IMPORTATION
besoins, les goûts, les fantaisies des différentes lent la population de Madagascar.
236 rasTRUCTioNs pour les agents gomnergiaux
Se rendre un compte exact de tous les objets, sans exception, qui donnent lieu il un trafic quelconque ou à des échanges en nature, soit avec les Anglais et surtout les Américains, soit avec la France et les colonies de la Réunion et de Maurice, soit enfin avec les comptoirs de la côte centrale d'Afrique.
. Se renseigner sur l'importance du commerce d'importation de chaque nation, se rendre compte des causes qui Tout fait décroître ou prospérer. Apprécier le degré de confiance qu'inspirent aux indigènes les rapports commerciaux avec chaque nation.
Connaître la qualité, le prix de chaque article à importer, Tusage auquel les Malgaches l'emploient : ainsi, par exemple, certaines cotonnades américaines sont défilées par les Malgaches, qui refusent opiniâtrement d'employer de la même manière aucune cotonnade de France ou d'Angleterre* Il faudra se rendre compte de la nature de ceU^e étoffe et de la raison qui justifie la préférence que lui accordent les indigènes. Les prix des objets à importer varient selon la fréquence des relations entre les habitants des côtes et les importateurs étrangers. Il faut donc étudier ces prix dans chaque localité; constater l'importance des diverses peuplades,.leurs dispositions à l'égard des Européens, leur goût ou leur éloignement pour le commerce et pour rintroduction des produits étrangers et des habitudes de TËurope, et qsxAk monnaie ils préfèrent.
L'entraînement pour le plaisir et la paresse sont-ils plu&puissafris chez eux que la cupidité ?
Quelle loyauté apportent-41s dans les marchés ?
Quelles précautions faut- il prendre avec eux?
QueHe sorte de tromperie exercent-ils t
Dans quelle hmite peut-on s'en rapporter à la bonne foi des chef^ et des amples indigènes ?
Les relations commerciales sont,dit-on, plus sûres avec les femmes^ qu'avec les hommes.
' Ne pas se faire une idée générale d'après des caâ isolés; et sur- Umi m pas juger la population des parties de llle les moins en rapport avec les étrangers, d'après les mœurs, les goûts, les habitudesdes indigènes de Tamatave et de Sainte-Marie qui, depuis longtemps,, sont en contact avec une population blanche profondément démoralisée, qui a dû exercer une funeste influence sur les mœurs des ha-
INSTRUCTIONS POUR LES AGENTS GOMtMSaQiAlK. 23?
bitants du pays, et leur ôter toute confiante dans les étrangers.