‹ Documents sur la Compagnie de Madagascar, précédés d'une notice historiqueChapitre 37 sur 96 · QUESTION DES CONCESSIONS · texte numérisé non relu

QUESTION DES CONCESSIONS

10 francs jusqu'à 200, de d5 francs jusqu'à 300, de 20 francs jusqu'à 400, et de 25 francs jusqu'à 500 hectares.

A Madagascar, au contraire, la terre qui est toujours supposée appartenir au roi ne s'aliène pas; le gouvernement fait la concession de jouissances illimitées moyennant une redevance annuelle, équivalente au dixième du revenu brut, payable en nature et perçue par des chefs qui n'en rendent jamais compte au roi. Cette redevance du dixième brut est tellement entrée dans les habitudes du pays, qu'il y a tout lieu de crpire qu'on ne s'en départira jamais. La situation de la Compagnie est toute différente. Si elle posait le principe des redevances annuelles, elle serait parfaitement libre d'en fixer la quotité à un taux inférieur au dixième, qui offrirait ainsi aux concessionnaires des avantages qu'ils ne trouveraient pas en traitant directement avec le gouvernement. En agissant de la sorte, la Compagnie seconderait les intentions du roi qui désire hâter la mise en culture des terres de Madagascar; elle attirerait les étrangers et par le développement qu'elle donnerait à l'exploitation des produits du sol et des industries qui pourraient s'y implanter, elle accomplirait la mission pour laquelle elle a été créée.

Mais de combien de difficultés la perception de redevances en nature ne serait- elle pas entourée!

L'attention des agents commerciaux devra se porter tout particulièrement sur l'étude des questions que nous venons d'indiquer.

Quel que soit le système auquel on s'arrêtera, que l'on vende moyennant un prix ferme ou moyennant des redevances dont la durée serait déterminée, il parait impossible à la Compagnie de prendre aucun parti avant d'avoir établi une espèce de cadastre des propriétés dont elle pourra disposer.

L'étude des questions confiées à Tintelligence et au dévouement des agents commerciaux est tout à la fois complexe et délicate; ils sont appelés à résoudre les problèmes les plus difficiles et les plus importants pour l'avenir de la Compagnie ; ils comprendront Timportance de leur rôle et le gouverneur ne doute pas des efforts qu'ils feront pour répondre à la confiance qu'il leur a témoignée en les proposant au choix du conseil d'administration.

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