‹ Documents sur l'histoire, la géographie et le commerce de l'Afrique Orientale [microform]Chapitre 42 sur 101 · WA · texte numérisé non relu

WA

plus OU molosd'altoiidtfieeâela ricf#|i^ep^ailiyiâ^^^i»e cents totiQjesut^ quf^jasqn'i préat^p^^rêi^^e^e

d'Arabie, et qn^i^foes jdm de m^^^

Mokba et Djed^. Let witrét oi^|e|8 toat ^oi^c

tance : le j^it bétail v expédié mtoat peur tes port» d« la

côte sud d'Arabie es DdO^re de qninse m^le l<|»t1*^|Q»i»

muit^ au prit diRM» deinl^fi|ii^ ; les quelques ÉKMfe^ux jd'aQ^re ^Is, du sedte de tsès^Kpoe qualîMl «1^ i^'p^dQ^nlel.etil p^ânon sptô^ f «^^i^ ^^4<es échàiiges o^rés entre les^^ports des Itoitetfrtiae et ceux de !a côte siid d*Ârab|| et de la iii# K«^e le ibot

presque eiitiôrefneilaa moyen d*' une vingtiune de biteÉix

appartenant à quelqi»! négociantsiKMinHl. Les plus (oÛb de ces bateaux, jaugaïnt de quarante àci^uaote tonneaux» feraient, d'après ce qu'on n^ dit, répAis comuii^ 9uTt f ntre les dirers ports : Aloula, deux; Dje{Edî3>flf ^ueUrsa, un; M'raïah, un; Beodeur-Khour, un; B(iidèiRr*Bâad,^Q ; Bendeur-Gacem, uiî^ Bendeur'Zyada, quatrei^uDe Vingtaine d'autres bateaux plus petits et idoq poêlés sont employés,

sur la côte, à Itpèche du requin Êé^M^Mâà, qm pe féit

au tramai] on au harpoîl et à l'hameçon. Le poissiRi pris est déposé chaque jour à la plage ; on lui enlève, la têto^ les

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nageoir&s et la quuue, et pour les reqùiia J'aileron. Le corps est ensuite ouvert dans toute sa Ibugueur, vidéçHavé ; puis on fait dans les chairs trois incisions profondéipi}Q^n remplit de sel ; pendant le jour, on le laisse ainsi au grand air et à l'ombre; le soir, on en ra^^roche les deux moitiés et on le met à couvert. L'exposition du jour se renouvelle deux ou trois fois, en ayant soin d'ajouter du §é à mesère

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qu'ii est absorbé par les ehmrs. On porte, après cela, le poisson a» bateau^ oà H peul rester, san» inconfénient» lo laps de lenps nécessaire ponr compiéter le chargenont. Alors le tout est de «o«Téau mis à terre à séeber ao soleil. Ce poison se fend eo lots de vingt pièces , atxqiiela on donne le nom de Mxiu^^a , et qui se payent à la e6te soumal de cinq à huit piastres, selon la grosseur du poisson; mais il vattt le éouble on le triple à Mascate et suivies eôtes de l'Inde. On en eipédie au$st quelqae peu à Zaii^bar c;t autres points du Souahb^. Certaines parties du requin, les nageoires {ée%o^ singulier; deguiif pluriel), les ailerom {lourli)y\a queue {debo), sont conserrées à part et vendues de deux à deux piastres et demie la kourdja ; on les exporte dans riÉdé pour la Chine.

Des troupes de marsouins {kobero) et quelques baleines [nebeurij se montrent fréquemment aux environs des cdtes; mais ni les indigènes ni les Arabes ne s'occupent de les pôchGr. ■• ':■'> '■* "■-*■ •■ .'■ -■' '-'■■' •♦■•^(•'

Aux art^les-déjà mentionnés, comme introduits par les banians et'les hbeunouds, il faut ajouter des cuirs tannes de MassOuah et quelques verroteries envoyées d'Europe par l'Egypte aux ports de la mer Houge, où les prennent des bateaux soumal ; plus une «ssez forte quantité de mil jet qui vient, pour la plus grande partie, du Souahbel et des Bénadirs, sur des bateaux arabes, soit directement, soit en passant par M'Kellé ou Chehheur. Les bateaux medjeurtine vont aussi parfois en charger dans ces derniers ports. »,

J'ai déjà eu occasion de nommer les poids en usage dans le pays; en voici ia graduation relative : l'unité est le relol représenté par le poids de seize piastres autri-

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— wo — chiennes a l'efligie de Marie-Thérèse, pesant, en moyenne,» quatre cent qiiarante-deox grammes. Mai» il arrive que; suÎYant des conventions passées entre certains marehands et plus spécialemmit par les banians, le ^ids du retol est porté à celui^de dix-huit piastres. Vingt retols font one fra- £«/a; quinze firazela, un 6aAar. nm i»# .V'ùrimd î^^-mM>À

