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Aerltare.
Les caractères arabes adoptés par les Souahhéli sont trèsmal appropriés à leur idiome et en rendent rorthogr^)he indécise et défectueuse. On sait que l'alphabet arabe n'a que des consonnes; des points placés au-dessus ou au-dessous de celles-ci suppléent aux voyelW; et, comme la langue des Souahhéli renferme beaucoup plus que celle des Arabes de sons à exprimer par ces signes, il en résulte que les édits des premiers en sont surchargés, ce qui les feit distinguer tout d'abord de ceux des seconds.
CrsmHUiire.
Les Souahhéli reconnaissent, comme les Arabes, trois parties du discours : le nom, comprenant les substantifs et les adjectifs; le ttrbt; la j7arftcu/e, qui comprend l'article, la préposition, l'adverbe, la conjonction et le pronom.
Du nwn.
Les nom* (substantifs et adjectifs) ont les deux nombres; les substantif seuls ont les deux genres.
Le pluriel se forme généralement par une modification de la première syllabe du singulier, ou l'addition d'une syllabe nouvelle au commencement du mot.
Pour les mots très-nombreux qui commencent par m' ou mouy le pluriel s'obtient en changeant m' ou mou en oua. Exemples :
If'tott, un homme; Monggana, an homme libre ; MouonggOf im menteur;
OiiatoM, des hommes.
Ouaonggana , des hommes libres.
Ouaonggo^ des inentears.
Il y a des exceptions. Ainsi l'on dit :
if'lo, une ririère; Mouaka, une année ;
Mtfo, des riyières.
MUika , des années.
Le pluriel se forme aussi fréquemment en ajoutant la syllabe ma au commencement du mot. Exemples :
Zioua, on lac; NénOf une parole;
MaxiouOt des lacs.
Jfondio, dca parolaa.
:a -a >. •;„';ji^i:»naaife'-gr..
^T^^^J^^j'TP'^^'^Jf^^^f^i
11 y a des pluriels d'une grande irrégularité, teb que
Djiàvé^ une pierre; Kilou^ aoe chose;
Maoui, despiwres.
yHoUy des cboses.
Certains noms sont invariables : les uns viennent d'une langue étrangère, particulièrement de Tarabe; d'autfes ne peuvent pas prendre une des formes usitées du pluriel sans qu'il en résulte ambiguïté avec quelque autre mot de la langue. Ainsi f on dit : i
Makasi, une cm des chambres da rez-de-chaussée. iVajtt, ODOtt des cocos. ^Hols arabes.) <• J^arj. une ou des chambres du 1" étage. Dar\^t ou des maisons.
Les adjectifi forment leur pluriel comme les substanti& ; mais ils sont invariables quant au genre.
Jf'iou tCguéma , un homme bon ; Oimtou ott^a, des hommes bons.
Enfin une règle euphonique très-générale dans la langue souahhéli fait modifier leur première syllabe de façon qu'ils aient la même forme initiale que le substantif auquel ils se rapportent. Ainsi l'on dit :
' Ouatùu ouhinggui, des honunes nombreux;
L'adjectif fiom&retiâ; est nihingguif qui change sa première syllabe ni en ou pour avoir la même forme initiale que le substantif ouatou, auquel il se rapporte.
Les adjectifs démonstratifs ce, cette, ces se rendent par ki ou par hi At, et surtout, à ce qu'il paraît, par ce dernier mot quand ils se rapportent à un substantif désignant un objet inanimé. î
Les adjectifs possessifs sont :
langgo, mon, ma, mes; lako, ton, ta, tes ; Iaké, son, sa, ses ;
létou, notre, nos ; léno, votre, tos; Ido, leur, leurs ;
Ils se placent après le nom de la chose possédée. Exemple :
^n'doMaoN ian^ffo, mon frère ;
^'- ■" f^pç^^ - .- " <;"5^^^^!
hm dttix aijaét^ mkê et itéé» toïOimcMtd, •oftYtnt en yo et yi. Ainsi :
frère; ,
OnUtouloyé, sa petite sœur.
I) exitte wie aulre feme p«ur
-fendre
Sv j non.
OU, iGù.
À, kàû.
Dans ce cas, l'adjectif possessif se place ay^t ifMp a^ stantif :
Si djambo, ma santé.
À 4/aiii69«M8aflté.
Du «erde.
Les verbes ont deux formes, l'une active et l'au^é passive. Nous les croyons aussi susceptibles de prendre des formes dérivées de leur radical, Ikitisi ^Hie danë HiS fe^feél arabes ; mais nous n'avons pu ré&dëlHit' â Cet é^ard <S((ih ^é ^^enseignements trèt-ÎBCOinpIetB. -^ Voici quelques conjugaisons telles ifft'fiUes réralteal des aotes de M. Vi^nard :
Nap€n'day yaintt ; 0«i|Mii'4a, tu aimes; Aptn'dQf il aimei^