DU DISTRICT DE MARANTSÉTRA
de mamelons et de petites vallées, h qualité du terrain varie pour ainsi dire dans chaque monticule ; mais, généralement, l'argile rougeâtre forme la base de cette formation.
Trois petits villages seulement se trouvent sur ce lot et les terrains cultivés lie s'étendent guère à plus de S ou 6 hectares.
La rivière de Fananahena et le bras de rivière de Tanzô sont tes seuls chemins par oii Ton puisse pénétrer un peu avant dans Tintérieur ; ils sont Vm et Tautre d'un grand secours pour le transport des bois.
Les principales espèces de bois qui forment les forêts, dont est recouverte cette concession, sont le nathe, le tacamaca, Tintsy, Talo, rébène et quelques copàliers sur le bord delà mer, etc.; la liane à caoutchouc et la salsepareille s'y trouvent aussi en abondance.
(Du 5 décembre 1862.) FANANAHE9iA, OMTATE, N^^DROSSANE.
Cette partie de la côte, d'une longueur d'environ 54 kilomètres sur 5 de large, est entièrement composée de monticules couverts de forêts, d'où Ton pourra avec avantage exploiter des bois de conatracUon.
Les essences de bois qui forment la majeure partie de ces forêts sont : le nathe, l'intsy, le tanoaka et le colophane; ensuite viennent le copalier, près d'Omtate, et l'ébène sur presque tout le parcours.
Gomme Tanzo, cette partie n'est pas facile à explorer ; peu habitée, U n'y a pas ou presque pas de chemins, et les rivières, au nombre de quatre, sont pour ainsi dire les seules routes par qii Ton puisse pénétrer dans l'intérieur,
La qualité varie aussi de monticule en monticule, comme dans la concession précédente; dans quelques endroits l'on rencontre d- excellente terre végétale jusque sur le bord de la mer; dan$ d'autres; ce 6ont des monticules d'un sable siliceux, contenant une certaine quantité de détritus ; d'autres encore sont formés d'une argile rouge semblable k celle qui est près de l'église Sainte-Marie.
On rencontre fréquemment sur la surface des derniers, des fragments de quartz et partout des blocs erratiques de granit ou dç gneiss.
Les limites de cette concession sont, au sud, la rivière de Fana-
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riahena, à l'est la mer, au nord la petite rivière de Nandrossane, et h l'ouest une ligne partant de l'endroit oîi la rivière de Fananahena cesse d'être navigable, passant par le piton d'Omtate et venant rejoindre le sommet du premier plan de montagnes, en face Nandrossane.
La liane à caoutchouc est très-abondante sur toute l'étendue de ce lot, et si Ton doit exploiter ce genre de produit de Madagascar, je ne crois pas que Ton puisse trouver un point réunissant plus d'avantages.
Quant aux exploitations agricoles, jusqu'à ce qu'on ait déboisé une certaine étendue de terrain, je crois qu'il serait peu avantageux d'en établir. Il y a bien sur le bord des rivières et sur les hauteurs de Maroubasse quelques endroits déboisés ; mais presque tous sont occupés.
(Dif 8 décembre 1862.) VELONINE, MANAMBIA.
Limité au sud par la rivière dé Velonine, à l'est par la mer, au nord par la rivière de Manambia et à l'ouest par une ligne partant de la cascade de Velonine et allant rejoindre le somo^t de la montagne qui termine à l'ouest la vallée d'Ansaha, ce lot a une superficie d'environ 4,800 hectares. Il renferme d'excellents terrains surtout sur les pentes du chaînon de montagnes qui sépare Velonine du territoire d'Amboumabaze ; et les parties planes du côté de Velonine, à une certaine distance de la mer, bien que sablonneuses, semblent assez fertiles. Cette fertilité est due à une quantité assez considérable de détritus mélangés au sable.
Ces forêts, dont la partie haute est couverte, contiennent uue qu:intité assez considérable de liane à caoutchouc.
La rivière de Velonine, qui est navigable pour des pirogues jusqu'au-dessus du village d'Antinguelava, forme une excellente voie de communication entre l'intérieur et la mer ; de là, les comra:mications avec Marantsétra peuvent s'opérer, soit par terre en suivant la côte qui est constamment plane et sablonneuse, soit par mer en pirogue.