La seule monnaie ayant cours dans le pays est cette même piastre autrichienne. Les [nèces à Teffigie de Marie- Thérèse sont préférées à toutes Les autres, et encore les indigènes ne les reçoivent-ils. que difficilement qnand elles sont trouées , ce qui arrive parfois. Sur les points où se trouvent des commerçants arabes, la piastre espagnole a également cours pour les transactions opérées avec eux. Quant à l'argent français, il est si inconnu aux indigènes, que des pièces de cinq francs donnée par nous en cadeau, à Hhafoun, furent acceptées avec une sorte de répugnance, et comme si c'eût été de la fausse monnaie. ^ ^^' i-»-

Une grande partie des détails qui précèdent sur les moeurs et coutumes des Medjeurtine et les productions de leurs pays s'appliquent aux autres populations de la famille de Daroud, telles que les Ouarsangaéli, les Loulbahanté et les Ougadine. Au reste, les particularités concernant chacune d'elles et le pays qu'elles occupent seront décrites au chapitre suivant. Je termine celui-ci et Uexposé des détails relatifs au pays des Medjeurtine par quelques mots sur Hhafoun et sur nos opérations pendant le séjour du Ducomiic en cette baie*'' --^ ■'■'' ■'>'- >'■ ^""'^ "■■■'' '^' ^' ^'

Au point de vue commercial, la presqu'île et la baie de Hhafoun sont actuellement sans intérêt, et je ne les crois pas susceptibles d'en acquérir dans l'avenir. La baie de Hha-

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foan étant le seul point delà eâte comprise entre Ooarcheick et Gotrdafiii où les beteaax paissent stationner, on serait conduit à penser qne les popalations somnal da nord y apporteraient leurs produits, si la demande en était faite; mais, outre que ces produits trou?ent, depuis longtemps, un écoulement facile par les ports de la côte situés en regard d'Aden, il paraît que la communication entre les divers points de l'intérieur et la presqu'île est rendue longue et pénible par la nature du. terrain aux abords de l'isthme. Une succession de plateaux rocailleux plus ou moins élevés la sépare, en effet, des parties les plus peuplées et les plus productives du pays. Cet isolement de Hhafoun explique comment le passage annuel de cinquante ou soixante bateaux arabes qui relâchent à cette baie n'y a encore déterminé aucun mouvement d'échange notable. Il n'est donc pas à présumer que des opérations tentées, en cet endroit, par des trafiquants européens changeraient les voies par lesquelles s'est effectué, jusqu'à présent, le commerce du pays des Soumal du nord avec l'extérieur.

Comme dernière observation sur Hhafoun, je crois devoir signaler une erreur qui s'est répandue, quant à la situation politique de cette localité : en indiquant, ainsi qu'on l'a fait, le cap Guardafoi pour limite septentrionale des possessions africaines du sultan de Mascate, on conqurend dans celles-ci tout le littoral du pays soumal, et particulièrement le point dont il s'agit ; or rien , que je sache , ue motive une telle délimitation. Les relations des sultans mec^eurtine avec les sultans d'Om^ datent d'une ^oque assez éloignée; elles existaient déjà au temps du sultan Mahmoud, grand-père du souverain actuel, et ftn'ent la consé-

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^ttcaee naturelle de ki fréqueQlatloiiijes^rfti sonnai par les Acaiief ; toitioiirs trèsTamkfiles d; très^îieiivefiUflDteB de part et d'avtre, eiles n'eo re^rent pasmoînt dégagera de teote snjélion paiitiqae. » y , iUîwoiq u. h iu a;': fiiocfqs v

Un indiviéa qui avait assise à la lecture d'une ]e(t*% écrite par le solian des Medjeurtine au sultan Saïd m't af> fîmé qsTeUe portait pour soscription : An seigneur Saïd, tandis qtieiè signedeia dépendapee eût été, Il le reinarquaJl lui-même : À notre seignear ou à-nolfé sieur;> î ^^ iu

En ce<]ui coaceme plus spécialement EUiafonn, «• trouve naeotioiiDé dans la relation du voyage de Sait un fait qui ne laisse aucun doiAe sur l'indépendance 4e eette localité : « L'iman de Mascate, « dit Sait, » enfoya, il y a qudque « tempsi^des présents considérables à cette tribu «tlui de^ « manda la permi^siofi d'^élever lin pettt fort ^r le promon- « toire d'Orfiai (que les naturels nomment Hfaaioun), mais a cette d^nende fut prudenimeut rejetée, et les présents « furant renvoyés par ua memiM-ede la Iriibu (1). » <

Depuis 1809, époque a laquelle Sait etaculait son voyage, la srtuatioe palitif «e de ce pays n'« pas cbaagé.

