sud du canal qui sépare l'île du continent, il faut faire valoir la route de façon à atterrir sur celte pointe ; dans le cas contraire , on doit al terrir de manière à voir, avant la nuit, la partie nord de

I*né ybÊlîB,€^Tim» dMgera, Mii9 petite Vofleré,^f ers la pointQ Poanah MRMi erailKfre^ reiiiei>çfrer le bannie Lathén, ddii€Ta|9pr6che est tirès^iaiigerè^ daiit les ténèbres. ff«sfieél^fto<9 et ffidCi giseiC è«Bi te 'wnééé ValHa, mais i^jl^É»! biëÉ è reuest ée la route à &!re, da point où fon |E^teed«iiftl*fle« peor ittehitfre la pointe Foninth. Si la nttit est daireiy II ne Arat pas hééiter à ralHerla e6te nn petf an éiîid dé t^e poînite, afin de bien la disHngaer et de pr^dre en letnpa é|qx)fiin la «Kmotioii dn eanal. ^- ' '

A sept <m Nil^lieiws' an sod de ladite pointe, tat ferre est basieetpaneiBéedd eeootiersr dent le^peniîciies isolés s^apeitoiftent bien «vaBti|n*on foiel* cMe. fin deçà, les arbres sont pins massés et se eenfbndeHt avec elW, la faisant paraître ainsi d^^me hautenr modérée et nniforme, sauf de«x niontkmles qui restent dans k sud-ouest de la peinte Poanah, à ^{aelqaes «dlles dans l'inlériear. f ' Après «foir de^blècelte poiat^, on, peut se diriger vers les îlolB Koual^ ^t liçooeni (1^ qui sont à la partie sud de Zaniibar. iMwt bien se garder de mettre on panne ou même de <ïliercber i ^ maintMiir, en loo?oyant , anx enyiroiM de la pointe Ponnoh, sans être d^ en^ dans le canal, perce qa^on serait drossé p«r les courants, oui , en dehors, portant an nord, ferafent, en cpielqnes heures, dépasser<TO^it0«^ la poin4e sud do Simibar. Si on a recomn ILooaley e( K^içoaeni pendant ià nnit et qu'on n'ait pas la pratique desiloeaUtés, il sera eomenable ou de jeter l'ancre près de fué d'eux, on de mettre en Irarers, en les

(1) Ce sont 1rs fles Kwaly et Kiseewcn imgoTany Hoy de la carte

<row«B.

coDsenrant à tue ju^q^'au jpiir», 90m 3^ êmBei^n^^tf l'île de la passe (ttft Clio»|iM^ #^.<»iît^). .ia<| .siaj^ $i

Vue de l'est, la parMe sud de Hle^iei^lpep^c^iipe pointe rocailleuse et de peu de )^|^u%,p4|i j^'f|^t^.p$^ d'arbres «ur une éteodue d'enfiroii^ uq ipmf),jAjp9|rt^idfi là» rije est très-boisée et te rivi^^ vmio^ iiHiufir,.èïl4ii^r .paiuoe plage de sable blanc. £p suppopailt Qi^ii 4ips4iPi^ ^ courant plus qu'on oç s'; aiteodititt an lieu dli^te^i^rsur Pounah, on atterrisse à la partie est de;;^aaitbar, oette pbi|^ et la disposition des «H^Hiers,^! form^Mur U f^^^ de rile de gros bouquets épars fà et là , la foi^i^t distinguer des terres de Poooah , dont le rivages préseotoeo falaise de terre rougeâtre et dont les arbres offrent ^eomoiejp J'ai déjà dit f une masse continue^ Quoi qu'il len soit» dans ce dernier cas, il n'y a pas à songer à louvoyer sur ^x6te pour doubler l'île au sud; on doit sehâter defiûrecppàter yçrjB.sa pointe nord pour donner dans Ifrcanal par le nord, m bien faire vm biord de i50 à 208 lieœs an large, oik, tes, courants étant moins violents, on pourra regagner da9ft le siid jusqu'à ce qu'on soit en position d'atterrir sur Pounah; he premier moyen est de beaucoup pré£éirable, puisqu'il jO^sionne une perte de temps bien moindre. On a vu, audiapitre précédent, par le récit de notre arrivée à Zauzibac;»/ que le choix du secopd nous avait fait perdre cinq jours.

