‹ Documents sur la Compagnie de Madagascar, précédés d'une notice historiqueChapitre 36 sur 96 · QUESTION DES CONCESSIONS · texte numérisé non relu

QUESTION DES CONCESSIONS

Une des questions les plus délicates est incontest;iblement celle des concessions de terrains.

Plusieurs demandes ont été adressées à cet égard à la Compagnie. Comment pourrait-elle y répondre? Elle n'a fait encore aucun usage des droits qiû lui ont été accordés par le roi; elle ne possède rien à Madagascar, du moins d'une manière authentique; elle est dans rignorance absolue de la situation et de la valeur des terres qu'elle pourra concéder.

Un des premiers actes de la mission sera de procéder aux prises de possession des terres inoccupées. — Des instructions spéciales seront données à cet égard par le gouverneur.

Pendant la période d'exploitation, il serait donc bien difficile d'accorder des concessions de terrains, mais il n'en est pas moins indispensable que les agents commerciaux étudient cette question.

La compagnie entend procéder en raison du principe de la liberté absolue pour les personnes auxquelles elle fera des concessions : l'expérience de TAlgérie lui a suffisamment démontré les graves inconvénients de la restriction. Mais sur quelles bases procédera-t-on à l'appréciation de la valeur des concessions? Doit-on les vendre moyennant un prix payable comptant ou payable à des termes rapprochés ?

Faut- il, au contraire, ne rien demander aux concessionnaires pour ne pas diminuer les ressources dont ils disposent, et se contenter d'effectuer un prélèvement annuel sur les revenus?

Dans la colonie française de Nôssibé, le prix fixé par le gouvernement est de 5 francs par hectare jusqu'à 100 hectares, de

Page 1