CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LE SUD DE VOHÉMAR
1® La grande difficulté pour l'établissement d'un port sérieux, à Vohémar proprement dit, est le manque d'eau potable ; je l'ai dit, du village il faut de trois à quatre heures à un homme pour aller chercher et revenir avec une charge (f eau.
Avec des embarcations, le tracas n'est pas beaucoup moindre ; car, pour avoir de bonne eau, il faut la prendre assez haut. On peut arriver à la mer en roulant les barriques ; il faut traverser, surtout a marée basse, un assez grand espace de marais où le passage est difficile ;
^ Le manque de bois de construction.
Les indigènes n'ayant que de mauvaises cases à établir, souffrent peu de ces difficultés, car les alentours de la baie sont garnis de palétuviers, oii ils puisent sans appauvrir la bordure ; mais lorsqu'il s*agit de se procurer des bois propres à faire des planches, la chose devient plus difficile. On en trouvera bien quelque peu dans la partie boisée qui se trouve au nord de Mantialaka, mais ce sera vite épuisé; alors on n'en pourra plus avoir, à moins de le tirer de la forêt de copaliers ou d'une autre qui est à côté, c'est-à-dire au sud du fort hova,
La bordure de palétuviers peut être d'une grande ressource pour la fabrication du charbon de bois, dans le cas où on élèverait : une
fonderie de fer près de Vohérnar ; toutes les eniboucliures de ruisseaux en sont garnies sur une grande épaisseur.
Il n'existe que des sentiers ; mais les terrains généralement plats ne présentent pas de véritables difficultés, et les routes doivent être faciles à exécuter. Il faut en excepter toutefois le passage des rivières, qui sont la plupart assez larges, surtout là oii les gués sont établis; il faudrait donc tout d'abord avisera faciliter les communications et les relations par (des moyens peu dispendieux, bacs ou pirogues.