Enfin, quand on est parvenu à entrer dam le eanal par l'ouvert sud, on aperçoit d' abdrd , du côté du noiid, les arbres de la partie sud de Zanzibar , puis ceux des îlots dont j'ai déjà parié comme lieu de station pendant la nuit, ensuite toute la côte sud et sud-sud-ouest de la grande île, et enfin l'île de la passe. Dans ce trajet, il n'y a m\ danger à

ereindra; je n'ai recoBiitt'^ dans celte fierUe eu eatal, tucun taoc ott haot foiid^i nesott porté sur la caite. '^1 Âprèftafdir cMitMinié Itle QiotiQibyè Toiiert, on a derant soi pltniews iNMses eondaisaiit au port; je tes ai dit eiplorer pour, cherdier des àUgnemenls an no^fes desquels on pût s*; diriger ; fluis l'aspect nnilbmie des terres D*offîre qti^iin petit BMriwe d'amers : iknb afons pourtant ^noofé un alignement ponr fSiirè la passe du sad. En donnant dans les antres, il ftiot avoir de bennes tigies; les banes sont généralement de saUe bloïc et signalés par la décoloration de l'eau qui les courre. Tôici les renseigpeHKmts recueillis siîr les passes de Zanzibar : ii

i Paue du tnd. — Quand on rient du sud » la passe à PouestdeCbonmby est indiquée par on alignement fcdle à reconnaître. Étant à un demi mille à l'ouest de cette tie, on aperçoit sur la droite-de la^rille, au bord de la mer, un petit édifice de forme rectangulaire, qui est un teaupie hindou , et au-dessus le minaret d'une mosquée sKuée dans le nord -est. En conservant le minaret par le temple hindou, on passe entre les deux bancs qui sont an nord de Ghoun^y, et le haut fond désigné, par Hoisburg, sous le

nom de Middleground (bàncdu milieu) (i). On gouverne

(1) te SidUn trait bit plaeer deux bouées pour marquer cette paise ;

rane était BMoiHée à trois mâki dans le nord 9* est de rtle Chomby,

à rexteémité d'un banc qui louge la eôte ; aa la laissait sor trdNid en

Tenant an mouillage. L'autre bouée, qtHon derait laisser /àJiAl^d, était

placée à l'accore sud-est du Middleground, dont le mÉkm utkàÊt dans

les basses mers de sjzjgies. Ces bouées, soit qu'elles «Mleaf été «m1

moiuillées, soit par toute aubre cause, araient disparu lots de notre der-

nière relAche; c'est en prérinon de pareils accidoits que fai cru utile

de donner les renseigOMMOts naati^aes qfoi préetdent et ceux qui sui-

▼ent. *. .■>

aio^i m wt^tftSf^^ mt datoispM^ Cette dicèciioii (bit être suivie jusqu'à ua demi^millei 4a tam^ liiMloa ; on a dépassé les bancs quand on relàfe l'#<|réiûté nocd deTîle Baiouï au nord-ones^^ pord 4tt Q^npw ; on yieM alors sur bâbord, gouvei^Qant^poiii riHOferla o6t«» iusqu'à la pointe où est bâtie layflleTQQlte pointe, qvim ^fi^lifiiGfumgttmp est aicfore, eton peitt la contournei de trà»rl^ poui^ aller au mcmilla^ L'aUgnement 4o9t mm avons, parlé se distingue Cacikment , en ce que le temple JûBdouest la seule constrU(ClioB que l'on voie «u sud>ouest ; U> minaret est atissi le seul qui existe dans Zanûbar : les 4eui( points paiaisaent à travers une éclaircie de palmiersiîv : : t - , '

Passe de l'ouest, *-^ Cette passe,^ située entre' le récif de Baouïet le plus nord des banes compris entre c^ tlotet celui de Cfaoumby, n'est large qne d'vn demi-rmiHe ; on n'a, pour la suivre, aucun alignement, et ii n'est ni utile ni avantageux de la préférer à l'autre.

Passe du nord-omeH. -^ Il n'existe "^ùh pins aucun atignemeni pour la passe entte Baouï et Changon. Cette passe est large et factte à&âre avec la carte du capitaine Oweov et eo veiUant bien la couleur de l'eau pour de«x haols fonds qui s'y trouvent. Ceux>ci ne sont, à vrai dire , que die» pâ» tés de corail , dont le plus grand est comme un prolongement avancé du banc de Changou; U ea est s^ré par une coupée d'un tics de mille de larg^daiis laquelle if y a au moîns 8*° ,6 d'eau , et il est situé à un peu plus d'un nulle et demi à l'ouest 20** nord (vrai) , du foi^ de la ville. L'autre pâté, beaucoup plus petit , est à trois qnarts de milîe dans l'est-siid-est de Baouï; et, placé à. son centre, on relève au nord 30° est le milieu de file Changou. Au surplus, ni

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l'an ni' raottr» n^etliÉMrdi) préoftillli^^ Baviie» «f aiil oH firi «if^nl «'«id i Mr K Hsté téiJotlH:, #H»}eèfl«i»liai8e§iiia(iéfli^ • lilèt»^ d'éiM MtV 1« |«ft»iMef (to CM pétés^ ci (tliis di » mèlleB siir le» i#ÉdM< f'^

