DU DISTRICT DE MARANTSÉTRÀ
(Du 10 décembre 1862.) ANTORACK.
Les limites de celte concession sont, au nord, la rivière de Tin-
giiebale jusqu'au village d'Andringana, et de là, par une ligne allant
rejoindre la pointe sud de Tilot de Marantsétra, à Test par la mer,
. au sud par la rivière d'Antorack, et à Touest par le premier plan de
montagnes.
Bien que la superficie de cette concession, qui est de 10,120 hectares, soit considérable, le tiers seulement peut être compté comme propre à l'agriculture ; et c'est surtout sur les bords de la rivière de Tinguebale que se trouve la meilleure qualité de terrain ; vis-à-vis de Massourariack elle comprend une plaine assez étendue, entièrement inoccupée et presque entièrement défrichée.
Quant à la partie qui borde la mer, comme elle est couverte d'assez beaux bois propres à des constructions légères, et que, de plus, elle est à proximité de Marantsétra, j'ai cru devoir la joindre à la partie précédente, afin que l'on puisse sans difficultés y prendre les bois nécessaires.
Trois ou quatre petits villages se trouvent sur cette concession ; et il n'y a pour ainsi dire pas de terrains cultivés, sauf quelques champs de riz près de la montagne Rouge qui forme l'extrême nordouest de ses limites.
Signé : CACHIN.
Le commandant de Sainte^Marie, soussigné, certifie conforme la copie du Journal de M. Cachin du 5 novembre au 10 décembre. Il déclare en outre qu'il a eu communication des procès-verbaux de prise de possession de tous les terrains indiqués.
Signé :J)ELAGRANGE.
378 ' RAPPORT DE N. CACUII<
SUR LA PROVINCE DE YOHÉMAR
A Monsieur le baron P. de Rieliemmt, gouverneur de la
Compagnie.
Vohémar, le 8 mars 186 i.
Monsieur le baron,
Conformément aux instructions qui m'ont été laissées par M. le CQOimanclant en chef de la division navale, votre mandataire à Madagascar, j'ai l'honneur de vous adresser avec le présent rapport, les plans de Diégo-Suarez, Yohémar et Andravé ; le premier comprend le fort hova d'Antomboko, Ambodivahibé, Port-Rigny, le morne Raynaud, et s'étend au nord jusqu'à la baie des Français (qui fait partie du fort de Diégo-Suarez) dont je n'ai pu porter sur mon calque qu'une partie très-minime.
Le second embrasse le port de Yohémar, le fort bova d'Amboinio, et s'étend au sud jusqu'à la baie de Fahamba,
Le troisième n'embrasse que la baie d'Andrave avec quelques sondes pour le mouillage des navires. Afin de suivre autant que possible les instructions qui m'ont été laissées, je consacrerai un article spécial à chacune des demandes qu'elles renferment.