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C0NCLUSI0T4 SUR LES CHEMINS

Du mois de juin au mois de décembre, les routes sont praticables ; pendant tout ce temps les herbes sont ou détruites par le feu ou très-courtes , les sentiers sont bien apparents, et les pieds ne sont pas embarrassés par ces longues traînasses qui occasionnent une si longue opposition à la marche. Les rivières sont toutes guéables et, en ayant le soin de tirer quelques coups de fusil pour effrayer les crocodiles, on les traverse, pour ainsi dire, sans danger. Enfin, les plaines étant complètement unies, on est débarrassé de ces myriades de moustiques et de maringoins qui, pour moi, sont le [dus grand fléau de ces contrées.

Je n'oserais certes pas assurer au voyageur des nuits tranquilles; mais, eu ayant le soin d'aUumer de grands feux, on peut obtenir un repos assez satisfaisant.

ROUTES DE l'intérieur.

Voyant que la traversée de nie était impossible pour le moment, j'ai pris près des Sakalaves Antankares de Nossi-Mitsiou, les renseignements que voici au sujet des routes qu'ils suivent pour «e rendre sur la c6te est en traversant File à la hauteur de la baie d'Andravé.

Il n'y a point de routes tracées et fréquentées régulièrement pour se rendre de la cAte est à la cAte ouest entre Manambatou et Andravé. Liés seuls sentiers qu'on remarque sont ceux que suivent les bœufs sauvages dans leurs parcours de l'intérieur ; les Antankares sont à peu près aujourd'hui les seuls qui font ce trajet ; ils s'orientent en

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quittant leur île sur l'est, et ont pour repèrea soit des sommets de montagnes, soit des arbres dans ia plaine.

Ils m'ont assuré qu'il n'y avait aucune ligne directe de tracée ; ils passent au travers des plaines et des vallées qui existent dans rintérieur du pays, arrivent par une pente douce à la ligne de partage des eaux et, de là, redescendent de même sur le versant opposé.

Lorsque les herbes sont brûlées, ils se dirigent directement sur leurs points de repère ; dans le cas contraire, ils choisissent de préférence les parties élevées, parce que l'herbe y est moins touffue et bien moins haute que dans les vallées ; ils assurent qu'il n'y a aucune difficulté de passage, sauf dans la saison des pluies, oii les plus petits cours d'eau, se changeant en torrents, contraignent le voyageur à de longs détours pour les éviter.

Par le beau temps, c'est-à-dire de mai à décembre, un homme né met pas plus de trois jours et demi à quatre jours pour se rendre de Mahavesé à Vohémar, et n'a dans tout son parcours que des ruisseaux insignifiants â traverser.

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