P^His cf»ii0r44--^ibir IMVi te piiM «MM ZélMilMlf et ru» «m Praii^» éai€iiii^*yf il firal se AMéV étt ëeMé cftfi se pi«>j0tto âM» le>«ii(l«it dttdil ^1 f m ûmtÈ émi k^jaiirsf en y donwnt^wteitfff è»K« Aitéftoe<^iM «in^ i^ri deui^ifeitle ée la «ètaP è& M jgmiéê ttev <^ eM lÉlietf <ba6fè Le SttHari avait ftiit placer in« iMUéd àl'««l«^ité M(Kest de ce banc; eUe y éteilencère ^tiffifd noaii «NM»m ^fèMfé 'ùit\zibar po»r hi éproiâre Ibfo; mats ffgtldré ^, dé^xifs , éfle n'a pas sub» le même lort q«e oéHë» (font frti ptfffé da«H la note d0 \m page 0§i. Les piasiS éftMf j<j l4(^s de ÙkHt^ rtc sont déieoiiMs par atidone fertïfiealiéft^- ^ "^'^*^'' "^" '

lies navigateonf aura^anf iêtt dèé'Mqdféter âé éeXièfttdir UpMcité ée baac^ qoi giteit àvriè iborês dtt fhatiffhgief d& ZaDEiftiar ei de croife à do grandb dlfBctlKést p(9Ë^ Kfi^l^ paaies; a¥ec la éarfif é'Oirafr ëêtiim bbMi^Tlfië^ î! n'y a rien à cfaiflàlre. Mai» ce qni «M véritÉMemeati ihVpei^Mht kttfs d'un prantef v«i^ngey c^'eM, «t nom t« #^tsen# # d^> sein , de bien calculer son atterrage , afin de se trouver en temps opportun » y ouvert sud dii< eaflal , ok y peun celé, «le /tenir soigneusement compte du coitiHilt éti fMâattt ttffbff ffl routé. - i -

Voiei maiiAeMBl ^elUl» sent toa pré(lanlle*a à> prendre tmtt atterrtf airee ta «wtissbn de nfofd-esf .

Si Ton arrive du nord, il faut naviguer de façon àpeuvoir s* engager directement dans ie canel qm sépare l'fte Pemba du continent, ti , si des calmes surviennent , on n'a pliis

riea à isedouter des coamls^ qoipofteift direeiraBeiit le wivire Y«rs le port; tout au f>lÉ9 y ktMit-il une précaution extrême à prendre, celle de se tenir à peu près èiRt*taiiar Si, venant de tont antre côté,, on ne se trouve pas en position de sQivr« la voie indiquée, tt feut, du moins, Arirè en sorte d'atterrir^c tîi partie sud dé PemlMi, «fin de donner, sans perdre de temps y dam ie canal qui sépare cette fie de Zanzibar; car, si» à.rfitterffage,le vent toNrait, comme la première est un peu plus est que la seconde, il seratt è craindre,, vu la force dès courants, qu'on ne fCft dro^, dans le sud, avant d'avoir pu doubler l'extrémité nord <te Zanzibar. Vk^ courants, entre les mois de décembre et d'avril^ portent au sud-ouest et ont parfois une vitesse de SO à 50 mille» ( 1 }. Quand on a réussi à s'iengager dans le c^at précité, on doit passer à l'ouest de FUe Toumbat, qui e^ à la partie nord-ouest de la grande ile ; puis on range la côle de celle-ci, en ayant soin de ne pas s'en éloigner de plus de deux milles, pour éviter deux hauts fonds qui sont dans le sud 50^ ouest de la pointe Ousouduembi , l'un à cinq miHes, l'autre 4 huit de cette pointe. Le premier est à deux milles et un tiers» ie second à quatre milles etdemidu riv|ige(2). On

(1) Nous avons déjà dit que la mousison de sud-ouest est pins Torte que odie de uordrest, et ks eourants soot oatareUement en prop^tion de la. force de chMune d^ellfts. i^uti- n^ij).*

(2) Il en existe un troisième, marqué sur la carte d'Owen, i trois milles dans le sad de ce dernier; mais il est à cinq milles et demi du rivage. Si Ton en croit le docteur ftasdiemberger (*), le aavà» sur lequirt il se trouvait aurait touché deu^ fois, en se rendant de Tile Toumbat au mouillage de Zanzibar, sur des pâtés de coraux que n'indique pas, dit-il, le nouveau plan d'Owen. - v*'' <' !:,'=•■

(*) Voyez Narrative of a voyage rotatd tht worUduring the jfimart I83ft, I8S8, 1837; by

