‹ Documents sur la Compagnie de Madagascar, précédés d'une notice historiqueChapitre 70 sur 96 · PAR M. CACHIN · texte numérisé non relu

PAR M. CACHIN

(Du 7 novembre 1862.) ILOT DE MARANTSÉTRA.

Cet îlot situé entre 15*^ et 16*^ de latitude sud, entièremejit formé de sables d'aliuvions, n'offre d'importance que comme lieu d'entrepôt et de débarquement ; car c'est à l'abri de sa pointe sud-ouest que se trouve le seul mouillage un peu sûr pour les navires de toute la baie d'Antongil; l'entrée du port est très-facile, et les navires peuvent, près de la pointe, venir mouiller à une encablure de terre.

Les vents généraux à Marantsétra sont de 10 heures du matin à

7 ou 8 heures du soir ; la brise du large, soit du sud-ouest, est de

8 heures du soir à 10 heures du matin, la brise de terre, soit de nord-nord-ouest, à la chute du jour. Pendant tout mon séjour en cet endroit, je n'ai presque pas remarqué de variations dans ces directions générales.

J*ai> ainsi que l'indique mon procès- verbal^ pris possession de toute la partie sud de Tilot, borné à Test par une embouchure du Tinguebale, au sud et à l'ouest par la mer» et au nord par deu^ arbres marqués de l'initiale L. J'ai dû substituer ces deux arbres aux bornes en bois placées primitivement^ et qui peuvent trop facilement disparaître.

La superficie approximative de la partie dont j'ai pris possession est de plusieurs milliers d'hectares<

Sur cette partie se trouvent une vingtaine de petites cases que l'on pourra acquérir àtrès*bpj9 co^ipte; si on le juge nécessaire^ mais je ne pense pas que jamais Ton ait besoin de l'emplacement qu'elles occupent.

(Da 9 novembre lâ62.) ViUÉE DE MALIVO.

Cette vallée est située à Test de Marantsétra, dont elle est éloignée d'environ 18 kilomètres. Sa superficie approximative, ycom-

d7:2 JOURNAL d'explokation

pris les versants des montagnes qui Tenvironuent, est d'environ 11,700 hectares.

Les communications entre cette vallée et Marantsétra ne sont bonnes pour toutes les marchandises et produits que par mer; car, par terre, il n'existe qu'un mauvais sentier qu il serait assez difficile d'améliorer, surtout dans la traversée des montagnes qui séparent les deux bassins, lesquelles viennent se terminer à pic à la mer. .

La partie de cette vallée qui avoisine la mer sur une largeur d'environ 1 kilomètre, est entièrement formée de sable, mêlé à une faible partie de détritus et d'argile ; cette zone est en grande partie recouverte de copaliers, mais nulle part je n'ai trouvé de gomme.

Au fur el à mesure que l'on remonte la vallée, la qualité du terrain s'améliore, les longosas recouvrent toutes les parties qui ne sont pas cultivées; çà et là on rencontre quelques touffes de fataque.

Les cannes croissent admirablement; j'en ai mesuré près du village de Maroumandié, qui avaient 4 mètres de longueur sur 6 centimètres de diamètre. Les plantations de riz sont assez considérables, relativement à la superficie du terrain ; elles en occupent à peu près le quart. Quant aux versants des montagnes, ils sont généralement bien boisés. Le sol est formé d'une argile rougeâtre qui me parait assez fertile ; le vahé abonde partout dans les forêts. La vallée est arrosée par deux petites rivières dont Tune est navigable pour des pirogues jusqu'aux deux tiers de sa hauteur, ou plutôt jusqu'au village de Maroumandié.

J'ai pris possession de tout le bassin en le limitant h l'est, au nord et à l'ouest par le sommet du premier plan des montagnes qui l'environnent, et au sud par la mer; sept villages un peu importants se trouvent enclavés dans cette concession, qui est assez vaste pour établir deux propriétés sucrières.

(Du 13 novembre 1862.) VALLÉE DE RAISOFOTSV.

Située au nord-est de Marantsétra, cette vallée, qui est divisée en deux parties par la petite montagne d'Amboutavatou (tombeau du baron), est bornée comme suit pour la partie nord : à l'est, au nord et à l'ouest par la crêet de smontagnes qui l'environnent, et au sud

Page 1