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NATURE DES TERRAINS

Les terrains de cristallisation, dont la plus grande partie de la cAte orientale de Madagascar est formée, se continuent encore à Vohémar,et vont s'arrêter un peu au nord de la rivière de Mananbato, près de la pointe aux lies ; là, on entre dans les calcaires, pour ne les plus quitter qu'à la baie de Diégo-Suarez ou plutôt jusqu'à la vallée d'Antsaha, située à Pouest des montagnes d'Antomboko ; car la presqu'île qui sépare le port de la Nièvre de la baie des Français, est entièrement basaltique.

Ce gisement de basaltes ne parait pas, du reste, être d une grande

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étaidua, car c'est au fond delà baie de la Nièvre que ieslDdigëoes vont chercher les pierres dont ils se servent pour affûter leurs outils ; c'est un grès d'un gris^jaunfttre, trèsnlur et d'un grain irès-fin.

Cette presqu'île, sur laquelle est bâti le village sakalave de Diégo-Suarez, dont la continuation est le plateau central qui s*étend de la vallée d'A.ntsaha> à l'ouest, jusqu'au pied de la montagne d'Ambre, et au sud à une distance considérable, offre un terrain ex^ cellent, qui m'a paru propre à toute espèce de culture» principale-* ment à celle de la canne à sucre, du blé et du grain. Les indigènes que j'ai interrogés à ce sujets m'ont assuré que la partie occidentale du plateau était encore supérieure en qualité à la presqu'île.

Quant à la vallée d'Antsaha et à sa continuation le long de la rivière d'Anghivo et de ses affluents, dont je n'ai pu déterminer le cours sur mm plan,aiai$ qui se trouvent compris dans la vallée ellemême, tous les endroits qui ont pu être irrigués âcilement ont été convertis en rizières par les indigènes.

La partie orientale de la plaine de Rigny, sur une largeur d'en*viron 2 kilomètres, le long du rivage, est presque entièrement couverte de coraux, parmi lesquels on rencontre pétrifiés des bénitiers gigantesques; plus loin, en avançant du côté de Rigny, on rencontre un gisement considérable d'une pierre jaunâtre à grain très-fin ressemblant beaucoup à la pierre lithographique ; les échantillons que j'ai pu me procurer, provenant de la surface seulement, seraient encore trop grossiers pour cet usage; mais il est probable qu'à une certaine profondeur on trouverait mieux .

Sur le petit monticule situé à l'est de la vallée de Manantangha, à Port-Louquezet àPort-Lesven, j'ai rencontré des grès tout à Éait semblables à ceux de Langres dont on fait des meules.

La partie comprise entre Louquez et Mananbato est essentiellement montagneuse : cependant on y rencontre de petites plaines et des vallées d'une grande fertilité qui pourraient facilement être livrées à la culture. C'est essentiellement la patrie des bœufs sauvages et des sangliers; les premiers se rencontrent, au dire des indigènes, par troupeaux de plusieurs centaines et quelquefois de plus d'un millier à la fois. Je n'en ai pas rencontré dans notre excursion, mais les traces de leur passage que j'ai remarquées en plu-»

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sieurs endroits me portent à croire qae leur nombre est considérable.

La vallée de Mananbato, à peu de distance au nord de Vohémar, est fort belle, et renferme d'excellents terrains; les premiers gradins des montagnes qui l'environnent renferment des quantités considérables de quartz. A l'entrée de la vallée, près de Tembouchure de la rivière, il y avait autrefois un village important; mais il parait que, pendant les guerres que Tsimiaros faisait aux Hovas et aux habitants des provinces du nord, ce point a beaucoup souf» fert et que, par suite, il a éié abandonné. Quelques cocotiers et quelques manguiers sont seuls restés pour attester les traces de la présence humaine en cet endroit.

Au sud de la vallée de Mananbato se trouve la plaine de Montialaka, qui elle-même va se relier à celle de Manambery, derrière la montagne de la Table ; ces deux plaines renferment aussi d'excellents terrains, que l'on pourrait mettre en culture avec la plus grande facilité, car,[étant entièrement déboisés, leur défrichement s'opérerait sans difficultés.

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