W. S. W. Kiucbemberger, M. D. Le navire de l'expédition était le Peacoci, de la marine américmiM

gagte en^Re^^slêcri!)*!^ pa^ l^tn^ (k^ 'd«t)i( liasses tlu

.> Lônqu'on HHerril ^éiliant ik inèisioni^ êé tidï^ë-yt ; '^ff arri?« i|é'ofi ti« ^i p!t en fJèsRiotf fle ^'étpi^èl'^ ^ns' le c«B«l e» 4oTïMttit'fft'pi6Hiler1ÉM "éé' Ts^xsûhwl^iMi éfors laisser pdfter, pôtff yi^W ranger le dHé%iid de itie j^tf à rtlot Chenn^y jH partit* dtJtiqtf^ on itravofetii, en dehdr» de tons l6s bancs, jos^è ce <}n*on puisse donner dans la passe entre Baooï et Cbangon.^^^î? «'^*** >a«i vnmkfe nbwn i-

:. *' il noQS reste à dire comnient on s'éloigne du port pour prendre la mèr. mm^^fi^

Dans le fort de ta mi^béébn de 8nd-<ynes¥, ^ flAW% Tàinïaoût , on sott génënileinent par le nord du eamil : à tonte antre époque de Tannée , on le fait par le isnd , sans difficulté, ménie pendent lés autres mois de la mousson d^ sudouest , en profitant dés brises de terre et du mouvétnent favorable delà marée. Si l'on doit se diriger vers'un point situé au sud dé Zanribar, H est d'antant pins avautageui de sortir par le sud du canal qUe le choix de fa voie opî>ésée obligerait, la mousson de sud-ouest régnant, è passer sôbs le vent de Pemba : il faudrait, en effet, pouf là doubler au vent, un concours de circonstances qui permit de le faire à ta bordée, et il se présente rarement; d'autre part, le cotfrant |)ortant avec violence au dedans des îles, il serait impossible de gagner dans l'est en louvoyant. Or, en sortant àif canal par l'ertrémité nord de Pemba, on ée trouve sous-venté d'Une quarantaine de lieues, qu'on ne regagne ensuite qu'avec beaucoup de temps et de peine. Revenons au mouillage principal.-- — \r^ '■--■* '- .---M.-.- -,!rn.:.. . -r .. , . -

C'est ordinairement devant la partie de la ville comprise

entre U pointo Cluipgaiij et le i^ift 4tt SMit«i^H)n ie|te l'ancre : les petits navires à deux encablures de terre« par ^^u iQ mèi^G^ ^^ 4§^^ imwiM I ^1 gia0d4 IMvims, ^ OA ^çu^tD^ du çiYHgf « p^r lOiW i9|D^«((« L«i teMie

fo^cQ 4e ^ ln^i^ ; J«i #pal io^^ir^QiM (p'^ f fonc^ndii, c'es^gn^f #ps Im jr#nds ^en^ dii 9»>4 > tiui «9i»IBept parfois §u fléc^pM''^ ^jaiiM^^ le 4éi»an}0?iiWiit i9fi9m%U ville est rendu difficile par la mer qui dé((ifli| à to pliige. Duns ces circons^cfis, ^ p^t ^ler 4é^t^er ip siHl^e lu poiite Changany. ^ ., -^,.0.

jL^ pp^iteiii^nl^ 4ç IR^r^ 0P4 li^^ «insi q^il suit »ur la r«dç. I>'»pr^ te wH«»e Oww»» I» »W «tiarne d«i ^»74 ; l'étabUsa^ei^ du port e^ 4 libres 4^^ minute^ Au mouillage et (to 1^ passer ^ui y conduisit , le fkfl pwli^ seM la di^^iox» di^ cel^Tà, ei^re te nord ^ l'oit ; |e ju#9fit eaUçte3U<l6U'PUfi8tv f V 1- !î *f :

(lu ))âtUQÇAt:tr(»ive, daus ce;ttf^ relâche» des rifralchissements eu al)Qo4ance e^ à 1>4S prix, Comme. les tseuls puits de la YÀlle qui fournissent de Te^u PQt«>kte sqo( fort loin di} rivage, il vaut mieu^ Aller qo prendre ^Vaiguade de M'toni, où elle est fi^se^ l>oqxie et se fait (rès-çomiQQdéiBfpnl, ce qui compense, \>m 6 perte du te^p^^ emfij^^ poi^ 1'^)%^^ ^ retour de l'erolmTcatioii.

L'île a 16Q,Û00 l^ecMires environ de superficie ; sa surface est. ondulée par des colline^ di^ peu d'élév^ioA et trèsrapproch^es les ûne$> des autres i qui fUteigaent teur plus grande hauteur vers le cepire du pays^ {llles laissent entre elles, dans certains endroits, de petites vallées étroites, quii4(^uefoi5 assey profondes, où viennent s' amaa^ les eaux

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