J'ai consulté, i cet é^ard, {^usieurs Àrattes , sujets de $aïd, et entre autres ie eiieikh :de iSoûr (côte d'Oméo), que j'*î reacontiié à HhafouD, allant i Zanzibar rendre bomaaage à seasouveraio. Tous, sans exception, cooaidéMieut le sttltao des Meâjeurtine cenme «étant ooaiplétfinieBt «iidépeadant; or, d leur maître avait eu ûes pnéteotictts fondées à une suzeraineté quelcoaq^ue sur le ipays, M n'auraient pas manqué 'de s'en VHiter. HliaCoufl est idone eo 4e-

(1) Voyage en Àbyssinie , par Hcury Sait, traduction française, toroe-i*', pâffe 120, .

ho» «ie r«uitorUié ^ Saïd» de droit ainsi qu'elle l'est de fait, VII ({u'i^n'y « sarât presqa'!l« mcuo fiUage que les canons du prince arabe puissent atteindre. La population ffiedfeuftiite est «ombreuse et jalouse 4e son indépeodaice; de ^us» la solidarité d'iot^èts qui existe entre les tribus de l'intérieur et celles de la c6te les réuairait , «u besoin , pour la défense du littoral. Les teoiatifes de Saîd pour s'y établir de vire force auraieot ici, oa le comprend , beaucoup noiiis de succès i]iie chez les populations du Souahhel, dont les rivalités lui ont, plus encore que ses armes, £ait obtenir la soumission. i s vuna / h , .;• ;

Pendant notre relàcbe à Hbafoun, les plans de la presqu'île et lie la baie du sud ont été levés eo détail. Pouf explorer celle du Bord, on y traDst)orta, a bras, une de nos embarcations à travers l'isthme, et, pour sonder ses passes, on loua un bateau de pèche qui s'y trouvait. Ces plans ont été puidiés par le dépôt des cartes de la mariiM (1). D'après nos obserratiens, la pointe sud^est, que les inAgènes «oibment Oodgouialéh , serait par 10* ^ de iatitnde nord et par 49" (^'55" de longitude est, et ilas-fihafoon on Meoddouddou, le p<»nt le plus est de la presqu'île et de toute l'Afrique, par 49* 6' 55" est. La déclinaison de l'aigttUle, observée à twre, a é*é trouvée de 3" 43' nord-ouest.

Nous avons pu nous procurer au vèllage, à des prix trèsmodérés, la viande nécessaire à l'équipage, en bœufs, montons et cabris : il fallait seulement demander les bœufs d'avance, parce qu'ils étaient amenés de la grande terre. La baie est, en outre, très^oissonneuse , et, si ellefieBiaB-

(1) Votre rAibHm,pliocbe 17.

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quah pas de bonne ^u, eHe offrirait, sous lotis tes Mpporfs, une relâche favorable aui naVires qni ont beBoiiyde vivres frais. -'i^îÀ-^H- ■':h. ji*»?r;»iNf. ')M;i*^>tî ;:>-,Huif|ji?if ;#«#»*» .

Les travaux terminés, nous fîmes nos préparatife de départ ; je pris à bord d'on des bateaux qal étaient au mouillage un pilote que je (lésirai's avoir,. au moins pour me Viommer les principaux points de la côte. Le vieux Salem s'était jugé impropre è cet office, eu égard, disait-il, à l'affaiblissement de sa vue, et à ce que, n'ayant précédemment parcouru la côte qu'à bord de petits bateaux, il ne se croyait pas capable d'y conduire un navire. Je regrettai Tivement dans la suite que sa modestie' l'eût porté à refuser mes offres, car son remplaçant n'était pilote que de nom^ ce dont je ne tardai pas à me convaincre en le voyant à

l'œuvre. ' < ■• ^' • ■'' ■•:■ .--^■i'? ■ »":^^~-; ' ■:■ »>^rfîVïn'i' ■

Si Salem m'avait donné des preuves de bonne foi et de désintéressement , il n'en fut pas de même de Djionled , le prétendu chef du village de Hhafoun. Le drôle ne mit aucune réserve à réclamer le prix des services qu'il disait nous avoir rendus ; jusqu'au dernier jour il nous fatigua du récit pompeux de ce qu'il avait fait pour nous et de ses doléances. Tout cela ne me parvenait, il est vrai , que par ricochet; mais M. Vignard avait, en sa qualité d'interprète, le privilège de recevoir les bordées directement et en plein bois. Le plus fastidieux bourdonnement de celte nwiiche du coche, qui s'acharnait après nous, consistait dans l'énumération quotidienne et interminable des cadeaux qu'il avait reçus soit des sujets du sultan Saïd, soit dès capitaines des navires anglais qui s'étaient arrêtés dans la baie, énumération invariablement terminée par ces mots : « Ou est donc

le vôtre? Quel sera le vôtre?.^... » Je le laissai enfin satisfait. ^ '

Si nous étions restés deux jours de plus, j'aurais été, sans doute, coodamoé à bien d'autres largesses ; en effet, soit que, libre des embarras qui le retenaient dans l'intérieur, Nourben-Osman cédât à l'expression de mon désir en se transportant à Hbafoun, soit qu'on lui eût inspiré des craintes au sujet de notre séjour prolongé dans la baie, et des traranx que nous y faisions, toujours est-il qu'il arriva le surlendemain de notre départ. Ce contre-temps dut le désappointer beaucoup > car sa venue n'était certes pas provoquée seulement par la curiosité. En apprenant, plus tard, la démarche du régent des Medjeurtine, je fus très-contrarié de n'avoir pu en^ profiter; j'aurais volontiers , au prix de quelques cadeaux, payé une telle rencontre, qui m'eût probablement fourni ample matière à d'intéressantes observations.

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